Du sens musculaire à propos de quelques cas d'hémiataxie posthémiplégique ...
- Édouard Claparède
- Date:
- 1897
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Credit: Du sens musculaire à propos de quelques cas d'hémiataxie posthémiplégique ... Source: Wellcome Collection.
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![au Muskelgefûhl et qui a fait entrer la question dans une voie nouvelle : «Nos expériences de physiologie nous ont autorisé à refuser aux muscles toute trace de sensibilité; mais, suivant l'opinion de la plupart des auteurs, les muscles possèdent un pouvoir de sentir particulier, spécifique, grâce auquel nous avonf^ con- naissance du degré et de l'intensité de leur contraction, de sorte que, incapables de percevoir les excitants mécaniques, chimiques et autres, ils peuvent avoir, connaissance de leurs propres états. Mais les faits sur lesquels s'appuie cette hypo- thèse ne sont absolument pas probants, et la plupart montrent que l'on a pris pour une sensibilité musculaire celle des enve- loppes cutanées ou des filets nerveux courant dans le voisinage des fibres musculaires, ainsi que l'a démontré Spiess (Physio- logie des Nervensystems,]). 79). Ces sensations peuvent prendre naissance ou par le plissement de la peau qui se produit au niveau des articulations, ou par la pression exercée sur la peau par les masses musculaires élargies par la contraction, ou par tension de la peau. Le plissement et la tension est ce qui nous renseigne sur la position de nos membres à moins que les sensations, nouvelles pour chaque position, des parties de notre peau en contact avec les objets environnants nous fournissent ce renseigne- ment. Mais si une certaine attitude est restée très longtemps la même, de sorte que les plissements et les tensions soient dans un état permanent et par suite non perçues, c'est alors le changement de cet état, c'est-à-dire le moindre mouvement qui nous oriente aussitôt. Nous apprécions le degré de la con- traction par la compression des filets nerveux, ou sinon par celle qu'exerce le muscle sur son entourage. C'est ainsi qu'il me semble toujours, si je serre les arcades dentaires aussi fort que possible l'une contre l'autre, que je sens la tension dans le masseter même, c'est-à-dire dans le muscle contracté. Mais aussitôt après avoir éloigné la peau du muscle en tirant les poils de la joue, au lieu de la forte contraction du masseter, je ne sens plus que la pression des dents (^). » C^) On peut rendre cette expérience plus apparente en la mo- difiant ainsi : appuyer un doigt ou l'extrémité d'un objet quel- conque, d'un craj'on, par exemple, sur le masseter, pendant que l'on serre les arcades dentaires l'une contre l'autre. On a](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21225898_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)