Volume 1
L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux.
- Gustave-Joseph Witkowski
- Date:
- 1908
Licence: Attribution-NonCommercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0)
Credit: L'art profane à l'église : ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. Contribution à l'étude archéologique et artistique des édifices religieux. Source: Wellcome Collection.
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![SUR i/aRT R U Lien eux les femmes, qui délectent les laïques, aux lins de repas, entie honyiies, leur sont interdites ; ils se rattrapent donc sur celles-la qui ne sont ni plus malpropres, ni plus sottes, d’ailleurs; et elles ont au moins cet avantage d’étre innocentes. D'où l’explication de la profusion de marmousets accroupis, des deux sexes, dans tous les coins de nos vieilles cathédrales, ce sont autant de petits saints Gandolphes. Le g'rotesque de la sculpture médiévale atteig’nait parfois au cynisme des farcissures à l’usage des mystères liturgiques. Est-il, par exemple, un langage plus grossier que celui de ce personnage d’une Passion qui s’écrie devant Jésus crucifié : Poy, palhart, poy ! Crachez-lui trestous au visage, Se vous pouvez, ou à la îuicfe (fesses), Et lui faictes montrer le c... OMNES TIRANI. Bé, bé, hé, bé. MALQUE. J’ai appétit D’arregarder s’il porte brayes. Et n’as ja hesoing que tu n’ayes ; Je crois que ta chair est retraite. GIRG. Il fait beau voir besoigne fête. Gualans, monstrons lui tous le c... MALREG. Arregarde : il est velu ; Jésus, arregarde la lune. renduz, ilz les receut à cestc coiidiLion, que ceux qui vouldroient vivre, tireroyent avec les dentz une fif^ue du derrier de la mulle (lig. ’J), autrement qirilz seroyent incontinent mis à mort. Plusieurs aymerent mieux mourir que de sotVrir ceste igno- minie : les autres désirans de vivre i’eirent ce qu’on leur commandoit. Delà est venue une mocquerie injurieuse qui est entre les Italiens de monstrer un doigt entre deux autres, et dire : Voilà la fujue ». (ialiotto, plus humain, après la victoire de Cascina, pour humilier les prisonniers ])isans, se contenta de les forcer à baiser le derrière de la fameuse statue de Marsocco, l’un des ornements de la place du Grand-Duc, à Florence. Nbmtfaucon, dans son Anliquilé expliquée^ relate une « peine établie pour les adultères, en certains pays », qui s’appliquait à la meme région anatomique : « G’étoit de leur arracher tout le poil de l’anus ; cela s’appeloit uapaTtXgoi;, mot grec qui exprime cette opération ».](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24886920_0001_0037.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)