Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
1481/1490 page 1463
![et (l’éKonomie politique à Gœttingue, devînt membre de l’Acadéiuie de cette ville on 1755, et eut une grande part au Journal de Gattingue. Inspecteur des mines à Copenhague en 1758, il fut arrêté dans le Wurtemberg par ordre du roi de Prusse, à qui il avait reproché d’altérer les mon- naies, et mourut prisonnier à Custrin. On a de lui : Traité de minéralogie, 1757; Traité sur les monnaies, 1758; Mélanges de chimie et de minéralogie, Berlin, 1760-61-71, 3 vol. in-8®; Traité des manufactures et fabriques, Copenhague, 1758-61, et Berlin , 1785,2 vol. in-8®, etc. JUSTICE, déesse des anc. Romains. On la représentait comme une vierge à l’air sévère, d’après l’idéal de Mi- nerve, et tenant d’une main la corne d’abondance ou un glaive, de l’autre une balance. JUSTICE (Chambre de). V. chambre. JUSTICE (Droit de), attribut de la souveraineté. Dans les temps féodaux, où il appartenait à chaque seigneur, on distinguait la haute, la moyenne et la basse justice. Il est diflScile de déterminer d’une manière précise la limite qui séparait ces trois degrés. Le seigneur haut-justicier connaissait de toutes les causes civiles et de police non exceptées de sa juridiction par des lois expresses ; en ma- tière criminelle, et pour tout ce qui tenait à la police gé- nérale et au régime de l’Etat, son autorité fut restreinte de bonne heure par les Cas royaux ( V. ce mot); il pouvait con- damner à mort. Le moyen-justicier connaissait aussi, mais en lf« instance seulement, de toutes les causes civiles; au criminel, sa compétence varia selon les Coutumes; il ne prononçait point la peine capitale, mais de moindres châ- timents corporels et des amendes. Le bas-justicier connais- sait des matières personnelles ou réelles jusqu’à 60 sous parisis, et des délits dont l’amende ne dépassait pas 10 sous parisis. B. JUSTICE (Lit de). V. lit de justice. JUSTICE (Palais de). V. p.tLAis. JUSTIN , abréviateur de l’historien latin Trogue-Pom- pée, dont les œuvres sont perdues, vécut au ii® siècle, sous les Antonins. Il a fait des extraits, plutôt qu’un ré- sumé, de l’Histoire universelle de son prédécesseur, et en consciTe souvent de longs passages, dont le style, par la pureté et l’élégance, tranche sur le sien. Les meilleures éditions de son abrégé sont celles de Cantel, ad usum Dei- p/iini, 1677 ; de Grævius, 1668; de Gronovius, 1719; de Capperonnier, 1770; de Wetzel, 1806 ; de Ch. Frotscher, Leipz., 1827-30, 3 vol. in-8®. 11 a été trad. en français par Claude de Seyssel, 1559, in-fol. ; par l’abbé Paul, 1774, 2 vol. in-12; par Pierrot et Boitard, dans la UiWiolà. i latine-franç. de Panckoucke, 1827, 2 vol. in-8®. D—r. I JUSTIN (Saint), martyr et apologiste, né à Sichem ou } Fîavia Neapolis en Palestine, vers l’an 114, fut d’abord | païen. Il fréquenta les écoles philosophiques d’Alexandrie, i et adopta les doctrines de Platon. S’étant converti au chris- | tianisme à l’âge de 30 ans, il s’établit à Rome, où, sans quitter le manteau de philosophe, il enseigna la morale j évangélique. Il parcourut ensuite l'Italie, l’Egypte et ; l’Asie-Mineuie. Dénoncé par Crescentius, philosophe cy- j nique, il fut mis à mort par Rusticus, préfet de Rome, en j 168, sous l’empereur Marc-Aurèle. Fête, le 13 avril. On a : de ce saint plusieurs ouvrages en grec, dont les plus re- marquables sont deux Apologies de la religion chrétienne, un Dialogue avec le juif Tryphon, et un Traité de la monarchie de ' Dieu. Des éditions de ses œuvres complètes ont été données ^ par dom Maran, grec-latin, Paris, in fol., 1742; et par ! Oberthur, Wurtzbourg, 1777,3 vol. in-fol.; celle de M. Otto, dans son Corpus apologetarum, léna, 1847-50, 5 vol. in-8®, ^ est tout à fait supérieure. Elles ont été traduites en franç. ! par Jean Maumont et par l’abbé Chanut. L—h. ’ JUSTIN I®'', empereur d'Orient, 518-527, né en 450, n’é- ' tait qu'un pauvre paysan de la Thrace, parvenu par son courage et son adresse au rang de préfet du prétoire, ] lorsque le parti catholique le fit élire empereur, à la mort d’Anastase. Il mérita ce choix par son zèle à restaurer la foi catholique, et à rétablir l’union des évêques d’Orient avec le pape. Il légua néanmoins la guerre avec la Perse^ à soc neveu Justinien, qu’il s’était associé en-527. S. JUSTIN II, empereur d'Orient, 565-578, neveu et suc- ' cesseur de Justinien I®®, était né en Illyrie. Ses premiers i actes donnèrent de grandes espérances; mais une maladie l’éloigna des affaires, il s’abandonna à des flatteurs, et se rendit odieux par scs vices. Sa femme Sophie, en mécon- tentant Narsès, lui fit perdre une partie de l’Italie, qu'oc- ' cupèrent les Lombards, 568 ; il résista aux Perses avec : peine, et s’associa Tibère, son gendre, qui fut fait César i en 571, Auguste en 578. S, JUSTIN (saint- ), vge I I.andes), arr.et à23 kil. E.-N.