Manuel de chimie, ou précis élémentaire de cette science dans l'état actuel de nos connaissances / [Jean René Denis Riffault des Hétres].
- Riffault des Hêtres, Jean René Denis, 1752-1826.
- Date:
- 1825
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Credit: Manuel de chimie, ou précis élémentaire de cette science dans l'état actuel de nos connaissances / [Jean René Denis Riffault des Hétres]. Source: Wellcome Collection.
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![s’abaise instantanément , comme s’ily avait réel- lement un rayonnement de particules frigorifiques, - suivant l’ancienne notion. La véritable explication de ce fait se déduit de ce que la chaleur que le. miroir-thermoscope avait préalablement recue de celui actuellement influencé par la neige, est ab- sorbée dans son retour vers Ce miroir, qui parti- cipe alors de la tension rayonnante inférieure de cette substance. De même aussi un corps noir placé au foyer d’un miroir diminuerait la lumière au: foyer de l’autre; et, ainsi que sir H. Davy en a fait la remarque heureuse , l’œil est à l'égard des rayons roduisant la lumière, une mesure semblable à celle qu'offre le thermomètre relativement aux rayons qui donnent de la chaleur. # Enfin ce qui prouve que cet échange de chaleur a lieu, c’est Le rapport qui existe entre la tempéra- ture d’une portion quelconque du ciel, et la tem- érature de la surface de la terre située au-dessous. M. Six de Cantorbéry annonça en 1788, dans un mémoire transmis par lui à la Société royale de: Londres, que dans des nuits claires, à ciel serein: et avec rosée , il avait toujours trouvé le mercure? plus bas dans un thermomètre laissé sur la terre: dans un pré de son voisinage, qu’il ne l'était dans: un thermomètre suspendu dans l'air à environs > mètres au-dessus du premier; et que dans unet nuit la différence s'élevait à 5o de l’échelle de Fah-- renheit (environ 2°,6 centigrades). Le docteur! Wells ayant placé, dans l’automne de 1811 ,'um thermomètre sur du gazon humide de rosée et sus pendu un second thermomètre dans l'air à 60 cena: timètres au-dessus de la surface, 1i trouva un& heure après, que le premier thermomètre s’étaili abaissé de 8° Fahrenheit (4°,4 degrés centigrades)) I] considéra d’abord cette production de froid à lie surface, comme étant l'effet de l’évaporation di l'humidité. Mais, par des observations et expés-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22024748_0068.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)