Licence: Public Domain Mark
Credit: Exposé des titres et travaux scientifiques / par A. Dastre. Source: Wellcome Collection.
88/200 page 56
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![déterminer avec plus de détails le véritable rôle des stimulants dans le fonctionnement de cet organe. Nous éludions successivement l’action des courants continus et des courants induits. Nous constatons ce fait important pour l’explication du rythme naturel des mouvements du cœur, à savoir qu’un stimulant continu appliqué sur la pointe du cœur y provoque un travail discontinu, un mou- vement rythmique. Le stimulant naturel du cœur, au lieu d’agir à intervalles réguliers, peut être continu comme le courant de la pile employée dans ces expériences, et la discontinuité de l’effet peut tenir aux conditions de fonc- tionnement de l’instrument (variations de l’excitation du muscle). Les discussions qui ont eu lieu à l’occasion de celte publication ont prouvé que nous nous étions rencontrés sur ce point avec des auteurs qui y étaient arrivés d’ailleurs d’une manière indépendante [Eckhard, Heidenhain, en Allemagne et, en France, M. Ranvicr]. Cette partie de notre travail n’a donc que la valeur d’une vérification indépendante*. Dans la seconde partie, nous étudions l’action des courants induits, décharges isolées et courants tétanisants. Entre autres faits nous mettons en évidence la propriété d'emmagasinement. ou de sommation des excitations antérieures dont jouit le tissu cardiaque (propriété que nous avons Irouvée aussi dans les vaisseaux, n° 50). Nous concluons que le rythme est une propriété du tissu musculaire du cœur ou de ses terminaisons nerveuses. (On n’avait pas encore établi que ces terminaisons faisaient défaut dans la pointe). Cette conclusion est actuellement classique. Dans la troisième partie, nous éludions l’action de certaines substances, la vératrine et l’ammoniaque, comparativement sur le cœur et les autres muscles. Lorsque l’excitant électrique est insuffisant à faire contracter le cœur, la vératrine le rend efficace. Elle restaure ou augmente l’excitabilité du cœur. 1 Justification. — Causes du rythme du cœur. — On a fait bien des hypothèses pour expliquer ce fait que le cœur se contracte d'une manière rythmique. Les recherches expérimentales récentes ont révélé à cet égard une particularité qui jette un jour tout nouveau sur la question de l’innerva- tion cardiaque : c’est que la fonction rythmique est une propriété appartenant en propre aux fibres musculaires du cœur, ou du moins que le rythme résulte de certaines particularités de l’excitabilité de ces fibres... Cette propriété rythmique avait été déjà entrevue par Brown-Sequard (1853) et par ScliilT (1868), ces auteurs ayant conclu pour le cœur par analogie avec ce qu’ils avaient observé pour d'autres muscles ; mais la première démonstration directe de cette nouvelle conception ne fut donnée que par l'expérience d’Echard, reproduite par Ranvier, et par Dastre et Morat [d'une manière indépendante] (Cours de Physiologie, Mathias Duval, 6e édition, 1887, p. 255).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28103373_0088.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)