-E. j de Âlont-do-Marsau; ï,850 hab. En partie entouré d’an- ' ciennes murailles, que surmontent des tours octogones. Eglise remarquable du xiii® siècle, faisant autrefois par- tie d’une comraanderie de Tordre de Malte. JUSTINE, Fiovio-Juslmo-Aujujfo, impératrice romaine, fille de Justus, gouverneur du Picénum, épousa suc- cessivement le tyran Magpience, et l’empereur Valenti- nien 1er, en 368. Après la mort de ce dernier, elle fit pro- clamer Valentinien II, chercha à propager TariauLsme, malgré S‘ Ambroise, et mourut en 388 à Thessalonique, où elle avait fui pour échapper à l’usurpateur Maxime. JUSTINE (Sainte), vierge et martyre, patronne de Pa- doue, périt dans la persécution de Dioclétien. Fête, le 7 octobre. — Martyre à Nicoinédie, en 304. Fête, le 26 sep- tembre. JUSTINIANA PRIMA , V. de la Mésie II®, au pied do THémus; patrie de Justinien, qui lui donna son nom, au lieu de celui de Taurésium, qu’elle portait auparavant. Auj. Ouskoub. JUSTINIANA SECONDA, V. de la Mésie D®, au S. de Na'ïssus, nommée d’abord Ulpianum. Auj. Kustendji, JUSTINIANl. V. Giustiniani. JUSTINIEN I®r, empereur d’Orient, 527-565, né vers 484 en Dardanie, d’un simple cultivateur. Son oncle Jus- tin, devenu empereur, le fit instruire Nommé commandant des armées et nobilissime, Justinien se défit du prince goth Vitalien, qui aspirait au trône, se concilia le peuple par les prodigalités de son consulat, 521, et le clergé par son or- thodoxie. Il fut empereur à l’abdication de Justin. Après une guerre toute défensive contre la Perse, 528-532, et soutenue surtout par Bélisaire, Justinien résolut de re- constituer l’empire romain. Il fallait d’abord chasser les Barbares des provinces qu’ils avaient prises. Bélisaire ( V. ce mot ) détruisit l’empire des Vandales en Afrique, 532-534, puis commença sur les Ostrogoths la conquête de l’Italie, qui fut achevée par Narsès ( V. ce mot ); une partie du rivage oriental de l’Espagne fut prise aux Wisigoths en 552. Une nouvelle guerre contre les Perses, 540-562, assura la Colchide à Justinien, la liberté de culte aux chrétiens de la Perse, mais à la condition de payer un tribut de 3,000 pièces d’or. Les Bulgares, qui avaient franchi le Danube , 559, furent repoussés par Bélisaire. L’impératrice Théodora, ancienne pantomime et courti- sane, aussi célèbre par sa beauté que par ses débauches, exerça un empire absolu sur Justinien. On repirocha à ce prince sa participation aux querelles des Bleus et des Verts dans le cirque, d’où naquit la sédition Nika, la fermeture de l’école philosophique d’Athènes, et la disgrâce injuste de Bélisaire. On cessa, depuis son règne, de nommer dee consuls. Ami des arts , il fit rebâtir T%lise de S*®-Soiihie, à Constantinople. Il construisit ou répara un grand nom- bre de places fortes en Dacie, en Thrace, en Thessalie, eu Macédoine, en Epire, et sur les bords de TEuphrate, et releva la muraille par laquc-lle Anastase avait protège Constantinople. Sous son règne, deux moines nestoriens rapportèrent de la Chine les vers à soie. Justinien eut encore une grande pensée, la rédaction d’un corps de législation, qu'il confia à Tribonien et à d’autres juris- consultes. En 529, panit, sous le nom de Code, une nouvelle collection des constitutions des cmpereui's ro- mains, plus complète que celles de Grégorias, d'IIermo- géne, et de Théodose II. En 530, ou publia le Digeste ou Pandectes, compilation des ouvrages des grands juriscon- sultes, surtout du II® siècle, et les [nstilutes, extraites prin- cipalement de Gains. En 534, une 2* édition du Code paiait ; c'est celte qui nous est parvenue. Ces publications furent complétées par les Novelles. Sauf ce dernier recueil, les travaux législatifs de Justinien n’offreut que des compi- lations, qui sont loin d’être irréprochables sous le rapport de la méthode et de la composition ; on a blâmé avec raison Tribonien et ses collaborateurs d’avoir souvent mo- difié et falsifié les textes des anciens jurisconsultes, poul- ies mettre d’accord avec la politique de pouvoir absolu qui régnait de leur temps; d’avoir fait une œuvre coufuse, indigeste, inintelligente et contradictoire. Du moins, la compilation justinieune, qu’on a appelée Corpus juris civi- lis, a fait parvenir jusqu’à nous une partie dos monuments de la législation romaine. Elle eut peu d’influence en Orient, et y fut à peine appliquée, de nouvelles lois se suc- cédant sans cesse : mais, en Occident, son retentissement fut immense Lors de la renaissance du droit romain au XII® siècle, le texte du Corpus juris fut couvert de gloses; les chevaliers-ès-lois, sortis des écoles d'Italie, devinrent les conseillers des empereurs d»ns leur lutte contre les papes, et des rois centre la féodalité. B. JUSTINIEN II, dit Rhinolmils (Nez-coupé). empereur grec, succéda, en 685, à son père Constantin i’ogonat, à](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_1481.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


