Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
1449/1490 page 1431
![JEMSCHID. V. Djemchid. JENA. V. lÉNA. JÉNIE. y. XÉNIE. .lÉNISSÊI. V. Ienisseï. JENKINS (Henri), phénomène inouï de longévité, né en 1501 à Bolton ( Yorkshire ], m. en 1670, conserva, pen- dant les 169 ans qu’il vécut, l’usage de ses facultés. Il fut appelé à porter témoignage pour un fait arrivé depuis plus de 140 ans. JENKINSON (Antoine), voyageur et diplomate anglais du XVI® siècle, parcourut toute l’Europe, visita les Etats Barbaresques, et pénétra en Asie jusque chez les Tartares Uzbeks. Après deux voyages en Russie, en 1558 et en 1561, où il avait été envoyé par une compagnie anglaise qui voulait étendre son commerce jusqu’en Asie par les Etats moscovites, il fut chargé, en 1566 et en 1572, par la reine Elisabeth, d’une ambassade auprès d’Ivan IV. Un g^and nombre de ses lettres à la compagnie anglaise ont été recueillies par Hakluyt, et reproduites dans les recueils de Purchas et de Tliévenot. JENKlSSON (Charles). V. Liverpooe (Comte de). JENNEE. V. Djenny. JENNER (Edouard), médecin célèbre, né en 1749 à Berkeley (Gloncester), m. à Cheltenham en 1823, étudia à Londres sous J. Hunter, et pratiqua la médecine dans sa ville natale, tout en étudiant l’histoire naturelle. C’est là qu’il eut occasion d’observer, dès 1776, que le cowpox [variola vaccinœ ), maladie des vaches, lorsqu’il était ino- culé à l’homme, le préservait de la petite vérole; mais il ne publia sa découverte qu’en 1798. 11 introduisit dans la pratique médicale l’usage d’inoculer la vaccine, et rendit en cela un grand service à l’humanité. Beaucoup de corps savants de l’Europe voulurent s’associer Jenner; en An- gleterre, on frappa une médaille en son honneur, et le parlement lui décerna une récompense nationale de 20,000 liv. sterl. Une statue lui a été érigée dans la cathédrale de Gloucester, en 1826. On a de Jenner : An inquiry into the causes and effects of lhe variolæ vaccinæ, Londres, 1798, in-4». V. son Eloge par le D® Bousquet, 1847. D—G. JENSON (Nicolas), illustre imprimeur français, né en 1420. Directeur de la monnaie de Tours, il fut chargé par Louis XI d’aller à Mayence pour prendre connaissance de la découverte de l’imprimerie. Il s’y rendit, mais ne revint pas, et alla s’établir à Venise, vers 1469. Il est l'inven- teur des caractères romains. La plus remarquable de ses éditions est le Décor puellarum, imprimé en 1471, nonob- stant la date de 1461, qu’on y voit marquée. C—s. JENYNS (Soame), littérateur anglais, né en 1704 à Bottesham (Cambridge), ou suivant d’autres à Londres, m. en 1787, député de Cambridge au parlement de 1742 à 1780, lord de la chambre du commerce en 1755, publia, à 24 ans, un poëme estimé sur l'Art de la danse. On lui doit encore un Examen de l'évidence de la religion chrétienne, Londres, 1774, in-12, traduit en français, par Letourneur, 1774, et par Feller, 1779. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Londres, 1790-93, 4 vol. m-8®. JEPHTÉ, 9® juge des Hébreux, de 1243 à 1237 av. J.-C., fils de Galaad et d’une courtisane. Chassé de la maison paternelle par les enfants légitimes, il se retira dans le I>ays de Tob, devint ensuite juge des Israélites, marcha contre les Ammonites leurs ennemis, fit vœu d’olî'rir en holocauste au Seigneur, s’il était victorieux, le premier être vivant qu’il verrait sortir de sa maison, revint vain- queur, et rencontra d’abord sa fille. Selon les uns, il l’im- mola; selon d’autres, il la consacra au service du Taber- nacle. P. JEREJA, V. d’Afrique (Sénégambie), sur le Viniam, à 90 kil. N.-E. 'de Cacheo, 30 S.-E. du fort James; cap. d’un Etat de son nom. JÉRÉMIE, l’un des quatre grands prophètes, né l’an 629 av. J.-C., m. en 586, fut inspiré de Dieu dés l’âge de 14 ans, sous le règne de Josias, prophétisa jusqu’.à la ruine de Jérusalem par Nabucliodonosor, cl mourut eu Egypte. Ses invectives contre les désordres des Juifs et ses lugubres oracles lui avaient attiré des persécutions. On a de lui ; un livre de Prophéties, en 55 chapitres, écrit par Baruch, son disciple et son secrétaire ; les Lamenta- tions, en cinq chapitres, cantiques de deuil composés sur les malheurs de Jérusalem. Le style de Jérémie se dis- tingue par le pathétique; S> Jérôme lui a reproché de la négligence et de la trivialité L—ii. JÉRÉMIE, V. de l’île d'Haïti, dans la province du Sud, sur le golfe de Léogane, au N.-O. des Cayes; 4,000 hab. Comm. d’acajou, gaïae, cacao, café, et bois de campêche. I.a ville se divise en ville haute et ville basse; air pur et sain, température très-douce. JEREZ. V. Xerez. JERGEAU. V. Jargeau. JÉRICHO, auj. Rihah, anc. v. de Palestine (tribu de Benjamin), à 28 kil. N.