Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
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![ABR ~8 - ABR d’artillerie, la campagne d’Amérique sous Rochambeau. Maréchal de camp en 1789 , il protesta de son dévouement à l’Assemblée constituante en 1791 , commanda en 1792 comme lieutenant-général les armées du Nord et des Ar- dennes , et se déclara contre Dumouriez lors de sa défec- tion. Premier inspecteur-général de l’artillerie après le 18 brumaire, sénateur, il commanda en 1805 les gardes na- tionales du Doubs et du Jura, et obtint en mars 1809 le gouvernement de Brest. 11 adhéra en 1814 au rétablisse- ment des Bourbons, devint pair le 4 juin ; le 2 juin 1815 , il était nommé à la même dignité par Napoléon ; mais il refusa et ne vint pas siéger. On lui doit quelques inventions mécaniques, entre autres les roues à moyeux de métal dites roues à voussoir. — Ses deux fils, Augustin- Gabriel, né en 1773, m. en 1820 , et Augustin-Marie, né en 1776, général de brigade trois jours après Wagram, où il perdit un bras, et commandant de l’école de La Fére, ont succédé à leur père dans la pairie. ABRABANEL, célèbre rabbin juif, né à Lisbonne en 1437, m. en 1508 ; fut ministre des finances d’Alphonse V, roi de Poriugal, et de Ferdinad V, roi d’Aragon. Chassé d’Espagne avec tous ses coreligionnaires , en 1492, il se relira .yn Italie, et mourut à Venise. 11 a laissé, en hébreu, des Commentaires sur la Bible; Bâle, 1642, in-4; nn traité des OEuvres de Dieu; Venise, 1592, in-4, dans lequel il combat les opinions d’Aristote sur la durée du inonde, etc. ABRAHAM, le plus célèbre des patriarches, père de la nation juive, naquit à Ur, en Chaldée, vers 2,000 av. J.-C. Sur l’ordre du vrai Dieu, qu’il avait connu dès son en- fance , il partit avec son père Tharé, idolâtre, et se ren- dit à Haran, en Mésopotamie, suivi de Sara, sa femme, et de Loth , son neveu ; il erra ensuite dans divers pays, tant pour obéir aux ordres de Dieu que pour trouver des pâtu- rages à ses immenses troupeaux. Revenu à Sichem, il fut forcé, par suite d’une querelle entre des pasteurs, de se séparer de Loth, qui vint habiter Sodome. Abraham se retira dans la vallée de Mambré. Peu après, Loth ayant été fait prisonnier par quatre rois. Abraham arma ses serviteurs, défit les vainqueurs, et délivra Loth. Comme il revenait de cette expédition, il rencontra hlelchisédech, roi et pontife, qui le bénit au nom de Dieu. Déjà, dans plusieurs visions, Dieu lui avait promis de le rendre père d’un grand peuple auquel il donnerait la terre de Cha- naan, de bénir en son nom toutes les nations de la terre, et, en signe de son alliance, il lui ordonnait de se circoncire lui et ses descendants. Cependant, Sara était stérile, et Abraham n’avait qu’un fils, Ismaël, d’une esclave nommée Agar; enfin des anges vinrent annoncer la naissance du fils promis. Sara avait 90 ans quand elle le mit au monde : il fut nommé Isaac. Lorsqu’il eut atteint l’âge de 25 ans, Dieu ordonna à Abraham de le lui sacrifier sur le mont Moria ; le patriarche allait obéir, quand Dieu retint son bras, et substitua à l’enfant un bélier. Sara étant morte, Abraham épousa Céthura, dont il eut 6 enfants.il mou- rut à 175 ans, et fut enseveli près de Sara. Le nom d’Abra- ham est resté célèbre dans tout l’Orient ; les Arabes se glo- rifient de descendre de lui par Ismaël ; le Coran parle de lui, et les Musulmans, conune les Juifs et les chrétiens, le vénèrent. M. ABRAHAM, patriarche arménien, fondateur du monas- tère de Saint-Sauveur (Liban), né en 1673, m. en 1749. R était un des moines du patriarcat de Sis (Cilicie). Élu évêque de Trébizonde, il fut bientôt envoyé à Alep, où il commença à prêcher la religion catholique qu’il venait d’embrasser. Des persécutions le contraignirent à se réfu- gier avec ses disciples au mont Liban, où il fonda un cou- vent. Il se rendit à Rome, et le pape Benoit XIV le nomma patriarche de Cilicie (1742), et le décora du pallium. De retour à son couvent, il mourut l’année même de la mort de son intime ami l’abbé Mekhitar. ( F.Mekhitar.) C—a. ABRAHAM A SANCTA-CLARA OU ULRICH MEGERLE, moine augustin, né en 1642, dans le Wurtemberg, m. en 1709. Prédicateur de la cour à Vienne, de 1669 à 1709, il semait ses sermons de plaisanteries et de contes, et son extérieur bizarre cachait une profonde connaissance des hommes et tm grand amour de la vérité. ABRAHAM ECHELEENSIS. V. ECHEELENSIS. ABRAHAMSON (Wemer-Jean-Frédéric), écrivain da- nois, né en 1744, m. 1812. Il a publié, avec Nyerup et Rahbek, un précieux Recueil de chants danois du moyen âge, 6 vol.; Copenh. 