Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
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![fut excommunié par Félix IJI dans un concile de Rome. ACACE, surnommé le Borgne, chef de la secte des Aca- ciens, dépendante des Ariens, m. eu 365 ap. J.-C. Il fit déposer S. Cyrille et eut part au bannissement du pape Libère. Il a écrit la vie d’Eusèbe, évêque de Césarée. ACADEMIE, place au bord du Cépliise et à 6 stades (1100 mètres) d’Athènes. Elle prit son nom du héros Academus, à qui elle appartint d’abord. On en fit en- suite un gymnase, que Ciraon embellit de belles allées de platanes et d’oliviers. Il y avait un autel aux Muses avec les statues des Grâces par Speusippe, un sanctuaire de Minerve, des autels à Prométhée, à l’Amour, à Hercule, etc. Là enseignait Platon qui possédait une campagne dans le voisinage. Ce sanctuaire de la philosophie académique ou platonicienne ( V. Platon) fut longtemps respecté, même des ennemis d’Athènes ; mais Sylla en fit couper les pla- tanes pour construire des machines de guerre. — On distingue trois Académies ou doctrines académiques : celle de Speusippe et de Polémon ; celle d’Arcésilas , au III® siècle av. J.-C.; et celle du sceptique Carnéade, au milieu du II® siècle av. J.-C. ACADÉMIE, société de savants, de poètes et d’ar- tistes. Dans l’antiquité on peut citer la Société des Soixante, qui existait au iv® siècle av. J.-C. ; laScholaPoeta- rum dont Martial parle souvent dans ses épigrammes. Mais au moyen âge on compte beaucoup de ces sortes de réu- nions , dont le nombre ne fit que croître depuis la Renais- sancejusqu’à nosjours. Les plus remarquables sont: En France : VEcole du Palais, où Charlemagne, Alcuin, Eginhard et d’autres personnages s’assemblaient et pre- naient tous des noms supposés; au xi® siècle, Y Académie de l'immaculée Conception, établie dans la paroisse de SMean de Rouen ; la Société de Caen ou Puy de la Conception ; la Confrérie du Puy, à Amiens, xiv® siècle ; les Cours d'Amour qui rendaient des arrêts révérés et sans appel; surtout celle de Charles VI, fondée sur l’humilité et la fidélité, et instituée en l’honneur des dames; le Collège de la Gaie Science, formé à Toulouse en 1323, supprimé en 1484, réta- bli par Clémence Isaure sous le titre de Jeux Floraux, érigé en académie par Louis XIV en sept. 1696, supprimé en 1790, et rétabli en 1806 ; Y Acad, de Fourvières, à Lyon, XV® siècle ; Y Acad. Florimontane, fondée à Annecy en 1606 et détruite en 1618; la Société d'Ant. Batf, à qui Charles IX et Henri IH donnèrent le nom d’académie, 1570, et qui tomba pendant les troubles de la Fronde; la Société de Va- lentin Conrart, 1630, que le cardinal de Richelieu fit consti- tuer en société publique, sous le nom d'Acaclémte Française, par lettres patentes du 2 janvier 1635; Y Académie des In- scriptions et Belles-Lettres, fondée en 1663 par Colbert, sous le titre d'Acad. des inscriptions et des médailles, et qui prit, en 1716, le nom qu’elle porte auj. ; Y Académie des Sciences, fon- dée en 1666 par Colbert; Y Académie de Sculpture et de Pein- ture, fondée par Mazarin en 1648 ; Y Académie d'Architecture, fondée en 1671 par Colbert, supprimée en 1767, rétablie presque aussitôt. Ces cinq premières académies, suppri- mées en 1793, furent rétablies en 1795 sous la dénomina- tion commune d'InstiTut des sciences et des lettres, divisé en trois classes : 1“ Les sciences physiques et mathémati- ques, 2® Les sciences morales et politiques, 3“ La Litté- rature et les Beaux-Arts. En 1803, on divisa l’Institut en quatre classes : 1” Sciences physiques et mathématiques; 2“ Langue et Littérature françaises; 3° Langue et Littéra- ture anciennes; 4Beaux-Arts. En 1816,les anc. Académies reprirent leurs noms, sans que l’Institut cessât d’exister. Enfin, en 1833, la classe des Sciences morales et politiques, supprimée en 1803, fut rétablie souS le nom d’Académie. Académie française. Elle fut fondée pour travailler à la perfection de la langue française, et publie un Diction- naire dont la D® édition parut en 1694, et la 6® et dernière en 1835. Le nombre de ses membres est de 40. Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. L’objet de ses travaux sont les langues savantes , tant anciennes que mo- dernes, les antiquités et les monuments, l'histoire de toutes les sciences morales et politiques dans leur rapport avec l’histoire. Elle publie des mémoires fort estimés, et continue les collections historiques commencées par les bénédictins, telles que le Recueil des historiens, l’Histoire littéraire de la France, tes Historiens des croisades, les Diplomatæ chartæ, ou Recueil d’analyses des pièces imprimées concer- nant l’histoire de France. Elle a 40 membres et de plus 10 membres libres. Académie des Sciences. Elle publie des mémoires sur toutes les parties des sciences naturelles, physiques et mathéma- tiques ; son recueil comprend aussi des mémoires sur des sujets proposés par elle et qu’elle a