Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
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![ABBADIE (Jacques), né à Nay en Béarn en 1657, m. en 1727 à Londres, célèbre théologien protestant, devint pasteur de l’église française réformée, à Berlin, puis ministre de celle dite de la Savoie, à Londres. Il a composé un grand nombre d’ouvrages ; les plus connus sont : la Vérité de la relUjion chrétienne, Rotterdam, 1684, 2 vol. in-8 ; De la Divinité de Jésus-Christ, Rott., 1689, 3 vol. in-12, dont plu- sieurs éditions furent reçues avec enthousiasme en France par les catholiques et les protestants ; l’Art de se connaître soi-même, Rotterdam, 1692, in -8. Il soutint plusieurs discus- sions avec le P. Lami, Malebranche et Bossuet. M. ABB AS, mort en 652. Oncle de Mahomet, d’abord sbn ennemi, puis son apôtre, et l’un de ses généraux dévoués. Sa mémoire est révérée chez les mahométans, qui l’ont mis dans la première classe de leurs docteurs et de leurs saints. Son arrière-petit-fils commença la dynastie des Abbassides. ABBAS, fils du précédent, m. 687, fut regardé par les musulmans comme leur Rabbani, c’esFà-dire docteur des docteurs. ABBAS I, dit Abbas le Grand, septième Schah ou roi de Perse, régna de 1587 à 1629; des guerres continuelles contre les Ottomans reculèrent les limites de son empii’e ; en même temps , sous son administration habile, la popu- lation s’augmenta, et de magnifiques monuments s’éle- vèrent à Ispahan, qui devint dès lors capitale, au lieu de Qazwyn ; mais ses cruautés et surtout le meurtre de son fils le rendirent odieux, et empoisonnèrent de remords la fin de sa vie. ABBAS II, schah de Perse, succéda à son père Sséfy en 1642, mourut en 1666. Par son adroite politique, il ajouta à ses États la province du Kandahar; il accueillit à sa cour les voyageurs Chardin et Tavernier; mais l’ivresse le rendait cruel et abrégea ses jours. ABBAS III, dernier roi de la dynastie des Sophis de Perse, fut proclamé en 1732, n’ayant encore que huit mois, par les soins de l’ambitieux Nadir, qui gouverna comme régent; Abbas ne vécut que quatre ans. ABBAS-MIRZA, prince royal ou Schah-Zadeh de Perse sous le règne de Feth-Ali, son père, combattit heureuse- ment la Russie jusqu’au traité de Gulistau, 1814, et la Turquie jusqu’à celui d’Erzeroum, 1823; mais la prise de Tauris par les Russes imposa à la Perse le traité de Tourkmantschai, 10-22 fév. 1828. Abbas accepta dès lors de bons rapports avec la Russie, et la crainte qu’inspi- raient aux Anglais les progrès de cet empire protégea la Perse. Abbas mourut du choléra, en 1833, avant son père; son fils, Mohamed-Mirza, succéda àFeth-Ali. A. G. ABBASSIDES, dynastie arabe, fondée en Asie, vers 750, par Aboul-Abbas-Assalfah, arrière-petit-fils d’Abbas, oncle de Mahomet; elle remplaça la dynastie des Ommiades. Son siège fut d’abord à Koufa, puis à Bagdad. Sous cette puissante dynastie, les Arabes joignirent à la gloire des armes la gloire des sciences et des lettres. Le déclin de cette dynastie date de la formation de nombreuses dynas- ties qui se déclarèrent indépendantes, et de l’introduction dans les armées de soldats étrangers, dès 833. La volonté des califes ne disposait plus de l’empire, surtout depuis que l’un d’eux, Râdhi-Billah, eut créé la charge d’emiral- omara ( chef des chefs ), 934. Enfin Houlagou, petit-fils de Gengis-Khan, s’empara de Bagdad en 1258, et mit fin à la dynastie des Abbassides. Réfugiés en Égypte, et placés sous la protection des sultans mamelouks, les Abbassides portèrent encore le vain titre de califes, et s’éteignirent en 1538. Ou compte 37 califes de cette famille. ABBATE (Nicole bel). V. au Supplément. ABBATIS VILLA , nom latin d’Abbeville. ABBATÜGCl (Charles), né à Zicavo, Corse, en 1771, m. en 1796, lieutenant d’artillerie en 1787, lieutenant-colonel en 1792, aide de camp de Pichegru en 1794, se signala en Hollande, puis, général de division, défendit Huningue contre les Autrichiens, et y fut tué à 26 ans. On lui a élevé une statue de bronze, à Ajaccio, en 1854. ABBAYE, monastère où des religieux ou religieuses vivent réunis sous une même règle et sous l’autorité d’un abbé ou d’une abbesse. La plus ancienne est celle du Mont- Cassin. Primitivement chaque abbaye nommait son abbé ; mais ce droit fut restreint ensuite aux abbayes chefs d’or- dre ; le roi nommait les autres abbés. Les abbayes furent déclarées pi’opriété de l’Etat eu 1790. abbaye ( prison de 1’ ), située à Paris, près de l’abbaye S*-Germain-des-Prés. Construite en 1522 pour les gardes- françaises, elle a été le théâtre des affreux massacres des 2 et 3 septembre 1792. Elle renferma alors Cazotte, Som- breuil, M“« Roland, etc. On l’a démolie en 1854, ABBÉ, c.