Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
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![ACI-REALE, peut-être l’anc. Xiphonia, v. de Sicile, à 15 kil. N.-E. de Catane, au pied de l’Etna, et bâtie sur la lave; port à l’embouchure de l’Acis, dans la Méditerra- née ; 24,831 hab. Evêché, citadelle, eaux minérales. On montre aux environs la caverne de Pol.vphême et la grotte de Galatée. Comm. actif en vins, fruits, coton, cire et ou- vrages de filigrane; ch.-l. d’un arr. de la prov. de Catane. AGIS, berger de Sicile, fils de Faune, aimé de Galatée. Polyphême, son rival, l’écrasa sous un rocher. Les Dieux changèrent Acis en fleuve. AGIS. V. Aciliüs. ACITODUNUM, v. del’anc. Aquitaine, chez les Lémo- vices, auj. Ahun. ACK (pays Ôl], Pagus Aynensis, dans l’anc. Bretagne, cap. Lesneven, arr. de Brest (Finistère). ACKERMANN (Jean-Christian-Théophile), médecin, né à Zeulenrode dans le Vogtland en 1756, m. en 1801. Elève de Baldinger à léna, puis de Richter et Weisbey à Goettingne, il enseigna quelque temps à Halle, puis revint pratiquer la médecine dans sa patrie. Il fut nommé en 1786 professeur de chimie à Altdorf, où il enseigna ensuite la médecine jusqu’à sa mort. Il a traduit et propagé en Alle- magne beaucoup de livres des autres pays, entre autres les ouvrages de Tissot et de Romazzini ; il a publié des com- mentaires sur plusieurs auteurs anciens et collaboré à l’édi- tion de la Bibliotheca græca de Fabricius, publiée par Harles, Hambourg, 1790-1796. Ses biographies d’Hippocrate, Ga- lien, Rufus, etc., sont des chefs-d’œuvre. V. leSupplém. ACOLHUACANS ou ACOLHUES, peuple qui occupa le Mexique avant les Aztèques. ACOMAT ou ÉTIENNE, fils d’un prince d’Esclavonie, vit son père épouser sa fiancée. Désespéré, il se retira en | Turquie, se fit musulman, quitta le nom d’Étienne, devint | gendre et grand-vizir de BajazetH, et se montra toujours j favorable aux chrétiens. C’est lui qui fit permettre à Jean Lascaris de fouiller les bibliothèques de la Grèce devenue musulmane. Il mourut après 1511. ACONCAGUA, prov. du Chili, bornée au S. par celles de Valparaiso et de Santiago, à l’E. par les Andes, et au N. parla prov. deCoquimbo; sol fertile. Ch.-l. San-Fe- lipe-el-real, v. de 8,000 hab., dans une riche vallée ; aux environs, mines abondantes d’or, d’argent et de cuivre. La rivière d’Aconcagua, qui donne son nom à cette pro- vince et la divise en deux parties, sort des Andes et se jette dans le Grand-Océan; pop. de la prov. 111,504 hab, ACONZ (Etienne-Kover), archevêque de Sunik et abbé général de la congrégation des Mekhitaristes de S. Lazare, à Venise, né en Transylvanie en 1740, d’une noble famille arménienne, m, en 1824 à Venise, Il était très-versé dans les lettres sacrées et profanes, et gouverna la congréga- tion avec éclat pendant 24 années. Parmi ses nombreux ouvrages on distingue : une Géograjihie universelle, en 11 vol. in-12; Venise, 1802-1816; Introduction à la Géographie uni- verselle, 1 vol. in-12; un Cours de rhétorique, Venise, 1775 , 1 vol. in-8“; Vie de l'abbé Mekhitar, Venise, 1810, 1 vol. in-8° ; un Traité historique de l'ancien et du nouveau Testament, en 7 vol. in-8», Venise, 1819-1824; Histoire des Conciles œcuméniques, abrégé de celle de Mansi. Son éloge a été fait par Mgr Pianton, et publié à Venise en 1825. C’est sous I son administration que Napoléon, supprimant tous les couvents à Venise ( 1810), fit une exception en faveur de la bienfaisante institution des Mekhitaristes. C—A. AÇORES, groupe d’ilesdans l’Océan Atlantique, en face de la côte N.-O. de l’Afrique, appartenant au Portugal, et formant un gouvernement. Elles sont comprises entré 36° 59” et 39° 44” de lat. N.; 27“ 35' et 33° 27' de long. O. Superf., 2,376 kil. carrés; pop., 240,113 liab.Ces îles, de formation volcanique, couvertes de montagnes de lave et sujettes à de fréquents tremblements de terre , sont : Florès, Corvo, Terceire, Saint-Georges , Pico, Fayal, Graciosa, Saint-Michel, et Sainte-Marie. Sol fertile : grain.s, oranges, citrons, vins excellents. Les Açores forment 3 départements : Jçores méridionales, cli.-l. Angra (Terceire) ; — occidentales, ch.-l. Horta iFayali ; —orientales, ch.