Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
1457/1490 page 1439
![de Duguesclin, Douglas le Noir, Charles VI et Odette, l'En- fance de Duguesclin; les batailles de Fontanet et de Itosbach, pour le musée de Versailles. 11 a pris une large part à la publication des ouvrages illustrés, tels que les œuvres de Molière, Don Quichotte, Manon Lescaut, le Diable boiteux, le Vicaire de Wahejield, les romans de Cooper, etc. Il s’y montra le digne émule de son frère. B. JOHN, forme anglaise du nom de Jean. JOHN BULL. V. BULL. JOHN (saint-), riv. de l’Amérique du Nord, prend sa source dans les monts Albany, au N.-O. de l'Et.at du Maine, le limite au N., entre dans le Nouveau-Brunswick, et se jette dans l’Atlantique , à la baie de Fnndy. Cours d’environ 600 kil., navigable .sur plus de 300. L’embou- chure est embarrassée de rochers. JOHN (saint-), riv. des Etats-Unis, parcourt la Flo- ride du S. au N., et se jette dans l’Atlantique, au N. de S'-Augustin. Cours de 400 kil. JOHN (SAINT-), V. de l’Amérique anglaise, la plus im- portante du Nouveau-Brunswick, port franc sur une pres- qu’île de la rive g. du S'-John, près de l’embouchure de cette riv. dans la baie de Fundy; par 45“ 15’ lat. N., et 68“ 26' 43 long. O. ; 22,745 hab. École classique, 2 bi- bliothèques. Banque. Construction de navires. Commerce et pêche considérables. Evêché anglican. JOHN (SAINT-) ou john’s-town, ch.-l, de file d’An- tigua (Petites-Antilles anglaises], bon port fortifié sur la côte N.-O.; 15,000 hab. Résidence du gouverneur général des Leewards-Islands ou lles-sous-le-Veiit. Evêché angli- can. Commerce actif. JOHN (SAINT-), V. forte de l’Amérique anglaise (Terre- Neuve), bon port sur la côte S.-E. de File de Terre- Neuve, dont elle est le ch.-l. ; 21,000 hab. Évêché catho- lique ; établLsement de Frères Moraves. Commerce actif et pêche de la morue, — Brûlée en 1846. JOHN (saint-), V. de l’Amérique anglaise (Bas-Ca- nada), à 13 kil. S. de Chambly, sur la rive g. du Riche- lieu, et à sa sortie du lac Champlain. JUllNBUN (Samuel ), célèbre littérateur anglais, né en 1709 d'un libraiire de Lichtfield (Warwick), m. en 1784. 11 étudia à Oxford, 1728-31, mais dut, à cause de sa pau- vreté, en sortir avant d’avoir aucun grade. Son père mou- rut en 1731, sans lui rien laisser. Il se fit répétiteur et traducteur, épousa, en 1735, la veuve d'un marchand de Birmingham, beaucoup plus âgée que lui, et perdit la dot à monter une école (Garrick y fut son élève ). Il publia une satire sur Londres, 1738, qui fut remarquée, puis rédigea admirablement, pour le Gentleman’s Magazine, 1740-3, les comptes rendus de la Chambre des communes. Il donna, eu 1744, une excellente Vie de Savage, son ami, et fonda, en 1748, un club littéraire dans une taverne d’Ivy-Lane. Enfin parut, en 1755, son grand et utile Dictionnaire an- glais, avec des exemples; il y avait travaillé 7 ans, à l’aide d’une somme de 37,800 fr. payée par les libraires, et tout en publiant, 1750-52, le Rôdeur [Rambler], recueil dont le style, quelquefois trop pompeux, a heureusement .influe sur la langue anglaise. L’année suivante, Johnson est arrêté pour une dette de 141 fr. Richardson lui avance la somme. 11 continue donc à éc.rire pour les libraires et les journaux ( le Magasin, littéraire, l'Aventurier). 11 publie lui- même, de 1758 à 1760, le journal The Idler (le Fainéant), et fait en 8 jours le roman de Rasselas, 1759 , pour subve- nir aux obsèques de sa mère. Tous ces travaux lui méri- tèrent enfin de Georges III, en 1762, une pension qui le mit dans l’aisance; il fonda, en 1764, un nouveau club avec Reynolds, Burke, Hawkins , Goldsmith..., à la Tête turque ( Soho ) ; mais, plus que jamais capricieux et hypo- condre, il travailla peu ; il donna sou édition de Shakspeare en 1762, avec une importante préface, et ses Fies desjioëtes anglais, 1779-81 , incomplètement traduites en fram,-ais. L’amitié de M. Thrale, membre du parlement, le rendit plus heureux pendant 16 ans, 1765-81. Johnson est surtout ci’itique et moraliste. Fermement attaché à l’église angli- cane et à la royauté des Stuarts, il a soutenu sans cesse la cause du bon sens, du goût et de la morale. Le scorbut et les humeurs froides avaient défiguré son visage, et aigri son caractère ; cependant Garrick disait qu’il n’avait de l'ours que la peau. Ses Œuvres ont été publiées à Londres par Hawkins, 1787, 11 vol. in-8“; par Murphy, 1796 et 1816, 12 vol. in-8o; et à Edimbourg, 1606,15 vol. in-12, avec une Fie écx'ite avec soin. V. sa Vie, par Boswell , 1816, 4 vol. in-8o. Rasselas a été trad. en français par Belot, 1768, in-12; par Mac-Carthy (sous le titre du Vallon fortuné), 1817 , in-12; par Louis (sous le titre la Vallée heureuse), 1802, in-12; par Gosselin, 1820, 2 vol. in-12. Des Morceaux choisis du Rôdeur ont été aussi traduits par Boulard, 1785. Johnson est enterré à Westminster, à côté de Gar- rick , et on lui a élevé une statue dans la cathédrale de Paul. A. G. JOHNSON (Thomas), érudit anglais, né vers 1675 dans le comté d'Oxford, m. vers 1750, enseigna au collège d’E- ton, et tint une école à Brentford. Il a laissé une bonne édition de Sophocle, Oxford, 1705. JOHNSON (BEN-). F. JONSON. JOHNSTONE, V. d’Ecosse (Renfrew), à 6 kil. O. de Paisley; 6,000 hab. Fondée en 1781. JOHNSTOWN, V. des Etats-Unis (New-York), à 55 kil. N.