Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
1453/1490 page 1435
![en aurait possédé une, imprimée sur une pièce d’étoffe, et qu’une semblable empreinte aurai^existé sur le suaire de S‘'Véronique; rien n’est moins certain. Parmi les pins anciennes repré.'^entations qui donnent une idée de la ma- nière dont ou se fig'nre le Christ, on doit citer une mosaï- que, peut être du jii' siècle, qui existe au Mnseo Crisliano j du Vatican, et deux bustes dans les catacombes calixtines ' et les catacombes pontiennes, prés de Rome, reproduits dans I la Rortw soHerranea d’Arrighi. Ces images s’accordent dans | l'ensembe, avec une lettre apocryphe que Lentulus, prédé- I cesseur de Pilate, est censé avoir écrite au sénat romain, ! et avec une description que Jean Damascène prétend avoir ! rédigée d’après d’anciens auteurs. M—d. | JÉSDS (Compagnies de). V. compagkies. JÉSUS ( Filles do l'enfant), congrégation établie à Rome, en 1661, j)ar Anne Moroni, de Lucques. Le nombre des membres fut 6xé à 33, en mémoire des 33 années que J.-C. a passées sur la terre. JÉSUS (Prêtres du Bon), congrégation instituée à Ra- venne,.en 1326, par Séraphin de Fermo, chanoine régulier de S‘ Sauveur, dans l’église de S‘-Jean-de-Latran. Ces jirêtres vivent en communauté, ne po.ssédent rien en pro- pre, prêchent, confessent, instruisent la jeunesse. JÉSUS ET MARIE (Ordre de), ordre de chevalerie insti- tué à Rome sous le pontificat de Paul V. Chaque cheva- lier devait entretenir, pour la défense de l’Etat ecclésias- tique, un cheval et un homme armé. Il fallait faire preuve de noblesse pour entrer dans l’ordre, ou bien fonder une commanderie de 600 liv. de rente. L’insigne était une croix bleu-céleste, au milieu de laquelle se lisaient les noms de Jésus et de Marie; dans les solennités, les che- valiers étaient vêtus de blanc. JÉSUS-CHRIST (Ordre de) , ordre de chevalerie institué à Avignon, en 1320, par le pape JeanXXIl.L’in.signe était une croix d’or pleine, émaillée de rouge, enfermée dans une autre croix enrichie d’or. JETHRO, prêtre ou prince du pays de Madian, donna asile à Moïse, qui avait tué un Egyptien, le garda 40 ans auprès de lui, et lui fit épouser sa fille Séphora. JEU DE PAUME (Séance du). La chambre du Tiers-Etat, constituée, le 17 juin 1789, en Assemblée nationale, avait, le 19, commencé ses travaux, et le 20, la majorité de l’ordre du clergé devait se fondre avec elle. La Cour, afin de mettre obstacle à ce dessein, détermina le roi à tenir une séance royale le 22, et, sous prétexte des préparatifs de cette séance, obtint un ordre de fermer la salle du Tiers. Les députés se présentent, trouvent fermée la grille du château de Versailles, et ils délibéraient avec Bailly, leur président, sur le parti à prendre, quand Guillotin, l’un d’eux, proposa d’aller tenir séance au Jeu de paume, près la rue S‘-François, auj. rue du Vieux-Versailles. On s’y rendit, et là, sur la proposition de Moutiier, Bailly com- posa et prononça la formule suivante de serment, que prêta chaque député : « Nous jurons de ne pas nous sé- parer de l’Assemblée nationale, et de nous réunir partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la consti- tution du royaume soit établie et attermie sur des fonde- ments solides. » Quand on signa le procès-verbal, il n’y eut qu’un opposant, Martin (d’Auch). Le prouès-verbal de toute la séance fut immédiatement publié. L’impres- .sion de cette lecture sur la nation a fait de la Séance du Jeu de paume une des grandes journées de la Révolution. J. T. JEUDI ( par corruption du latin Jovis dies, parce que ce jour était, chez les anc. Romains, consacré à Jupiter), 5« jour de la semaine en partant du dimanche. Le jeudi gras est celui qui précède le mardi gras du carnaval. Le jeudi saint est celui de la semaine qui précède Pâques : l’Eglise célèbre, pendant ce jour, l’institution de l’Eucha- ristie ; le clergé de chaque église communie de la main de son chef, afin de mieux représenter la Cène que le Sei- gneur fit avec ses apôtres ; à la messe, les cloches sonnent au Gloria in excelsis, pour ne plus se faire entendre qu’au même moment de l’office du samedi saint, et le célébrant porte le S‘-Sacrcment à un tombeau préparé à cet effet ; le soir, on dépouille les autels, on consacre les saintes huiles, on reproduit le lavement des pieds par J.