Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
1448/1490 page 1430
![mort, 1516; et C'harles-Quint, fils de Jeanne, sans enlever ce titre à sa mère, prit alors lui-même celui de roi. R. JEANNE DE FRANCE OU DE VALOIS (Sainte), fille de Louis XI, née en 1464, m. en 1505, épousa, à l’âge de 12 ans, son cousin le duc d’Orléans, qui, devenu roi sous le nom de Louis XII, la répudia à cause de sa laideur, 1498. La vertueuse princesse se soumit sans murmure , et alla vivre à Bourges, où elle fonda l’ordre de YAnnonciade; elle en prit l’habit, en 1504. Fête, le 4 février. L—h. JEANNE HACHETTE. V. HACHETTE. JEANNE DE HAINAÜT. V. HAINAUT. JEANNE HENRlQUEZ, fille de Frédéric Henriqucz , ami- rante de Castille, épousa en 1444 Jean II, roi de Navarre, qui la rendit mère de Ferdinand le Catholique. En 1458 , elle fut aussi reine d’Aragon, lorsque Jean eut succédé dans ce royaume à son frère Alphonse. Elle persécuta don Carlos ( V. ce nom] , fils d’un premier lit, excita par cette conduite la révolte des Catalans, fut assiégée dans Girone, 146.3, et dut sa délivrance au comte de Foix. Dans une autre guerre contre Jean de Calabre, qui disputait la Cata- logpie à Jean II, elle mourut devant Roses, 1468. B. JEANNE DE NAVARRE, reine de France, née en 1272, m. en 1305 , hérita de son père Henri I«r, roi de Navarre et comte de Champagne, et conserva l’administration parti- culière de ses Etats, tout en épousant Philippe le Bel, 1284. Elle chassa de la Navarre les Aragonais et les Castillans, et rétablit le calme dans ce pays longtemps troublé. En 1297 , elle marcha elle-même contre le comte de Bar, qui avait envahi la Champagne, le battit, et en fit son vassal. Aussi sage que vaillante, elle était la conseillère de son mari, qu’elle accompagnait à la guerre. Elle protégea les savants, et fonda à Paris, en 1303, le collège de Na- varre. L—H. JEANNE DE NAVARRE, née en 1312, de Louis X le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, m. en 1349 , épousa en 1317 Philippe d’Evreux, et succéda comme reine de Na- varre à son oncle Charles le Bel, 1328. JEANNE DE PENTHiÈVRE, femme du comte Charles de Blois, nièce du duc de Bretagne Jean III, fit la guerre pendant la captivité de son mari à la Tour de Londres, contre .Jeanne de Flandre (P. ce nom). JEANNIN (Pierre, dit le président), né à Autun en 1540, m. en 1623, d'un tanneur, éohevin de la ville, étu- dia le droit sous Cuias, et se fit recevoir avocat au parle- ment de Dijon en 1569. Il fut député aux Etats généraux de Blois, 1576, gouverneur de la chancellerie de Bour- gogne, conseiller au parlement, dont il devint président en 1579. Quoiqu’il eût empêché le massacre de la S*-Bar- thélemy à Dijon, il servit Mayenne et la Ligue; mais après l’abjuration de Henri IV, il devint son conseiller, et ce prince l’employa avec succès dans plusieurs négociations importantes; ce fut lui qui signa, en 1609, la tre've de douze ans, qui assurait l’indépendance des Provinces-Unies. Après l’assassinat du roi, il rendit encore des services à Marie de Médicis, qui le nomma contrôleur-général des finances. Le président Jeannin , catholique zélé, n’en con- serva pas moins, dans les temps de trouble où il vécut, un sens politique très-droit et un patriotisme très-éclairé. Habile diplomate, homme désintéressé et de mœurs an- tiques , il a une physionomie à part dans notre histoire. Les Négociations du président Jeannin, suivies de ses OEuvres mêlées, ont été publiées en 1656 , Paris , in-folio. On les a réimprimées en 1819, 3 vol. in-8®, et en 6 vol. dans la Collection des Mémoires relatifs à l’histoire de France, par Petitot, 1821-22. J. T. JEAURAT (Edme-Sébastien), astronome, né à Paris en 1724, m. en 1803, fut, dèe l’âge de 25 ans, employé comme ingénieur-géographe à la grande carte de France, devint professeur de mathématiques à l’Ecole militaire et membre de l’Académie des Sciences en 1753, et fit partie de l’Institut à sa création. On a de lui : Traité de perspective, 1750, in-4°; Nouvelles tables de Jupiter, 1766 , in-4®; et 12 vol. de la Connaissance des temps. JEBB ( Samuel), médecin anglais , né en 1690 dans le comté de Nottingham, m. en 1772, a donné un recueil des Ecrits publiés sur .Varie Stuart, 1725, in-8®, et une édition de l’Opu' nwjus de Roger Bacon, Londres, 1733 , in-folio. JEBUSEENS, peuple de la Terre de Chanaan, à l'U. de la mer Morte et au N. des Héthéens, dans le pays occupé plus tard par les tribus hébraïquesde Siméon, Juda et Ben- jamin. Leur capitale était Salem, appelée ensuite Jébus, puis Jérusalem. Ils ne furent complètement soumis qu'au temps de David. JÉCHONIAS, fils et successeur de Joachim, roi de Juda, ne régna que trois mois, et fut emmené captif à Babylone ])ar Nabuchodoiiosor, 59'/ av. J.