Étude sur le développement et la structure des dents humaines : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 29 décembre 1857 / par Émile Magitot.
- Émile Magitot
- Date:
- 1857
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Credit: Étude sur le développement et la structure des dents humaines : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 29 décembre 1857 / par Émile Magitot. Source: Wellcome Collection.
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![Ils s’ouvrent dans la cavité dentaire par un orifice en contact immé- diat avec la surface de la pulpe, et se dirigent en rayonnant de ce point vers la surface extérieure de la dent, présentant dans leur trajet un grand nombre de sinuosités plus ou moins prononcées. Outre ces sinuosités partielles, on observe aussi des courbures générales intéres- sant un grand nombre de tubes, qui subissent ainsi dans toute leur lon- gueur deux ou trois grandes inflexions. Ces sinuosités et cesinflexions ont été expliquées par lM. Oudet(l) comme résultant des changements auxquels obéit la pulpe pendant le développement des éléments aux- quels elle donne naissance. Le calibre des tubes varie avec les différents points de leur éten- due. A leur orifice, dans la cavité de la pulpe, il peut atteindre 0mm.005; mais le diamètre moyen est de 0mm,0015 à 0mm,002 (2). Dans les extrémités terminales des canalicules, le calibre devient quel- quefois si faible que les dernières ramifications échappent souvent à la vue. La ténuité extrême de ces tubes pourrait à la rigueur servir d’argument contre l’opinion de certains auteurs qui veulent les as- similer aux canaux de Havers du tissu osseux. 11 est facile de voir qu’en effet le diamètre moyen des globules sanguins (0mm,006) est toujours supérieur à celui des tubes. Le nombre des tubes est quelquefois si considérable que leurs parois arrivent presque au contact. A leur origine, sur la surface de la pulpe, ils envoient des ramificatiuns latérales qui circonscrivent ordinairement la base des cellules ou des masses de dentiue calcifiée qu’elles représentent, puis ils subissent une première bifurcation dont les branches se subdivisent bientôt à leur tour un grand nom- bre de fois, de sorte qu’un seul tronc primitif peut, suivant Kolliker, donner naissance jusqu’à seize canalicules. Ceux-ci marchent alors parallèlement, sans présenter, pendant un certain trajet, de nouvelles (1) VUnion médicale, 2 décembre 1856. [2] Le diamètre des tubes, étudié par divers auteurs, leur a dcmné les résultats suivants: 0mm,004 (Henle), 0mm,0023 (Retzius), 0mm,000S à 0mra,00l5 (Liuderer), 0mm,0007 à 0“m,0023 (Krause), 0“m,0013 au voisinage de la cavité dentaire.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22326005_0090.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