couronnés ; ceux en- voyés par des savants étrangers ; les rapports annuels de I ses travaux; un compte rendu hebdomadaire de ses séan- ces, qui sont publiques; cette Académie a 63 membres, plus 2 secrétaires perpétuels et 10 membres libres. Académie des Beaux-Arts. Elle s’occupe spécialement des arts du dessin, dirige les concours qui ont lieu pour les grands prix de peinture, sculpture, architecture, gravure et composition musicale, présente au ministre des candidats pour les places de professeur aux écoles des Beaux-Arts de Paris et des départements; de directeur pour l’Académie de Rome, etc. Elle se compose de 40 membres, ainsi divi- sés : peintres, 14; sculpteurs, 8; architectes, 8; graveurs, 4 ; compositeurs de musique, 6 ; et de plus, un secrétaire perpétuel et 10 membres libres. Académie des Sciences morales et politiques. Elle s’occupe spécialement des questions de philosophie, de morale, de législation,droit public, jurisprudence, économie politique, statistique, histoire générale ; elle publie des mémoires et décerne des prix. Le nombre de ses membres est de 50. Elle a 6 académiciens libres, 5 associés étrangers, 30 cor- respondants et 40 au plus. Les nominations aux places vacantes sont faites par chacune des académies au scrutin secret. Académie impériale de médecine. Elle fut instituée en 1820 pour répondre aux demandes du gouvernement sur tout ce qui intéresse la santé publique, et particulièrement les épi- démies, la vaccine, les remèdes nouveaux, etc. Elle se com- pose de médecins, de chirurgiens et de pharmaciens, et remplace la Société royale de médecine fondée en 1776 et supprimée en 1793, et l’Académie royale de chirurgie fon- dée en 1731 et dissoute en 1793. Elle publie des mémoires, un bulletin, et décerne des prix. Elle a 40 membres titu- laires, plus des associés libres reguicoles et étrangers. La ville de Paris renferme un grand nombre de sociétés savantes (73 environ ), dont les principales sont : la Société asiatique, fondée en 1822, pour le progrès des études orien- tales ; la Société des Antiquaires de France, fondée en 1806 ; la. Société de l'histoire de France, fondée en 1833 ; la Société de l’Ecole des chartes, fondée en 1839 ; la Société de Géographie, fondée en 1821, et la Société impériale et centrale d'Agricul- ture, fondée en 1761. Toutes publient des mémoires ou des journaux. Les sociétés savantes répandues dans les divers départements de la France sont au nombre de 220 environ. Celles qui se font remarquer par le nombre et la valeur de leurs travaux sont : la Société des Antiquaires de Picardie^ fondée en 1836 ; celle de Normandie, 1824 ; de la Morinie, 1833 ; la Société impériale et centrale d'Agriculture, Sciences et Arts du départ, du Nord, 1799 ; Y Académie impériale des Scien- ces, Belles-Lettres et Arts de Rouen, fondée en 1744, et la So- ciété libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du départ, été l’Eure, 1807. En Allemagne : les Jurandes de Mayence, Strasbourg, Nuremberg, Ulm, Augsbourg et autres villes, sociétés dont les membres s’appelaientil/«!s(er-saenperj (maîtres-poë- tes), xiv®-xvi® siècle ; la Société Littéraire du Rhin, en 1480 (Soc. Litteraria Rhenana] ; la Société des Fructifiants, fondée par le maréchal Teutschleben à Weimar en 1617, dissoute en 1668 ; Y Ordre des Bergers et des Fleurs de la Pegnitz, société fondée k Nuremberg en 1644; la Société des Beaux - Esprits allemands, fondée à Hambourg par Ph. de Zesen au xvii® siècle ; Y Académie nommée Léopoldine en 1677, mais fondée par Bausch, vers 1652, à Schweinfurt, en Bavière, sous le titre d'Académie des Curieux de la Nature; l’Académie Royale des Sciences de Berlin, fondée par Frédéric I®® en 1700 : elle publie des mémoires qui furent d’abord écrits en latin ou en français, et le sont auj. en allemand; la Société de Geettingue, fondée en 1733; enfin la Société de Munich, fon- dée en 1760. En Danemark ; la Société des Antiquaires du Nord, qui publie des Mémoires en français, en anglais et en danois. En Suède ; YAcaclémie d’Upsal, fondée en 1710, pour l’étude des langues du Nord, et l'Académie des Sciences de Stockholm, fondée en 1739. Elle publie des mémoires. En Russie : Académie Impér. des Sciences de Saint-Péters- bourg, fondée en 1724. Elle publie des mémoires écrits pour la plupart en latin ou en français. Les première sont de 1728. En Angleterre : la Société Royale de Londres, fondée à Oxfoi’d en 1645, transférée à Londres en 1662. Elle publie des mémoires. En Italie: l’Académie des Arcades, société poétique fondée à Rome en 1690, et nommée ainsi de ce que chaque membre prend le nom d’un berger d’Arcadie; Y Acad, délia Crusca, fondée à Florence en 1582, société littéraire, qui a publié un excellent Dictionnaire de la langue italienne, dont la 1®® édit, est de 1612; l’Académie del Cimenta, fondée à Flo- rence en 1657 , par le cardinal Léopold de Médicis, pour](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


