Du sens musculaire à propos de quelques cas d'hémiataxie posthémiplégique ...
- Édouard Claparède
- Date:
- 1897
Licence: Public Domain Mark
Credit: Du sens musculaire à propos de quelques cas d'hémiataxie posthémiplégique ... Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Augustus C. Long Health Sciences Library at Columbia University and Columbia University Libraries/Information Services, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the the Augustus C. Long Health Sciences Library at Columbia University and Columbia University.
46/158 page 46
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![donnait à un acte le caractère volontaire est le fait qu'il est précédé de la représentation mentale du mouvement à exécuter. « Je veux un mouvement » signifie : Timage de ce mouvement me hante, m'appa- raît. flotte devant moi. [Die Vorstellung der Beicegung schioeht mir vor (Zielien).] Déjà Schiff avait montré que le sentiment de la force que Ton doit employer en vue d'un certain mouvement ne provient pas de ce mouvement lui-même puisqu'il précède le commencement de la contraction, et la preuve qu'il en donnait, c'est qu'un homme qui s'apprête à sauter un ruisseau sait d'avance quelle force il devra déployer Q). — Une fois l'idée du mouvement à exé- cuter bien déterminée et aucune idée contraire ne ve- nant faire opposition, le mouvement se déclanche auto- matiquement. Mais alors nous ne sommes déjà plus dans le domaine de la conscience. Le processus moteur est lui-même inconscient (^) ; il est aussi rigoureuse- ment nécessaire ; le degré de contraction prévu ne peut plus au cours du mouvement être renforcé ou affaibli. Schiff le remarque très justement : « Chaque entomo- logue et chaque nourrice sait combien souvent c'est en vain que l'on poursuit un insecte : avant que notre mouvement ait seulement commencé, nous voyons l'in- secte sauter ou voler plus loin ; nous le suivons du regard mais ne pouvons plus le faire avec les muscles du bras qui avaient été déterminés à cet effet (^). » Lorsque nous modifions la vitesse ou la force d'un (^) Schiff, Mushel- und Nervenphysiologie, p. 157. O a II ne se passe rien de psychique entre le sentiment de l'innervation et la perception du mouvement... et ce sentiment d'innervation n'est rien autre que la représentation des sensa- tions accompagnant un mouvement accompli précédemment. » (Mùnsterberg, Die Willenshandlung.) C) Schiff, loc. cit., p. 157.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21225898_0046.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)