Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
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![l’Oder en 1760, puis de mathématiques à Rinteln, en Westphalie. Il publia un ouvrage intitulé De la mort pour la patrie qui, pendant la guerre de sept ans, excita le cou- rage de ses concitoyens. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque encore le traité Du mérite, traduit en fran- çais par M. Dubois; Berlin, 178Ü, in-8. Ses œuvres diverses, recueillies par M. Nicolaï, ont paru à Berlin et à Stettin, de 1768 à 1781, in-8. Il écrivait avec finesse, ima- gination et esprit. ABD, signifie en arabe esclave, serviteur : ABD-Allah, serviteur de Dieu ; ABD-el-Kader, serviteur du Dieii puis- sant; ABD-el-Latif, serviteur du Dieu clément; abd-uI- Rahman, serviteur du Dieu miséricordieux. ABD-ALLAH, père de Mahomet, de la tribu célèbre des Koreïschites. Les auteurs arabes, qui louent sa beauté et la pureté de ses mœurs, ont entouré de fables l’histoire de sa vie. Il ne laissa en mourant à son fils, âgé de 2 mois, qu’un mince héritage, 570. ABD-ALLAH, oncle (l’Aboul-Abbas, qui fut le premier calife abbasside. Ses talents militaires contribuèrent à l’élévation de sa famille ; mais il se déshonora par ses tra- hisons et sa cruauté envers les Ommiades vaincus. Après la mort de son neveu, il éleva contre Abou-Djafar des prétentions au califat, et fut tué dans un combat, en 755. ABDALLAH-BEN-zoBATR. proclamé Calife indépendant à la Mecque en 680 ; il régna 12 ans, mais il fut soumis et tué par le calife Abdel-Melek. ABDALLAH , chef des Wahabites {V. ce mot], ABDEL-LATIF, historien et médecin arabe, né en 1161, à Bagdad, m. en 1231, fut protégé par Saladin. Deux ouvrages sur l’Égypte l’ont placé au premier rang des historiens orientaux ; un seul, intitulé : Instructions et réflexions sur les objets et les événements vus en Egypte, a été traduit en français par M. Sylvestre de Sacy, Paris, 1810, 1 vol. in-4». ABD-El.-AZIZ, second vice-roi arabe d’Espagne sous le califat de Soliman, s’empara en 713 des provinces de Murcie, de Jaën, de Grenade, et en partie de celle de Carthagéne; ses armées pénétrèrent jusqu’en France; mais ayant aspiré â la royauté, il fut assassiné, 717. ABD-EL-HAMID, sultan ottoman, succéda, à l’âge de 50 ans, à son frère Mustapha eu 1774. Son armée ayant été battue, près de Choumla, dans la Bulgarie, par le général russe Romanzoff, il conclut la paix à Kainardji, 1774. Les Russes s’emparèrent encore de la Crimée, 1783, et défi- rent les Turcs dans deux actions navales aux bouches du Dniéper, 1788. Potemkin lui-même prit Oczakow. Le sul- tan mourut en 1789, respecté et aimé du peuple. D. ABDEL-MÉLEK, 5® calife Ommiade de Damas, 685- 705; à la Syrie d’Égypte et à l’Afrique arabe, il ajouta une partie de l’Arabie et de TIrak ; il reprit aussi la j Mecque sur Abdallah ; ses États furent florissants à l’inté- rieur ; le premier il fit frapper de la monnaie arabe. D. ABD-EL-MODMEN, le second des princes Almohades en Afrique, fils d’un potier, s’attacha à Toumrout, messie et fondateur de la nouvelle secte ; il lui succéda en 1130 ; chef religieux et militaire en même temps, il conquit rapidement ! l’Afrique occidentale et le sud de l’Espagne ; il mourut en 1163 ; son fils Ini succéda. j ABDÉNAGO , nom chaldéen d’Azarias, l’un des trois ! jeunes Hébreux jetés dans la fournaise ardente par ordre ! de Nabuchodonosor et miraculeusement sauvés. ; ABDERA, V. de Tanc. Espagne. V. Adra. ABDERAME (Abdur-Rahaman),» vice-roi d’Espagne en 731, sous le calife Yésid, envahit l’Aquitaine avec une formidable armée, et ravagea la France jusqu’à la Loire; mais dans une grande bataille livrée entre Tours et Poi- tiers, son armée, dont on a sans doute exagéré le nombre, fut écrasée par Charles-Martel, 732; on croit qu’Abdé- rame périt dans l’action. ABDÉRAjiE i®' le Juste, 1er calife Ommiade d’Espagne, 756-787; échappé par miracle, à 18 ans, au massacre de sa famille, les Maures d’Espagne l’appelèrent pour les gouverner ; malgré ses guerres contre les Abbassides, il rendit l'Espagne florissanteà l’intérieur et protégeales arts et les lettres ; il a laissé des poésies estimées des Arabes. ABDERAME II U Victorieux, 4® calife Ommiade d’Es- pagne, 822-852 ; il s’empara de Barcelone et chassa les pi- rates normands de ses côtes ; il attira près de lui les poètes et les pliiloiophes de l’Orient, et rendit sa cour la plus brillante d’Europe. Sous son règne, les princes chré- tiens du nord de l’Espagne commencèrent à acquérir une puissance qui pouvait déjà balancer celle des princes maures. ABDERAME III, 8® califc Ommiade d’Espagne, 912- 961; il soutint de continuelles