-E. de Jérusalem, sur un torrent qui se jetait dans le Jourdain. Elle fut prise sur les Jébu- scens par Josué (1605 av. J.-C.), qui en fit tomber les murailles, en promenant autour l’Arche sainte, au son des trompettes. Rebâtie plus tard, elle fut conquise encore par Titus, 70 ap. J.-C. JERICHOW, brg des Etats pinissiens (Saxe), près de la rive dr. de l’Elbe, à 48 kil. N.-N.-E. de Magdebourg; 1,500 hab. Il donne son nom à 2 cercles de la régence de Magdebourg, qui ont pour ch.-l. Lohburg et Genthin. JERKŒKI, V. de Valachie. V. Giurgewo. JÈROBÜjVM I®®, auteur du schisme des dix tribus, était un officier de Salomon. Disgracié et exilé en Egypte, au moment où mourut ce prince, il profita du mécontente- ment excité par Roboam, et revint en Judée, où dix des tribus le reconnurent pour roi (962 av. J.-C.). Afin de détacher ses nouveaux sujets de leur religion et par là de leurs anciens maîtres, il substitua au culte du vrai Dieu celui des veaux d’or, à Dan et à Béthel, et vécut vingt- deux ans dans l’impiété, malgré les avis du prophète Jadon ( V. ce mot). JÉROBOAM II, roi d’Israël, 817-776, fils de Joas, re- prit aux Syriens Damas et Hamath; mais les prophètes lui reprochèrent son indifférence pour la vraie religion et pour la morale. JÉROME (S‘), Hieronymus, Père de l'Eglise latine, né vers 331 à Stridon (Dalmatie), m. en 420, étudia à Rome sous Donat, s’y convertit, voyagea en Gaule et en Asie, et embrassa la vie monastique. Chassé de son désert de la Syrie par les schismatiques qu’il avait combattus, il voy agea encore, retourna à Rome, 378, fut secrétaire du pape Damase, et se retira enfin au monastère de Bethléem en Palestine, où il occupait sa solitude par de nombreux écrits. Les passions du monde qui troublèrent l’âme de Si Jérôme, l’agitation des voyages et des luttes religieuses, les austérités du désert, toutes ces causes exaltèrent son imagination puissante, et donnèrent à son style une élo- quence frappante et originale. C’est le caractère de sa version des Ecritures, appelée la Vulgate, et adoptée par le concile de Trente comme seule canonique. Toute la fougue de S* Jérôme se montre dans ses écrits polémiques contre Jovinien, Pélage, Vigilance, etc. Parmi ses ou- vrages historiques, le plus célèbre est la traduction de la Chronique d’Eusèbe. Il a laissé des Lettres familières pleine d'élégance et dç force. Plusieurs contiennent des éloges funèbres, des biographies de saints solitaires, des réflexions et des discussions sur la Bible. Les meilleures éditions de ses Œuvres sont celles de Martianay, Paris, 1693-1706, 5 vol. in-fol., et de Maffei, Venise, l’î'fo. Fête, le 30 sep- tembre. JÉROME DE CARDiE, Compatriote et ami d’Eumène, fut secrétaire de Philippe, roi de Macédoine, et accom- pagna Alexandre en Asie. Plus tard, il gouverna Thèbes au nom de Démétrius, et s’attacha enfin à Pyrrhus. JÉROME EMiLiANi, né à Veuise en 1481, m. en 1537, embrassa d’abord la profession des armes, et servit dans les guerres de sa patrie contre Charles VIH, roi de France, et contre la ligue de Cambrai. Puis il renonça au monde, réunit dans sa maison les enfants abandonnés, et fonda des établissements du même genre à Brescia, Bergame, Vérone, dans plusieurs villes du Milanais et de la Toscane. Avec ceux qui l’avaient aidé dans ces travaux, il forma la congrégation des Somasques (K. ce mot). B. JÉROME de PRAGUE, disciple de Jean Huss, étudia à Paris, à Cologne et à Heidelberg. Hérétique d’un esprit subtil et d’un coeur corrompu, il défendit son maître au concile de Coustaiice, 1415, abjura un instant ses opinions par crainte du sui>plice, puis recommença de les prêcher, et fut brûlé vif à Constance, 1416. Ses écrits ont été re cueillis avec ceux de son maître. JÈRÜNYMITES. V. Hiéuonymites. JERSEY, anc. Cœsarea, île de la Manche, ch.-l. St-Uélier\ l’une des îles anglo-normandes, et dépendant du comté de Southampton, à 20 kil. O. du dép. français de la Manche, à 140 S. de la côte d'Angleterre; 22 kil. sur 15; 56,078 hab., dont 4,000 Irlandais et anglais catholiques, relevant de l’évêque qui réside à Londres, et 2,000 Français catho- liques. Les anglicans relèvent de l’évêque de ’W'inchester, représenté à Jersey par un doyen appelé le vénérable homme, avant la Réformation, les îles relevaient spirituellement de Coutances. Les wesleyens y sont très-nombreux, ainsi que les prédicateurs sectaires en plein-vent et les sociétés de tempérance. Climat très-tempéré. Côtes escarpées, où](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_1449.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