-O. d’Albany, 260 N. de New-York; 7,000 hab. JOHORE. F. Djohoke. JOIACENSIS PAGUS, nom latin du JosAS. JOIADA. F. JoAS. JOIGNY, Joviniacum, s.-préf. (Yonne), à 25 kil. N.- N.-O. d’Auxerre, sur la rive dr. de rYonne, qu’on y passe sur un beau pont de pierre, et le chemin de fer de Paris à Lyon; 5,379 hab. Trib. de 1”' inst. et de comm.; collège. Comm. de vins estimés, grains, bois, charbon. Fabr. de toiles, draps, blanc d’Espagne; tanneries, tuileries. Châ- teiiu du cardinal de Gondi, et église de S‘-Jean, bâtie au xv“ siècle. — Cette ville, fondée par Jovin, fut érigée au moyen âge en comté, qui relevait des comtes de Champa- gne. Elle reçut une charte de commune en 1300, pas,sa, en 1409, dans la maison de la Trémoille, en 1605 dans celle de Gondi, en 1675 dans celle de Créqui, et en 1703 dans celle de Villeroy. JOINVILLE (Jean, sire de), historien français, né en 1224, au château de Joinville, diocèse de Châlons-sur- Marne, d’une ancienne famille de Champagne, mort en 1319, fut d’abord sénéchal du comte 'Phibaut IV, puis conseiller et ami du roi Louis IX, qu’il accompagna dans sa première croisade. Fait prisonnier avec lui, il partagea ses souff’rances, et lui inspira une telle affection, que ce prince ne permit plus qu’il le quittât. De retour eu France, Joinville obtint une pension du roi, mais néanmoins il ne voulut pas le suivre dans son expédition de Tunis, comme s’il en eût pressenti le mauvais succès. Joinville déposa pour la canonisation de son maître. Sur la fin de sa vie, il écrivit des Mémoires, dans lesquels il raconte les expéditions et l’administration intérieure Je Louis IX. On aime surtout dans Joinville son amitié pour le roi, sa sen- sibilité naïve, son imagination vive et ignorante, qui trouve les couleurs les plus naturelles pour peindre. Fa- vorisé par une merveilleuse précision de langage, il dé- crit tout, sans rien altérer, quoique les objets soient pour lui nés le jour où il les a vus. La l*'® édition des Mémoires de Joinville est de 1547, in-4“, publiée à Poitiers; les meilleures éditions sont celles de Ducange, 1668, in-fol. ; de Ca[iperonnier, 1761, publiée par M.\l. Daunou et Nau- det, 1840, dans le 20“ vol. du Recueil des historiens de France; et de ÔIM. Francisque Michel et Ambroise Didot, Paris, 1858, in-12. JOINVILLE, ch.-l. de cant. (FP“-Marne), arr. et à 18 kil. E.-S.-E. de Vassy, sur la ûlarne, au pied d’un co- teau élevé, jadis couronné d’un superbe château qui a été vendu et détruit pendant la Révolution ; 3,127 hab. — Ancienne baronnie, ch.-l. du Vallage (Champagne). Elle passa, au xv® siècle, de la maison de Joinville dans celle de Lorraine, fut érigée, 1552, en principauté par Henri II en faveur de François de Guise, puis échut par succession à M'd“ de Montpensier, 1688 , et fut léguée par elle au ré- gent Philippe d’Orléans. Un traité y fut signé, le 31 dé- cembre 1584, entre le roi d’Espagne et les chefs de la Ligue, pour appeler le cardinal de Bourbon au trône, à l’exclusion de tout pidnce hérétique. Un fils du roi Louis- Philippe a reçu le titre de prince de Joinville. JOLüFS. F. Ghiolofs. JOLY (Claude), né en 1607 à Paris, m. en 1700, fut d'abord avocat, puis chanoine de Notre-Dame. Il accom- pagna le duc de Longueville aux conférences de Munster, fit ensuite le voyage de Rome, et, à son retour, devint official et grand-chantre de l’église de Paris. On a de lui : Traité sur la réformation des heures canonigues, 1644 et 1670, in-12 ; Recueil des Maximes véritables et importantes pour Tin- slitution du roi, contre ta pernicieuse politique du cardinal Mor- zorin, 1652, ouvrage qui fut brûlé par la main du bour- reau, etc. JOLY (Guy), neveu du précédent, conseiller du roi au Châtelet, fut secrétaire du cardinal de Retz, se brouilla avec lui, et s’attacha alors au parti de la cour. On a de lui des Mémoires historiques, de 1648 à 1665, publiés à Amsterdam, 1718, 2 vol. in-12, et qui sont la contre-par- tie de ceux du cardinal. JOLY (Antoine-François), archéologue et poète comique,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_1457.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