1812, in-4 (en danois). ABRANTÈS, v. de Portugal (prov. d’Estramadure), à 110 kil. N.-E. de Lisbonne, port sur la rive droite du Tage; 5,000 hab. Comm. actif de blé, d’iiuile et de ses fruits excellents. On y remarque le couvent et la beHe église de Saint-Vincent. AERANTES (DUC D’). V. JuNOT. ABRANTÈS (Saint-Martin Permon, duchesse d’), née à Montpellier en 1784, m. en 1838. Elle épousa le général Junot qui revenait d’Égypte, le suivit dans ses campa- gnes , étudia et observa beaucoup, et, après la mort de son mari, en 1813, se dévoua à l’éducation de ses enfants. Des revers de fortune la déterminèrent à prendre la plume, et, en peu d’années, une foule de romans et de compositions historiques en sortirent, pour les cabinets de lecture bien plus que pour les bibliothèques tant soit peu sévères. Parmi tant de livres improvisés dans les 10 demières années de M“>® d’Abrantès, on remarque ses Mémoires, en 18 vol. in-8. J. T. ABRAXAS ou BASILIDIENNES, pierres gravées, amu- lettes , ou talismans employés par les Gnostiques, et por- tant entre autres images ou inscriptions le mot Abraxas, c.-à-d., en lettres grecques, le cliift're 365, signification du Dieu suprême selon la secte de Basilide. Ces monu- ments témoignent, avec beaucoup d’autres, de l’invasion des religions étrangères dans Rome. A. G. ABRÈTTÉNE, pet. contr. de Mysie, sur leRhyndacus ; partie de l'eyalet de Khoudavendiguiar (Turq. d’Asie). ABREVIATIONS chez les Romains. Il y en avait trois sortes : dans les livres , dans les inscriptions, sur les mé- dailles. — Dans les livres. Les plus anciens manuscrits en lettres italiques, sur parchemin, n’ont presque pas ou point d’abréviations ; ceux où elles sont fréquentes passent pour être d’un temps postérieur. Les seules authentiques sont celles des prénoms (F. le tableau ci-dessous, n®* 1, 6, 11,20, 21,22,31,32,33, 35, 40, 44, 48), de certaines formules mi- ses au bas des sénatus-consultes (n®® 12, 41 ), des tablettes de vote dans les comices judiciaires ou politiques (n»® 1, 6,36, 49), enfin de dates (n°® 4,7 , 8, 17,30, 39). — Dans les inscriptions. Les abréviations y sont fort nombreuses, parce que souvent ou voulait inscrire beaucoup de choses dans un espace relativement très-resserré. Presque toute espèce de mots y sont abrégés suivant le caprice de l’écrivain ; on y voit jusqu’à des noms géographiques, des titres de fonc- tions énoncés par une seule syllabe, souvent même par une seule lettre. Le sens de la phrase, dont la plupart des mots sont entiers, fait deviner ces abréviations, mais au prix d’une petite étude spéciale ; aussi les recueils é]n'graphiques sont-ils habituellement suivis d’un index ou clef des abré- viations. La réunion de ces clefs formerait un gros volume, tant elles sont diverses. Certaines phrases s’écrivent uni- quement par la lettre initiale de chaque mot, et cependant n’offrent pas de difficultés réelles, parce que ce sont des formules de consécration (n“s 14, 15, 23, 27, 52), de vœux pour les morts (n“* 37, 46 ), de droit de propriété ( n®» 24, 25, 28, 29, 50, 51 ), d’adresse au bas d’une affiche de loca- tion ( n® 47 ). — Sur les médailles. Les abréviations y sont moins compliquées et d’autant plus faciles à comprendre, qu’il y a presque toujours un nom écrit en toutes lettres ou par sa première syllabe. En outre, la figure de la face et celle du revers aident à l’interprétation. ( V. n®^ 2, 3, 26, 27,38,42,43.) PRINCIPALES ABRÉVIATIONS Usitées dans les livres, les inscriptions et les médailles. 1 A. Absolvo, antiquo, Aulus. 2 A. A. A. Auro, argento, ære. 3 A. A. A. F. F. Auro, ai’gento, æri flando, foriundo. 4 A. D. Antè Diem. 5 A. V. c. Anno Urbis conditæ. 6 c. Condemno, Caïus. 7 coss. Consulibus. 8 CS. Consul, consule, consularis. 9 c. viR. Centumvir. 10 c. C. V. V. Clarissimi viri. 11 c. Centuria, Caïa. 12 D. Dies, divus, decreto, decurio, decuria, Decimus^ 13 D. E. R. I. C. De ea re ita censuerunt. 14 D. M. Dis Manibus. 15 D. M. s. Dis Manibus sacrum. 16 D. s. P. De sua pecunia. 17 EID. Idibus. 18 E. P. Equo publico. 19 F. Fastus. 20 F. Filia. 21 FL. Flavius, Flavia. 22 G. Gains. 23 G. D. N. Genio domini no.stri. 24 H. M. H. N S. Hoc monumentum heredem non se- quitur.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


