Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
1437/1490 page 1419
![Paris l’admit dans son sein, en 1771. L'œuvre de Jardin a été publié; il en grava presque toutes les planches. JARDIN DES PLANTES DE PARIS, grand établissement scientifique situé au S.-E. et presque à l’extrémité de la ville, entre le quai S* Bernard et la place Valhubert au N., la rue de Buffon à l’E., la rue du Jardin-du-Koi au S., et la rue Cuvier à l’O. Lieu de promenade et d’instruction, il se compose d’un vaste jardin et de plusieurs galeries contenant des collections appartenant aux trois règnes de la nature. Le tout couvre une superficie de terrain de 225,430 mètres. Le jardin se divise en partie haute, vallée, et partie basse. La Ir® est un jardin paysagiste, où l’on remarque une petite colline, dite le Labyrinthe, élevée de 35 mèt., environ, au-dessus du niveau de la Seine, et ter- minée par un kiosque à jour, en bronze, d’où l’on jouit d’une très-belle vue sur la ville et la campagne. La 2® partie, dite Vallée Suisse, est la continuation du jardin pit- toresque; il y a un grand amphithéâtre, une belle oran- gerie en portiques, une vaste rotonde pour les gros qua- drupèdes vivants, toutes constructions en briques et en pierre ; des volières en fer, une galerie divisée en loges, pour les animaux féroces, et une foule de petites fa- briques, en forme de chaumières, pour loger de nombreux spécimens d’animaux vivants, inoffensifs, et de volatiles indigènes ou étrangers. La partie basse est disposée en jardin français , avec de belles et longues avenues de grands arbres, et de spacieux parterres où sont cultivés des arbres, arbustes, plantes de toutes sortes, utiles aux progrès de la botanique, de la médecine, de l’agriculture et des arts. Devant ces parterres, dans la partie méridio- nale, au fond, et sur l’axe de ce jardin répondant à l’en- trée principale, qui s’ouvre sur la place Valhubert, est un cabinet d'histoire naturelle, long de 120 mèt., large de 13, et à 2 étages. A droite, au pied du labyrinthe, s’élèvent des serres chaudes et tempérées, longues de 187 mèt., toutes en fer et en vitrages, et d’une construction très-élégante. Du côté gauche, en parallèle, est un bâti- ment, long aussi de 187 mèt., large de 15, contenant une bibliothèque, une galerie de géologie, de minéralogie et de botanique, avec deux amphithéâtres. Quinze cours publics, gratuits, sont ouverts au Jardin des Plantes sur : la géologie ; la minéralogie ; la zoologie ( reptiles et pois- sons),— (mammifères et oiseaux), — (annélides, mol- lusques, zoophytes], — (insectes, crustacés et arachnides) ; la physiologie comparée, l'anatomie et l’hist. naturelle de l’homme ; l’anatomie comparée ; la botanique ( au mu- séum) , — (à la campagne); la culture; la chimie ap- pliquée aux corps organiques ; — aux corps inorganiques ; et la physique appliquée à l’hist. naturelle. — Le Jardin des Plantes a été fondé en 1635, par Guy de la Brosse, mé- decin ordinaire de Louis XIII, et aux frais du roi. Il en fut le l«r intendant, et y institua des cours de botanique, de chimie, d'histoire naturelle et d’astronomie. L’établisse- ment fut ouvert en 1640, sous le nom de Jardin royal des herbes médicinales. La direction, dans la suite, appartint au Irr médecin du roi, avec le titre de surintendant. Il pros- péra peu sous ce régime, et malgré les eft'orts successifs de Tournefort, de Vaillant, de Laurent de Jussieu, il était dans un état qui annonçait une ruine prochaine, lorsque l’intendance en fut confiée à Du Fay. qui le releva, et en assura la prospérité en faisant choisir Buifon pour son suc- cesseur. Dès 1739, Bufibn commença de donner une phy- sionomie au jardin, qui n’en avait aucune, le doubla, aug- menta les collections d’histoire naturelle, alors presque insi- gnifiantes,et planta le jardin français.En 1793, leJardin du roi, nom que l’on avait donné en dernier lieu à ce jardin, parce qu’il dépendait de la maison du roi, devint domaine national, reçut le nom de Muséum d’histoire naturelle, qu’il a conservé depuis (celui de Jardin des Plantes est un nom populaire) et fut constitué tel qu’il est à présent. Alors aussi, sur la proposition de Bernardin de S*-Pierre, qui en était intendant, on y établit une ménagerie, qui fut d’abord composée de celle de Versailles que l’on y transporta. La plupart des constructions de la vallée suisse ont été faites de 1793 à 1814; les plus belles serres, construites toutes en fer, et la galerie de minéralogie, etc., datent de 1833, et furent élevées sur les plans et sous la direction de M. Rohault de Fleury, architecte. V. Muséum d'Histoire naturelle, par Ch. Rohault de Fleury, Paris, 1841, 1 vol. in-fol., fig. C. D—T. JARDINS SUSPENDUS DE BABYLONE, l’une des sept merveilles du monde. Ils étaient en terrasses étagées, portées sur des voûtes en briques cuites, et se compo- saient Je jardins de luxe, plantés de