De la méthode ïatraleptique, ou observations pratiques sur l'efficacité des remèdes administrés par la voie, de l'absorption cutanée dans le traitement de plusieurs maladies internes et externes; et sur un nouveau remède [pour les] maladies vénériennes et lymphatiques / [Jean André Chrestien].
- André-Jean Chrestien
- Date:
- 1811
Licence: Public Domain Mark
Credit: De la méthode ïatraleptique, ou observations pratiques sur l'efficacité des remèdes administrés par la voie, de l'absorption cutanée dans le traitement de plusieurs maladies internes et externes; et sur un nouveau remède [pour les] maladies vénériennes et lymphatiques / [Jean André Chrestien]. Source: Wellcome Collection.
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![luor l’un à l’autre clans bien des cas? Je pense néanmoins que le dernier offre plus d’avantages et moins d’incon- vêniens contre les affections l> mpha tiques. Si cette subs- limiion devait avoir lieu pour employer le muriate d'or a l’intérieur , l’analogie d’action serait plus exacte entre le muriate sans addition de sel marin, et l’arsé- niate. Une fois seulement je l’ai essayé dissous en très- petite quantité dans de l’eau distillée; et après le second jour de son usage, je l’abandonnai a cause des tranchées qu'il occasionna. Le premier jour, il avait décidé des selles abondantes. Le remède aurait pu être affaibli ; mais la maladie étant incurable , je ne voulus pas loin - opérées par l’arséniate de soude, ne puisse pas laisser le moindre doute sur l’efficacité de ce moyen ; comme la multiplicité des faits analogues augmente la probabilité, ou établit la certitude, autant que • la médec ine en est susceptible , je crois pouvoir dire que je connais un chirurgien de village qui emploie avec beaucoup de succès, depuis plus de trente ans, la dissolution aqueuse d’arsenic, contre les fièvres intermittentes , quel que soit leur type , et un médecin , à qui ii avait fait part de ce moyen, en a retiré les plus grands avantages. Kn parlant de l’arsenic, je me rappelle qu’un médecin écrivit à ]U. de Lamtjre , pour lui faire part des succès qu’il avait retirés de cette substance , employée à l’intérieur, contre les cancers du sein ; il lui fit même passer le mode d’administration. Le grand praticien dont je m’honore d’avoir été l’élève, lui répondit qu’il n adopterait jamais ce remède , quoiqu’il n’en blâmât pas l'emploi contre le cancer bien décidé , vu son incurabilité reconnue , à cause des suites éloignées qu’il pouvait avoir, et le danger qu’il offrirait entre les mains des gens de l'art, qui regardent souvent comme cancers des glandes au seiu , qui ne sont que spasmodiques. J’ai vu plusieurs fois dos glandes de cette espèce; et il existe encore à Montpellier deux dames qu’on voulait soumettre, il y a près de vingt ans, à l’opération pour une affection pareille, et que je guéris par l’usage des bains, des adoucissaus et de légers auli- ; '.s- modiques.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29338578_0468.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