guerres contre les princes chrétiens, et fut vaincu à la grande bataille de Simancas; mais il sut réparer ce désastre, et déploya dans sa cour un luxe fabuleux; il prit le titre d’Émir-Al-Moumenin, ou Prince des Croyants, fonda une école de médecine, la seule qui fût alors en Europe, créa une marine, et fit alliance avec l’empereur de Constantinople. ABDERAME IV, dernier calife Ommiade en Espagne, faible et vicieux, fut détrôné en 1008, après un règne de quelques mois. ABDÈRE, V. de Thrace, sur la mer Égée, à l’embou- chure du Nestus, auj. Karasu, colonie des Phocéens, rem- placée par le village moderne Polystilo. Patrie de Démo- crite, Protagoras, Anaxarque. Les Abdéritains étaient j célèbres pour leur stupidité. Ayant acheté une Vénus en ivoire haute de 5 pieds, ils la trouvèrent si admirable qu’ils résolurent de la mettre dans l’endroit le plus appa- rent ; ils la posèrent sur une colonne si élevée que l’œil n’y pouvait atteindre. G. D. ABDIAS, le 4® des 12 petits prophètes du' temps de la captivité de Babylone (vi® siècle av. J.-C.); on a de lui un seul chapitre où il annonce la ruine des Iduméens. ABDICATION. V. notre Dictionnaire dés lettres. ABDIOTES ou ABADIOTES, pirates, habitant 20 vil- lages au S. de l’Ida, dans Tile de Crète, qu’ils prirent en 825 ap. J.-C., de concert avec les Sarrasins. ABDOLONYME, descendant des rois de Sidon, fut réduit par la pauvreté à cultiver la terre. Après la con- quête de Sidon, Alexandre, admirant ses sages réponses, le nomma, selon Justin et Quinte-Curce, roi de cette ville. Diodore raconte la même histoire comme étant arrivée à Tyr, et Plutarque à Paphos. ABDON, 11® juge d’Israël, de la tribu d’Ephraïm, en 1164 selon Üsher, en 1220 selon VArt de vérifier les dates; il gouverna pendant huit ans. ABEILLE (Tabbé), littérateur, né à Riez, en Pro- vence, en 1648, m. en 1718, eut du succès â la cour comme bel-esprit, et fut secrétaire du maréchal de Luxembourg, entra à l’Académie Française en 1704, et devint secré- taire-général de la province de Normandie. Il a composé plusieurs tragédies médiocres, auj. oubliées. F. son Eloge par Dalembert, ABEKEN ( Guillàùme-Louis-Albert-Rudolf), né à Osna- brück en 1813, m. en 1843, a laissé, en allemand : l'Italie centrale avant la domination romaine d'après ses monuments, Stuttg., 1843. ABEL, 2® fils d’Adam, était pasteur ; son frère aîné Cain, envieux de ses vertus, le tua, l’an 130 du monde. On croit qu’il ne fut point marié. La mort d'Abel a été le sujet d’un poëme de Gessner et d’une tragédie de Legouvé. ABEL, roi de Danemark, 1250-2, 2® fils de Valdemar U, frère, meurtrier et successeur d’Eric VI ( F.Eric), convo- qua le premier au parlement général les représentants des villes et cités. Les Frisons s’étant révoltés à l’occasion d’un impôt, Abel pénétra chez eux, tomba dans un ma- rais et fut tué. Les bourgeois de Slesvig l’enterrèrent dans leur église, mais, selon la tradition, Tâme du fratricide gémissant la nuit, on l’ensevelit dans im marais près de Gottorp, où on croit le voir encore apparaître à cheral conduisant une chasse immense. A. G. ABEL (Charles-Frédéric), né à Cœthen-Anhalt, en 1719, m. en 1787, musicien célèbre et le plus habile joueur de viole [viola da gamba] de son temps. Il étudia sous J.-Séb. Bach. Le duc d’York le fit nommer directeur de la chapelle de la reine d’Angleterre. Ses compositions instrumentales, remarquables par la pureté du chant et la correction de l’harmonie, sont tombées dans un injuste oubli. B. ABEL (Nicolas-Henri), un des plus grands géomètres modernes, né en 1802 à Frindoë, sur la côte occidentale de la Norvège. Après des études assez médiocres faites à Christiania, il déclara sa passion pour les mathématiques, à 16 ans. Voyageant aux frais du gouvernem. norvégien, il connut à Berlin M. Crelle et Taida dans sa publication d’un journal pour les mathématiques transcendantes. Mais, pauvre et méconnu, et ne voyant pas accueillis ses mé- moires admirés aujourd’hui des géomètres, il se retira auprès de sa mère, à Christiania. En vain MM. Lacroix, Legendre, Maurice et Poisson écrivirent en sa faveur au roi de Suède le 15 sept. 1828; Abel languit, et il mourut misérable le 6 avril 1829, à 27 ans. Cette mort causa à toute l’Europe des regrets trop tardifs. Ses travaux, soit sur les équations algébriques, soit sur les fonctions elliptiques, ont été publiés en partie dans les journaux de M. Crelle ( V. le 10® vol. ) et de M. Schumacher ; ses écrits en finançais ont été publiés par son professeur Holmboe, 2 vol.. Chris- tiania, 1839. A. G. ABÉLARD (Pierre), né en 1079 au Pallet, à 20kil. S.-E,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