grands arbres, et de vergers, arrosés les uns et les autres par des rivières ar- tificielles. Les voûtes avaient leurs extrados enduits de bitume, et reposaient sur de gros piliers de terre, espacés de 3 à 4 mèt., creux, remplis de terre, et dans lesquels, sans doute, étaient plantés les grands arbres. La comstruc- tion s’élevait au bord de l’Euphrate, et présentait un qua- drilatère de4plèthres (124 mèt. environ) de côté, composé de fortes murailles. Les plus hautes voûtes se trouvaient à 80 pieds (26 mèt. environ) du sol. On arrivait aux divers étages par de superbes escaliers ; des vis d’Archimède , placées dans leurs révolutions, élevaient l’eau de l’Eu- phrate pour le service des rivières. On attribue la fonda- tion de ces fameux jardins à Sémiramis, à Cyrus, ou à Nabuchodonosor : ce dernier roi les aurait construits pour la reine sa femme, avec une partie du butin rapporté de la conquête de la Judée. On a souvent traité de fables les jardins suspendus de Babylone; cependant, en examinant et combinant les descriptions de Q.-Curce, de Strabon, et de Diodore de Sicile, bien qu’un peu obscures, on reconnaît que c’était un grand ouvrage, très-ingénieusement conçu, mais nullement impossible, ni plus insensé que l’édification des pyramides d’Egypte. JARDINIER ( Claude-Donat ), graveur, né à Paris en 1726, m. en 1774, ne fut pas suffisamment apprécié, à cause de sa timidité et de sa modestie. Ses meilleurs ouvrages sont : une Vierge jtortant l'enfant Jésus, d’après Maratti ; le portrait de Mlle Clairon, qui parut sous les noms de Cars et de Beauvarlet ; le Génie de l'honneur et de la gloire, d’après Annibal Carrache ; et le Silence, d’après Greuze. JAREST ( LE ), petit pays de l’anc. France (Lyonnais), où étaientS‘-Romain-en-Jarest,Soucieu-en-Jarest (Rhône), La Tour-en-Jarest, St-Christo-en-Jarest, S’-Julien-en-Ja- rest, etS*-Paul-en-Jarest (Loire). JARGEAU , ch.-l. de cant. (Loiret), arr. et à 20 kil. E.-S.-E. d’Orléans, sur la rive g. de la Loire ; 1,517 hab.; comm. de vins, vinaigres, andouillettes. Cette ville, autre- fois fortifiée, fut prise par les Anglais en 1420, par le duc Jean d’Alençon, en 1421, par Jeanne d’Arc et Dunois en 1429. Charles d’Orléans et son frère Philippe y formèrent, en 1412, une ligue pour venger leur père assassiné par Jean sans Peur. JARLSBERG, brg de Norvège, à 60 kil. S. de Chris- tiania, et sur le golfe de Christiania. Forges à fer et affine- ries; clouterie. — L’amt de Jarlsberg-Laurvig , dans le Sôndenfields, entre ceux de Buskerud au N., de Bratsberg à l’O., le Skager-Rack au S., et le golfe de Christiania à l’E., a 225,000 hectares et 74,000 hab. JARMELLO , brar de Portugal CBe'ira), à 17 kil. S. de Guarda ; 2,800 hab.' Détruit par ordre de Pierre I«L pour avoir donné le jour à Pedro Coëllo , un des ennemis d înez de Castro. JARNAC. ch.-l. de cant. (Charente), arr. et à 12 kil. E. de tügnac, sur la rive droite de la Cliuieiite; 3,417 hab. Beau pont. Nombreuses distilleries d’eau-de-vie. Grand commerce d’eau-de-vie dite de Cognac, vins rouges, bestiaux, cuirs, fabr. de futailles, etc. Victuire du duc d’Anjou (depuis Henri III) sur les protestants, commandés par le prince de Condé, qui fut tué après l’action, 13 mars 1569. Un monument rappelle cette journée. H ne reste rien d’un château construit en 1467. JARNAC (Gui CHABOT, sire de) , gentilhomme de la chambre de François I®r, fut aussi maire de Bordeaux. Le dauphin Henri répandit sur son compte un bruit fâcheux dont le roi se montra fort irrité. Le seigneur de La Châteigneraie , pour détourner du dauphin le courroux de son père, prit en son nom les propos outrageants, et força Jarnac de lui en demander raison. Le duel ne fut permis qu’à l’avénement de Henri H ; il eut lieu en présence du roi et de toute la cour, dans la forêt de S‘-Germain-en- Laye. La Châteigneraie était plus fort sur l’escrime que son adversaire ; Jarnac semblait sur le point de succomber, lorsqu’il porta à sou adversaire un coup imprévu qui lui fendit le jarret. La Châteigneraie humilié refusa de sur- vivre à un tel affront, déchira l’appareil qu’on avait mis sur sa blessure, et mourut en 1547. Ce duel fut le dernier que les rois autorisèrent. On a nommé coups de Jarnac toutes les surprises d’escrime, et, au figuré, tous les acci- dents imprévus. L—H. JARNAGES, ch.-l. de cant. (Creuse), arr. et à 31 kil. S.-S.-O. deBoussac;570hab. Comm. de beurre, fromage, bestiaux. Foires fréquentées. JARNISY ( LE), petit pays de l’anc. France (Lorraine), où étaient Jarny et Moncel-en-Jarnisy (Moselle). JARNOWICK (Jean-liane Giornoviccht , dit) , cé- lèbre violoniste, né à Palerme en 1745, ni. à S*-Péters- bourg en 1804, élève de Lotti; il ne le céda qu’à 'Viotti. On a de lui quelques concertos, duos, quatuors, sonates et symphonies.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_1437.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


