Dissertation sur les signes tirés de l'inspection de la langue dans les maladies en général : présentée et soutenue à la Faculté de Médecine de Paris, le 20 août 1813, / par Jean-Daniel Dupuy, de Dieu-le-Fit.
- Dupuy, Jean-Daniel.
- Date:
- 1813
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Credit: Dissertation sur les signes tirés de l'inspection de la langue dans les maladies en général : présentée et soutenue à la Faculté de Médecine de Paris, le 20 août 1813, / par Jean-Daniel Dupuy, de Dieu-le-Fit. Source: Wellcome Collection.
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![cas, on peut conclure qu^’il y a surahondance de bile dans le canal alimentaire, avec addition d’un principe amer plus considérable qu’il ne l’était primitivement. D’après cela, on serait tenté de donner l’émé- tique ou un purgatif. L’observation met journellement en évidence les erreurs que commettent les praticiens qui n’ont égard qu’à cette amertume de la bouche ^ pour donner l’un ou l’autre de ces remèdes. Le médecin prudent rassem])le tous les symptômes, tous les signes propres à caractériser cette affection avant de prescrire ces médi- camens. L’expérience prouve qu’il n’y a pas toujours d’embarras bilieux , car on peut observer le goût amer dans quelques maladies aiguës , mais seulement comme suite de la congestion considérable de la langue et des changemens qui ont alors lieu dans la sécrétion buc- cale. Il suit fréquemment les vives alïèctions de l’ame , tels que les vioiensemportemens de colère Il accompagne toujours les affec- tions aiguës ou chroniques du foie. Il faut remarquer que quelquefois ce goût amer vient de ce que le malade respire la bouche ouverte. Il est par conséquent néces- saire de s’informer s’il n’est pas dû à cette cause. On observe presque toujours dans les lièvres muqueuses, une bouche pâteuse , un goût de fadeur que les malades rapportent aux alimens qu’ils prennent. Ce signe indique très-souvent une augmen- tation de fluide muqueux, et le plus ordinairement une surcharge dans le canal alimentaire. Le goût acide est fort commun ; on l’a mal à propos considéré comme la preuve de l’existence d’acides dans les premières voies. On ne peut le plus ordinairement en conclure que la sécrétion dé- rangée de la langue, et la dégénéraiion acide des humeurs sécrétées. Aussi se présente-t-il fréquemment dans la plupart des fièvres ner- veuses aiguës la goutte asthénique et les accès hystériques. Comme l’estomac se montre libre d’acidités, on ne peut l’expliquer alors 5](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28743192_0037.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