-C., cérémonie que firent souvent eux-mêmes les rois catholiques, et, à Rome, le pape prononce la bulle In cœna Domini. B. JEUFFRÜY, graveur en pierres fines, né à Rouen en 1749, m. en 1826, se forma seul dans le dessin, alla en Italie pour se perfectionner, et y grava de petites pierres pour Fichier, qui les vendait comme des antiques. De retour à Paris, il fut directeur de l’école de gravure sur pierres dans la maison des sourds muets, et entra à l’In- stitut en 1803. Ses principaux ouvrages sont : le Vainqueur buvant dans une coupe^ 1771, exécuté en une seule nuit; Méduse, en creux sur une améthyste; les Têtes des trois Consuls de la république française; le portrait de J/iro- heau, etc. B. JEUNE, abstention de nourriture, par esprit de mor- tification , pendant tout un jour ou une partie du jour; abstinence de certains aliments, ou diminution de la nourriture. Le jeûne, sous ces diverses formes, était fré- quemment pratiqué chez les peuples de l'antique Orient, Phéniciens, Assyriens, Egyptiens et autres. Les prêtres égyptiens s’abstenaient perpétuellement de chair, d’oeufs, de lait et de vin, et les Mages, chez les Perses, ne mangeaient que des légumes et de la farine. — Les Grecs adoptèrent aussi la coutume du jeûne; dans certaines de leurs fêtes, entre autres celles d’Eleusis et les Thesmophories , les femmes observaient le jeûne pendant un jour tout entier. Ceux qui voulaient se faire initier aux mystères de Cybèle, devaient s’y préparer par un jeûne répété dix jours de suite. Les prêtres ou prêtresses, qui rendaient des oracles, jeûnaient avant de prophétiser ; enfin, dans les expiations et les purifications, on jeûnait aussi. — A Rome, le jeûne fit partie des coutumes religieuses, presque dés l’origine de la ville. Numa observait un jeûne périodique annuel, le jour des Sémentines. Plus tard, les Décemvirs ordon- naient des jeûnes publics, occasionnels ou périodiques, pour apaiser les dieux. Il y avait des jeûnes réglés en l’honneur de Jupiter. Aux jeux Céréaux, qui duraient T jours, les matrones jeûnaient chaque jour jusqu’au soir. L’an 193 av. J.-C., on institua un jeûne quinquennal en l’honneur de Cérés. — Chez les Juifs, le peuple observait ie jeûne universel le 10 du 7' mois de l’année ecclésiastique, pour l’expiation de ses péchés; un autre dans les4®, 6®, et iO® mois; et deux autres le lundi et le jeudi de chaque se- maine.— Dans les premiers âges du christianisme, les fidèles jeûnaient le mercredi et le vendredi de chaque semaine, en mémoire des souffrances et de la mort de Notre-Seigneur J.-C.; l’Eglise d’Oceident observait un 3® jeûne le samedi, pour honorer la sépulture du Sauveur ; elle le suspendait dans le temps pascal jusqu’à la Pentecôte. Enfin dans tous les siècles, l’Eglise a prescrit des jeûnes occasionnels, pour demander des grâces à Dieu, ou la cessation d’une cala- mité publique. Chez les chrétiens, le jeûne le plus .solen- nel est le Carême ( V. ce mot], et chez les mahométans, c’e.st le Ramazan. ( V. ce mot). Le jeûne des chrétiens con- sistait originairement à s’abstenir de viande, d’œufs, de laitage, de vin, et à ne faire qu’un seul repas après le cou- clier du soleil. Cet usage dura jusqu’au xiii® siècle, en Occident aussi bien qu’en Orient. V. Quatre-Temps. JEUNESSE DORÉE, nom donné en France, après le 9 thermidor, à des jeunes gens de la bourgeoisie pari- sienne qui, par opposition aux révolutionnaires dits sans- rulottes, affectaient un costume recherché et des mœurs élégantes, se présentaient comme vengeurs des victimes de la Terreur. Ils étaient ai’més de grosses cannes, et at- taquaient les jacobins dans tous les lieux publies. Le con- ventionnel Fréron, rédacteur du journal l'Orateur du peu- ple, était comme leur chef, ce qui les fit appeler aussi la jeunesse dorée de Fréron. Cette jeunesse était, en grande partie, les incroyables [V. ce mot). JEUPARANA ou Rio-de-Machado , riv. du Brésil (Mato-Grosso), nait dans la com.irca de Juruena, coule au N.-O., et se jette dans le Madeira. Cours de 500 kil. JEUX FLORAUX. V. Floraux. jeux-partis, nom donné aux poëmes dialogués, sou- vent mêlés de musique à 2 parties, que composaient les poètes français du moyen âge. Tels étaient la Cour de Pa- radis, le Purgatoire de St Patrice, Aucassin et Nicolette, Robin et Marion. On les jouait ordinairement en présence des seigneurs. JEUX publics chez les anciens. — Chez les Grecs, c’étaient de grandes solennités religieuses, instituées, la plupart par des héros hellènes, et qui se célébraient dans diverses contrées. Elles consistaient en courses de chars, à cheval ou à pied, en combats d’athlètes, joutes de lut- teurs, exercices du javelot et du disque. Les Grecs avaient toujours pour but d’encourager ce qui pouvait préparer aux rudes exercices de la guerre, et d’en donner le goût. On venait de toutes parts, même des pays étrangers, voir les jeux de la Grèce, qui se célébraient avec beaucoup de pompe, ordinairement dans une plaine. Des magistrats présidaient à la fête, et distribuaient aux vainqueurs les récompenses, consistant en une simple couronne de lau- rier, d’olivier, de pin, ou d’ache. Les acteurs des jeux étaient tous citoyens, et l’on tenait leur victoire pour si honorable, que la patrie des vainqueurs s’en glorifiait et les récompensait. ( V. Athlètes etlsÉLASTiQUES.) 11 y avait 4 jeux solennels très-renommés : les Isthmiques, les Néméens,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_1453.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


