Leçons sur les maladies nerveuses : deuxième série (Hôpital Saint-Antoine) / E. Brissaud ; recueillies et publiées par Henry Meige.
- Date:
- 1899
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Credit: Leçons sur les maladies nerveuses : deuxième série (Hôpital Saint-Antoine) / E. Brissaud ; recueillies et publiées par Henry Meige. Source: Wellcome Collection.
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![ET MYXffiDÈME PARATIIYROII)lEN. I. _ Déjà la clinique humaine a fourni les plus précieux docu- ments à la physiologie du corps Ihyroïde. Pourquoi ne lui en apporlerait-elle pas encore de nouveaux? Ses prétentions, il est vrai, rencontrent de sérieuses diClicullés, mais non pas des obstacles insurmontables. Une particularité anatomique, spéciale à l'homme, fait que toutes les éventualités pathologiques ne peuvent être utilisées. Si la pathologie n'a pu jusqu'à ce jour contribuer à établir la dualité de la fonction thyroïdienne, cela tient à ce que, le plus souvent, la glande de l'homme paraît, jusqu'à plus ample informé, réunir et confondre en un seul parenchyme les épithé- liums de forme et d'attributions distinctes qui, chez la plupart des mammifères, forment deux sortes de glandes également distinctes : les //lî/roïf/es proprement dites et \es parathyroïdes. La dualité de la fonction n'en existerait pas moins chez l'homme, si la glande avait deux sécrétions entretenues et garanties chacune par l'in- tégrité de son épithélium. De la dualité physiologique découlerait la dualité pathologique.... Déjà vous voyez bien où j'en veux venir'. Plusieurs faits, que j'ai récemment observés de près, me paraissent apporter un argument d'un grand poids à la Ihèse de la dualité physiologique et pathologique. Mais, avant de chercher à en déterminer la valeur, il est indispensable d'exposer très sommaire- ment l'état actuel de la question. En premier lieu et conformément à la succession historique de nos acquisitions dans ce domaine, il convient de rappeler que la suppression totale de la glande thyroïde produit chez l'homme le înyxœdème, dystrophie à évolution lente, où les symptômes de dépression psychique sont d'une absolue constance. En général, cette dépression est proportionnelle au myxœdème lui-môme, c'est- à-dire à ce qu'il y a de plus apparent dans la cachexie dite pachy- dermique. Une pareille concordance invite d'abord à supposer que les troubles cérébraux (lenteur de l'idéation, débilité de la mémoire, paresse du raisonnement) sont subordonnés à une lésion de l'encé- 1. Depuis le travail fondamental de Sandstrœm, un certain nombre d'anatomisles ont publié les résultats de leurs recherches sur les glandes paratliyroïdes do l'homme. La récente monographie de Verdun renferme toutes les indications bibliographiques relatives à ce sujet. On y trouvera aussi des vues personnelles et des conclusions d'un très grand intérêt (Contribution à Tétude des] dérivés branchiaux chez les vertébrés supérieurs. Th. de la faculté des scicncex, 1898, n 947, et Contribution à l'étude des glandulcs salelliles de la tliyroïde chez les mammifères et en particulier chez l'homme, Th. de la faculté de médecine de Toulou.se, 1897.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21922433_0503.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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