Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
1459/1490 page 1441
![bcrg et à Francfort-sur-le-Mein, a laissé, entre autres ou- vrages : De scriptoribus hisloriæ philosophicæ, dont la meil- . leure édition est celle de J.-C. Dorn, léna, 1716, in-4°. JONSÜN (Ben ou Benjamin),poètedr:imatic|ueanglais, né à Londres en 1574, m. en 1637. Maçon, soldat en Hol- lande, étudiant à Cambridge, acteur, duelliste, converti en prison au catholicisme, qu’il abandonna ensuite, il finit par écrire pour le théâtre, 1593, sous la protection de Shakspeare, qu’il dénigra. Poète lauréat en 1619, il mourut pourtant dans la misère. L’étude des anciens et des règles du théâtre, l’érudition, quelque dignité, et un vrai talent pour la satire, rendent curieuse la lecture de ses p'éces, qui sont au nombre de 50, surtout de ses tragédies, Sejan et Catilma. Scs nombreux Masques ( divertissements de cour) et ses Poésies {Forest, Underwoods] montrent un ta- lent plus pur. Il a écrit une Grammaire anglaise qui est res- tée. On a gravé sur sa tombe à Westminster ces seuls mots ; O rare lien Jonson I La meilleure édition de ses œuvres est celle de W. Gifford, 7 vol. in-8®, Lond., 1816. A. G. JObi'STON (Jean), naturaliste, né, d’une famille origi- naire d’Ecosse, à Sambter (Posen) en 1603, m. en 1675, visita pour ses études l’Europe entière. On a de lui : Thau- matoyra)iliia naturalis, Amst., 1632, in-12; Dendrogrophia, Francfort, 1662, in-fol.; Histoire naturelle des animaux, en 4 parties, Francfort, 1649-53, ou Heidelberg , 1755-67, 2 vol. in-fol., compilation intéressante, écrite avec goût et méthode. JONZAC, sous-préf. (Charente-Inférieure), à 110 kil. S.-E. de La Rochelle, sur la Seugue; 2,207 hab. Trib. de 1''® instance. La ville est dominée par un vieux château, construit sur un rocher à pic. Fabr. de lainages et toiles; comm. de grains, eaux-de-vie, bestiaux, volailles. — Au- trefois Jonzac formait une châtellenie, qui fut donnée par Charlemagne à l'abbaye de S*-Germaiu-des-Prés, à Paris. JOONEER. V. Djounye. JOOKIA. V. Djoüria. JOPPÉ , anc. V. de Palestine, dans la tribu de Dan , au N.-O. Auj. Jaffa. _ JORAM, roi d’Israèl, 887-876 av. J.-C., frère d’Ocho- sias et fils d’Achab, triompha, grâce au secours d’Elisée, du roi de Syi’ie Benhadad, qui assiégeait Samarie, s’allia ensuite avec Ochosias, roi de Juda, contre ce prince étran- ger, et fut blessé au siège de Ramotb-de-Galaad. Jébu, son général, ayant reçu de Dieu l’ordre d’exterminer la maison d’Achab, tua Joram , et régna en sa place. L—h. JORAM , roi de Juda, 880-877 av. J.-C., fihs et successeur de Josaphat, n’eut pas la force d’arrêter les progrès de l’idolâtrie que sa femme Athalie favorisait; l’idumée se révolta, les Philistins et les Arabes entrèrent dans Jéru- salem , et s’emparèrent de toute la famille du roi, excepté Ochosias. Joi'am mourut après une longue et cruelle ma- ladie, et la sépulture lui fut refusée. L—h. JÜRAT, en allemand Jurlen , chaîne de mont, de Suisse, s’étend dans les cantons de Vaud et de Fribourg, sur une longueur de 65 kil., et forme la ligne de partage des eaux entre le lac de Neuchâtel et celui de Genève. JORDAENS (Jacques), peintre, né à Anvers en 1594, m. en 1678, eut pour maître Adam van üort. Jamais il ne visita l’Italie, mais il étudia soigneusement les ouvrages italiens qui se trouvaient dans les Pays-Bas. La manière de Rubens exerça néanmoins sur lui une plus vive influence que toutes les autres. Il a l’ampleur, la hardiesse de ce grand peintre, un coloris d’un éclat supérieur, mais moins harmonieux. Personne n’a déployé une verve égale dans le genre comique. Il embrassa les doctrines de la Réforma- tion, et ses toiles renferment beaucoup d’allusions sati- riques aux doctrines et aux prélats de 1 Eglise romaine. Rubens fut non-seulement son maître, mais son ami. Nulle part le talent de Jordaens n’est mieux représenté qu’au Louvre, qui possède de lui sept tableaux, et, entre autres, les Quatre Evangélistes, le lioi boit, les Vendeurs chassés du Temple, et le Concert de famille. On cite encore de lui 12 ta- bleaux de la Passion, qu’il peignit pour le roi de Suède ; les Jetions mémorables de Frédéric-Henri de Nassau, à la Maison-aux-Bois, prés de La Haye ; Pan à table chez le paysan, à Munich; Bacchus ivre servi par les Bacchantes, à Dresde. Il a gravé lui-même quelques-uns de ses tableaux, les Vendeurs chassés du Temple, Jupiter allaité par la chèvre Jmallhce. A. M. JORDAN (Camille), né à Lyon en 1771, m. en 1821, fit de fortes études chez les Oralorieus, et combattit l’Eglise constitutionnelle dans une allégorie intitulée ; His- toire de la conversion d'une jeune Parisienne, 1792, in-8®. En 1793 il défendit sa ville natale de son éloquence et de son épée. Quand Lyon eut succombé, il se réfugia en Suisse, puis en Angleterre. Rentré eu France après le 