Traité des variations des os du crane de l'homme : et de leur signification au point de vue de l'anthropologie zoologique / par A.-F. Le Dpuble.
- Anatole-Félix Le Double
- Date:
- 1903
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Credit: Traité des variations des os du crane de l'homme : et de leur signification au point de vue de l'anthropologie zoologique / par A.-F. Le Dpuble. Source: Wellcome Collection.
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![présent qu’absent, bilatéral qu’unilatéral. Généralement peu accusé et bien délimité, il est, quelquefois, constitué par une saillie mamelon- née, unilobée ou bilobée, lisse ou hérissée d’aspérités ou par une pyra- mide conoide, une apophyse pointue ou une crête qui se perd, en se dirigeant en dedans et en avant et en diminuant insensiblement de volume, sur le bord du basioccipital. On l’a même vu se porter en dehors vers le rocher, en passant au-dessus du sinus pétreux infé- rieur, qu’il enferme ainsi dans un canal osseux complet ou incomplet. Son accroissement exagéré étant l’effet d’un trouble dans le proces- sus ossifique de l’articulation exoccipito-basilaire, on n’en trouve aucune trace avant 7 ou 8 ans, c’est-à-dire avant la disparition du cartilage intersutural. Sur 200 crânes de sujets normaux. Blanchi (i) l’a rencontré : Très développé sur 40, soit sur 20 p. 100 Médiocrement — 115 — 57,5 p. 100 Absent — 45 — 22,5 p. 100 Et sur 35o crânes d’aliénés : Très développé sur 97, soit sur 27,7 p. 100 Médiocrement — 171 — 48,8 p. 100 Absent _ 82 — 23,4 p. 100 Tamassia (2) a noté i5 fois (5 fois à gauche, 4 fois à droite et 3 fois des deux côtés) sur 4i crânes d’idiots et de crétins, le développement considérable de l’éminence dont il s’agit. De là Blanchi et Tamassia ont induit qu’elle a d’ordinaire des dimensions plus considérables chez les criminels et les aliénés que chez les sujets normaux. Elle n’a encore été étudiée que d’une façon insuffisante dans les races inférieures. Elle est peu accusée chez les Carnivores (Felis catus, Felis tigris, Felis onca, Ursus arctos, Ursus maritimus^ Canis familiaris)^ mais assez prononcée chez les Hystricidés et les Lëporidés. EWe existe, plus ou moins marquée, chez le Pithecus satyrus, le Cynoçephalus papio^ le Cercopithecus [yriseoviridis (?) callistrischus]^ le Cebus fuliginosus, VInuus ecaudatus, le Colobus giiereza, etc. Au dire de Blanchi, elle aurait généralement la forme d’un petit tubercule pointu placé au-des- sus et en avant du trou condylien antérieur, chez les Singes supérieurs^ où elle serait plus fixe que dans l’espèce humaine. (1) Bianchi, Boll. d. R. Accad. di Roma, 1886-1887. (2) Tamassia, Arcà. p. Vantrop. e da ethn., 1874.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28093598_0102.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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