-à-d. père, du mot hébreu ab, d’où les Chal- les monastères devinrent nombreux, beaucoup ne furent gouvernés que par des prieurs, et le titre d’abbé fut réservé au chef de l’ordre. Dès le vu® siècle, les abbés, enrichis par les revenus et élevés par les privilèges de l’ordre, se rangè- rent parnii les prélats et jouèrent un rôle important dans la société même laïque. Quelques-uns portèrent la crosse et la mitre. Depuis le xvi^ siècle, la collation des abbayes par les rois de France donna lieu de distinguer les abbés en régu- liers et commendataires. Les premiers, tous prêtres, étaient vraiment à la tête du spirituel et du temporel des couvents. Les autres étaient des laïques tonsurés, qui devaient rece- voir les ordres dans l’année. Cette clause était rarement exé- cutée, et ces abbés n’avaient pas tous les pouvoirs spirituels. Ils touchaient les deux tiers du revenu ; un tiers leur appar- tenait en propre. C’était là l’abôas miles ou abbacomes. Beaucoup de seigneurs obtenaient de pareils titres, sources de richesse, et au xviiie siècle par exemple, beaucoup de jeunes clercs ayant reçu seulement la tonsure et portant la soutane, prenaient le titre d’abbé comme candidats à quelque prieuré, bénéfice ou abbaye. abbé uu peuple, magistrat de Gênes, dans les pre- miers temps de cette république. ABBE ou APRE, dérivé du latin abbas, abbé; préfixe de plusieurs noms géographiques : Abbeville , Appe- VILLE, Appenzéll, demeure de l’abbé , etc. ABBEOKUTA. V. le Supplément. ABBEVILLE, Abbatis Villa, Alba s.—préf.(Somme'' anc. cap. du Ponthieu, sur la Somme, à 44 kil. O.-N -6’ d’Amiens, 157 N.-N.-ü. de Paris. Belle église de S'-\Vul- fran. La ville a été déclassée comme place de guerre en 1867. Promenades assez belles sur les remparts. Statue du musicien Lesueur, nédanslesenvirons.Tribun.del inst. et de comm., station télégraphique, inspection des dou.a- nes, entrepôt réel de marchandi.-es ; musées d’antiquités et d hist. naturelle ; biblioth. Fabr. de tapis, moquette, draps, bonneteries, laines filées, doublures, siamoises, huile, sa- vons; carrosserie, chantier de construet. Patrie du géo- graphe Sanson et de Millevoye ; 18,526 hab. —Jean,comte de Ponthieu, lui donna, en 1184, une Charte de commune, qui ne fit que confirmer des franchises accordées dés 1130., Le mariage de Louis XII et de Marie d’Angleterre y fut célébré en 1514, et François I®’' y eut, en 1527, une en- trevue avec Wolsey, dans laquelle fut confirmée l..lliance offensive et défensive entre l’Angleterre et la France. Abbeville a été importante dés le moyen âge par son com- merce et son industrie; elle a fait partie de la Hanse ten- tonique et de celle de Londres. ABBIATEGRASSO ou BIAGRASSO , ch.-l. d’arrond. du roy. d’Italie, province et à 24 kil, S.-O. de Milan; 8,263 hab.; 97,925 dans l’arrondissement. ABBON le Courbe, Cernuus, moine deSaint-Germain-des- Prés, né en Normandie vers 850, m. en 923, est connu par un poëme sur le Siège de Paris par les Normands en 886-7, dont il fut témoin. C’est une source historique importante. Il a été trad. dans la Collection de Mémoires de M. Guizot. ABBON, abbé de Fleury, né à Orléans, m. en 1004. Il fut envoyé en négociations, 996, près du pape par le roi Robert ; il a laissé divers écrits théologiques, entre autres 14 Lettres imprimées à la suite du Codex canonum vêtus, Paris, 1687, etV Abrégé des vies de 9] papes ; Mayence, 1602, in^o. Sa Lettre critique sur les cycles dionysiaques a été publiée par M. Varin. V. Bulletin des comités hist., avril 1849. A. G. ABBOï (George), prélat anglican, né en 1562, m. en 1633. Elève d’Oxford, puis prédicateur célèbre et vice- chancelier de cette université en 1600, 1603 et 1605; il eut quelques querelles théologiques avec Laud, qu’il accu- sait de papisme. En 1609, il fut chargé de réorganiser l'épiscopat dans l’Écosse presbytérienne, et réussit. Ce succès enchanta le roi Jacques I®® qui, dès lors, consulta souvent Abbot, et lui écrivit même une curieuse lettre sur l’étendue de la puissance royale. Évêque de Lichfield en 1609, de Londres en 1610, Abbot devint archevêque de Cantorbéry le 18 mars 1611. Sincère mais intolérant calviniste , Abbot a laissé une Description du monde, Lond., 1617,in-4; des Lettres relatives au concile de Trente, 1705, in-4 (en anglais), etc. A. G. ABBOTSBURY, v. maritime d’Angleterre ( comté de Dorset), à 13 kil. S.-O. de Dorohester; 900 hab. ABBOTSFORD, célèbre résidence de Walter Scott depuis 1811, en Écosse (comté de Roxhurgh), sur la rive méridionale de la Tweed, près des abbayes de Melrose, de Jedburgh, etc., à 45 kil. S.-é. d’Édimbourg; ancien cloître dans une contrée charmante. Le château a été construit et décoré par W. Scott. ABBT (Thomas), écrivain allemand, né à Ulm en 1738 ,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