-(J. JEDBURGH, v. et paroisse d’Ecosse, ch.-l. du comté Je Roxburgh, sur la Jed, à 72 kil. S.-E. d’Edimbourg; 6,000 hab. Fabr. de draps, flanelles, bonneterie de laine. Sources minérales anti-scorbutiques. On remarque l’hôtel de ville, et une belle église gothique, reste d’une abbaye du xii® siècle. JEDDAH. F. Djeddah. JEDDO ou JÉDO. V. Yédo. JEFFERSON (Thomas), 3® président des Etats-Unis d’Amérique, né à Shadwell (Virginie) en 1743, m. en 1826. Il étudia le droit sous Wythe. Sa brillante fortune et la ré- putation qu’il acquit au barreau Payant fait appeler à la législature de Virginie, 1769, il y devint un des principaux adversaires de la domination anglaise. Ce fut lui qui rédi- gea la déclaration d’indépendance de 1776. Envoyé en France, avec Adams et Franltlin, pour négocier des traités de paix et de commerce, 1783, il y resta quelques années en qualité de ministre des Etats-Unis. De retour dans sa patrie, il devint secrétaire d’Etat sous Washington, 1789, vice-président de l’Union en 1797, président en 1801 et en 1805. Pendant son administration, la Louisiane fut acquise aux Etats-Unis. A l’expiration de ses pouvoirs, il refusa de violer la constitution en les reprenant pour la 3® fois, et employa ses dernières années à faire fleurir une uni- versité qu’il avait fondée. Jefferson avait conservé une profonde reconnaissance de l’accueil fait aux Américains par le gouvernement français; il l’exprimait d’une ma- nière charmante, en disant : « Tout homme a deu.x patries, la sienne et la France. » Les Américains re- gardent comme des chefs-d’œuvre la Correspondance de Jefferson, et ses Rapports sur la législation et le commerce. 11 a laissé , en outre, des Notes sur la Virginie, 1781, trad. en franç. par Morellet, 1786, in-8®; des Mélanges, trad. par Conseil, 1823, 2 vol. in-8®, etc. B. JEFFERSON, V. des Etats-Unis, capit. de l’État de Missouri, sur la rive dr. du Missouri et près de son confl. avec l’Osage, à 1,000 kil. O. de Washington ; 4,000 hab. JEFFERSON, riv. des Etats-Unis (Missouri), une des branches du Missouri, naît dans les montagnes Rocheuses, et reçoit le Madisson et le Gallatin. JEFFERY, JEFFREYS ou JEFFRYS (George), ma- gistrat anglais , né à Acton (Denbigh), m. en 1689, s’éleva du rang de simple avocat à la dignité de grand-chancelier. C’est à ses conseils qu’on attribue la plupart des actes arbitraires et tyranniques qui ont signalé la fin du régne de Charles II et celui de Jacques IL 11 poursuivit avec cruauté le malheureux Sidney , accusé d’avoir trempé dans la conspiration de Rye-House, et les partisans du duc de Monmouth. Détesté de la nation , il essaya de sortir du royaume sous un déguisement, lors de la révolution de 1688 ; mais il fut reconnu , arrêté , et mourut de chagrin .à la Tour de Londres. B. JÈGUN, ch.-l. de cant. (Gers), arr. et à 18 kil. N.-O. d’Auch; 525 hab. JEHAN, forme du nom de Jean au moyen âge. JÉHOVAH , nom mystérieux du Seigneur, que Moi'se le premier fut autorisé à faire connaître, et qui signifie YÊtre existant par lui-méme. JÈHU, officier de Joram , roi d’Israël, fut sacré roi lui- même par Elisée, 876 av. J.-C., et reçut l’ordre d’exter- miner toute la maison d’Achab et de s’emparer du trône. Joram, son fils Ochosias, Jézabel, veuve d’Achab, les autres membres de leur famille, et les prêtres de Baal, furent mis à mort. Jéhu régna 28 ans. Ayant à son tour abandonné le culte du vrai Dieu, il vit ses Etats ravagés par Hazaël, roi de Syrie. JÉHU (Compagnies de). V. COMPAGNIES. JELALABAD. V. Djelalabad. JELALPOOR. V. Djelalpoür. JÉLIÜTTE (Pierre), célèbre chanteur, né dans le Béarn en 1710, m. en 1788. A l’âge de 23 ans, il débuta, avec le plus grand succès, à l’Opéra de Paris, et pendtint 22 années qu’il resta au théâtre, il ne cessa d’obtenir le.s triomphes les plus brillants. Sa voix était une haute-contre, remarquable par le volume, la plénitude des sons, et l’é- clat du timbre argentin. JEMALABAD. V. Djemalabad. JEMMAPES, V. de Belgique (Hainaut), à 5 kil. O. de Mons , sur la Haine ; 5,000 hab. Extraction de houille ; raffineries de sel. Célèbre victoire des Fraiiçais, commandés par Dumouriez, sur les Autrichiens, 6 novemb. 1792; elle amena la D® conquête de la Belgique. — Jemmapes donna BO’.i nom, sous la Ir® République et le l®f Empire, à un dé- partem. français, situé entre ceux de l’Escaut et de la Dyle au N., de Sambre-et-Meuse à l'E., du Nord et de.s Ardennes au S. Ch,-I., Mons; sous-préfectures, Tournai et Charleroi.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_1448.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