9 thermi- I dor, il fut, en 1796, envoyé par le département du Rhône I au Conseil des Cinq-Cents, où il eut le courage de procla- j mer l’heureuse influence des religions; il demanda avec ■ chaleur le rétablissement de la sonnerie des cio. hes pour l’exercice du culte, et le sobriquet de Jordan-les-Clovhes lui resta. Proscrit après le 18 fructidor, il imblia : Jris à mes commettants, in-8°; puis Jordan, député du lihône, à ses com- mettants, sur la révolution da 18 fructidor, in-8®. Cet opus- cule fut traduit dans plusieurs langues, et eut un grand retentis-enient. Lors du vote sur le consulat à vie, il i)ublia : Vrai sens du vote national sur le consulat à vie, 1802, in-8®. La littérature et la pbilo.sophie occupèrent Jordan ju>qu’â j la Restauration. Député en 1816, il appuya le ministère jusqu’en 1818; mais quand il aperçut des tendam es de réaction, il se fit le chef énergique de l’ojiposition libérale, et perdit sa place de conseiller d’Etat. Une religion éclai- rée, un caractère ferme, un beau talent de tribune, ont fait de C. Jordan l’un des grands citoyens de la France moderne. Toutefois ses brochures sont oubliées, et ses Discours, 18'26, 1 vol. in-8°, ne le placent que parmi les orateurs politiques du second ordre. J. T. JÜRDANO BRUNO. V. Bruno. JORE {Cl.-Franç.), imprimeur-libraire, né à Rouen, fut dépouillé de sa maîtrise pour avoir imprimé, en 1731, de# Lettres philosophiques de Voltaire. Circonvenu par les ennemis de l’écrivain, il l’accusa dans un Mémoire d’avoir faussement mis son nom sur le titre de l’ouvrage, mais se rétracta deux ans après. Jore tomba plus tard dans la misère, et reçut de Voltaire une pension. On lui attribue à tort le Voltairiana; mais il a publié des Aventures portugaises, 1756, 2 vol. in-12. B. JORGE f SAN-), riv. de la Nouvelle-Grenade, naît dans l’État de Bolivar qu’il arrose dans tout son cours du U. au N., et se jette dans la Cauca. Cours de 270 kil. JOKGE-DOSILUEOS (sAN-), v. du Brésil (Bahia), à l’embouchure de l’Ilheos, à 190 kil. S. de Bahia. Ch.-l. de comarca. JORGE (SAN-). V. aussi GEORGE (SAINT-). JORHAUT. V. Djorhat. JORNANDÈS ou JORDANÉS, historien du vi' siècle, Goth d'origine, quitta la profession de notaire pour em- brasser la vie monastique. On a prétendu qu’il avait été évêque de Ravenne. Il a écrit : De la Succession des royaumes et des temps, et de l'Origine et des actes des Golhs (jusqu’à Vitigès ) ; ces ouvrages ont été trad. du latin en français, dans la Bibliothèque latine-française de Panckoucke, 2® série, par Savaguer, 1 vol. in-8®, 1842. Le l®®, sorte d’abrégé chronologique de l’histoire universelle, offre beaucoup d’emprunts faits à Florus, et est insignifiant ; le 2®, beau- coup plus important, a néanmoins d’incroyables lacu- nes , par exemple, les démêlés des Goths avec les Francs. Le style est obscur, incorrect, barbare. B. JORQUERA, V. d’Espagne (prov. d’Albacète), à 30 kil. N.-E. de Chinchilla , prés du Xucar; 2,400 hab. JORULLO, volcan du Mexique (Mecboacan), à 110 kil. S.-O. de Valladolid; 1,300 mèt. de hauteur.'ll est situé au milieu d’un millier de petits cônes volcaniques fumants, produits tous par une éruption en 1759. JOSABETH, fille de Joram, et sœur d’Oebosias, roi de Juda, épousa le grand prêtre Joad, et sauva le jeune Joas du massacre ordonné par Athalie. V. Joas, Athalie. JOSAPHAT, roi de Juda, fils et successeur d’Aza, oc- cupa le trône de904 à 880 av. J.-C., et ne cessa d’être fidèle au Seigneur, qui favorisa ses armes. Les Philistins et les Arabes lui payèrent tribut. L'Ecriture lui reproche son alliance avec Achab, auquel il s’unit contre le roi de Syrie, malgré les avertissements du prophète Michée. Mais il ré- para cette désobéissance par le zèle qu’il apporta à con- stituer dans son royaume l’ordre civil par le choix de bons juges, et à réformer la discipline sacrée par de sages règlements. Son fils Joram épousa Athalie, fille de Jéza- bei. — La vallée de Josaphat, voisine de Jérusalem, au pied et à l’E. du mont des Oliviers, est célèbre par la vic- toire que Josaphat, avec l’aide de Dieu, remporta sur les Ammonites et les Moabites. On a généralement mal com- pris la prophétie de Joël, qui fixe le lieu du jugement der- nier dans la vallée de Josaphat. L’expression du prophète est toute métaphorique, Josaphat signifiant eu héhmiguge- ment de Dieu. L—H. JOSAS ; le), Joiacensis ou Josasensis pagus, petit pays de l’anc. France (Ile-de-France), ou étaient Jouy-en-Josas et les Loges-en-Josas I Seine-et-Oise). JOSBAT ou JOSBAIG ( le I, petit pays de l'anc. France (Béarnj, où était Préchacq-Josbaig (Basses-Pyrénées). JOSÉ (SAN-), V. de l’Amérique centrale, cap. de la république de Costa-Rica, à 770 kil. S.-O. de San-Salva- 91 <](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_1459.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


