Du traitement de la cataracte sans opération. Et des obstacles que l'administration oppose a son efficacité / par M. Gondret.
- Louis François Gondret
- Date:
- 1839
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Credit: Du traitement de la cataracte sans opération. Et des obstacles que l'administration oppose a son efficacité / par M. Gondret. Source: Wellcome Collection.
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![d’autres, ma cause et celle des malades n’en étaient pas moins perdues auprès d’une administration qui, tout honorable qu’elle est, peut être faussement dirigée dans un intérêt de coterie. J’allai voir M. Orfila, qui m’apprit que mon renvoi et la no¬ mination de M. Sanson étaient son fait. Entre autres choses, je lui objectai qu’il confiait un service médical à un homme qui est principalement chirurgien, et qu’en cette qualité il est d’avis qu’on ne doit traiter les cataractes qu’aprés le dévelop¬ pement de la cécité. Il me répondit que M. Sanson ferait l’ap¬ plication de ma méthode , puisque je l’avais démontrée publi¬ quement. Tout cela me fut dit d’un air léger, ironique et triomphant. Je me suis résigné à toutes les éventualités qui pouvaient surgir d’un affront non mérité, n’en pouvant mais. J’écrivis au Ministre de l’Intérieur, alors M. Thiers, qui me manda que l’administration accordait les plus grands éloges à mon service, mais qu’elle me l’avait ôté d’après la réclama¬ tion des médecins. Cette dernière assertion eût été caractéri¬ sée de formule jésuitique sous la restauration, puisqu’il n’y avait que trois chirurgiens qui réclamassent contrefmon ser¬ vice , et qu’il était, au contraire, soutenu par la confiance de dix médecins. M. Sanson profita amplement de sa nouvelle po¬ sition, et si j’en voulais croire beaucoup de malades qui me sont revenus après l’avoir consulté, il me paya d’une façon un peu singulière le service de] lui avoir probablement sauvé la vie ; enfin, j’attendais toujours qu’il réalisât l’espèce d’enga¬ gement que M. Orfila avait pris à son sujet. Or, après cinq ans révolus depuis qu’il m’a remplacé, ce chirurgien a publié, en 1838, un Mémoire sur la cataracte. Au lieu d’y trouver un traitement de cette maladie sans opération, j’ai vu, comme je m’y attendais, que M. Sanson ne croit pas à la possibilité de traiter cette maladie autrement que par une œuvre chirurgi¬ cale. Il ajoute qu’il n’a connaissance d’aucun fait qui justifie toute autre faculté thérapeutique ; qu’il a même employé les différents moyens proposés sous ce rapport, mais qu’il n’a rien](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30354109_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