-l. Ponta-Delgada (S'-Michel). Découvertes au xv° siècle, par un vaisseau flamand, et l eoonuues par le portugais Cabrai en 1432, elles étaient désertes et couvertes de forêts ; il les fit défricher. ACOS'TA (Joseph d’), jésuite espagnol, né v. 1539, m. en 1600, passa en 1571 en Amérique et fut le second pro- vincial du Pérou ; il revint en 1588. Il mourut recteur à Salamanque. On a de lui : Histoire naturelle et morale des Indes [en espagnol), Séville, 1590, in-4°, très-estimée et trad. en français par Rob. Régnault, 1598, 1606 et 1616, in-8° ; De Promulgatione Evangelii apud Barbares, Salaman- que, 1588. in-8°, etc. ACOSTA (Uriel ), gentilhomme portugais, né à Oporto vers la fin du xvi° siècle. Après s’être converti avec ardeur au judaïsme, il eut des doutes sur la question des peines et des récompenses, publia un livre contre l’immortalité de Tàme, et fut excommunié et emprisonné à Amsterdam où il s’était réfugié. Devenu sceptique, il consentit cepen- dant à une expiation religieuse; mais avant de la subir il se tua par orgueil, en 1647. On a de lui ; Exemplar vilæ humanœ, où il a exposé ses aventures et ses doutes (im- primé à la fin de VArnica collectio de Limborch) ; Tratado de VImmortalilade da aima, Amst.^ in-8°, etc. ACQUAPENDENTE, v. des États de l’Église, à l’O. dOrvieto; 3,400 hab., évêché; construite sur un rocher d’où tombe une belle cascade. ACQUAVIVA, V, du roy. d’Italie, dans la prov. et à 25 kil. S. de Bari; 7,843 hab. V. Aquaviva. ACQUI, Aquæ Slatiellœ , v. du roy. d’Italie , dans la province d’Alexandrie, sur la Bormida, à 31 kil. S.-O. d’Alexandrie; 9,350 hab. Fabr. de, soieries. Evêché; eaux thermales; ruines d’un aqueduc romain. Elle est défendue par une citadelle. Les Espagnols la prirent en 1745 , les Piémontais en 1746; les Français y battirent les Autri- chiens et les Piémontais en 1794; auj, ch.-l. d’arrondiss. ACRA, ANKRAM ou INKRAN, v. maritime, capitale du roy. de son nom dans la Guinée supérieure sur la Côte- d’Or, par 5° 35’ lat. N.; 7® 12' long. O.; 12,000 hab. C’est le point le plus favorable au commerce sur cette côte ; aussi les Anglais y ont des forts [James-Fort, Chrisliansborg ), et les Hollandais Crèvecæur. ACRÆ , V. anci. de Sicile, au S.-O., près de la source de l’Anape, colonie de Syracuse; auj. Palazsuolo.—V. d’Etolie, situation incertaine. ACRAGAS, nom grec d’AGRiGENTE. ACRAGAS ou AGKAGAS, riv. de Sicile, au pied des murs d’Agrigente. Ce n'est qu’un petit torrent encaissé dans de profondes ravines, auj. Fiume di San Biago. AGRE, mesure de superficie employée autrefois en France et valant d’ordinaire un arpent et demi. Elle est encore usitée eu Angleterre, où elle vaut en mesures fran- çaises 40 ares 47 centiares, et en Ecosse, où elle vaut en mesures françaises 51 ares 42 centiares ; en Irlande, où elle vaut en mesures françaises 65 ares 54 centiares, et en Saxe, où elle vaut 55 ares 9 centiares. ACRE ou SAINT-JEAN-D’ACRE, anc. AccootPtolemais, V. forte de la Turquie d’Asie, dans Teyalet de Sa'uia, ch.-l. du liv^ah de son nom, à 110 kil. N.-N.-O. de Jérusalem, au pied du Carmel, sur la Méditerranée et dans la baie de son nom ; deux bazars ; entrepôt du commerce de coton de la Syrie ; port assez bon, quoiqu’on partie comblé. Ce lieu fut d’abord occupé par une ville hébraïque ou phénicienne nommée Acco, et qui devint florissante sous la domination des Ptolémées d’Égypte, qui lui donnèrent le nom de Ptolémaïs. Sous les Romains, elle devint colonie; eu 636, elle fut prise par les Mahométans, qui la nommè- I rent Akka. Prise par les chrétiens à la suite de la croi- j sade, 1104, et reprise par Saladin, elle fut prise, en 1191, après un siège mémorable de 22 mois, par les deux rois Philippe-Auguste etRichard Cœur-de-Lion. Elle reçut alors le nom de Saint-Jean-d’Acre d’une magnifique église qu’y élevèrent les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et I devint, pendant-un siècle, le centre de la puissance et du I commerce des chrétiens en Orient. Reprise par les Turcs et ruinée, elle se releva au xvm° siècle, sous le pacha Djez I zer, et ré.sista à Bonaparte en 1799. Le 27 mai 1832, elle I fut prise par Ibrahim-Pacha, fils du vice-roi d’Égypte, ' après un siège très-meurtrier de 5 mois et demi, et la paix de Kiutahia, 14 mai 1833 , la donna au vice-roi avec toute la Syrie et l’Asie mineure jusqu’au Taurus. Elle commen- çait à peine à se relever, quand elle fut bombardée 2 jours par la flotte anglo-austro-turque, sous les ordres du commo- dore Napier (4 nov. 1840). Méhémet-Ali perdit alors cette ville avec toute la Syrie ; 10,000 hab. ACRISIUS, arrière-petit-fils de Danaüs et frère jumeau de Prœtus ; il chassa celui-ci du royaume d’Argos ; mais I Prœtus étant revenu avec des Lyciens et ayant pris Tiryn- the, que les Cydopes fortifièrent pour lui, les deux frères I firent un partage; Aci'inius reçut Argos. D’Eurydice, fille de LacédémoJi, il eut une fille, Danac. Il fut tue par son petit-fils Persée. ACROCERAUNIENS (monts), c.-à-d. sommets exposés à la foudx’e, auj. monts de la Chimère, chaîne de la Grèce ocoid., dans l’Èpire, dont elle forme la côte abrupte. — Partie N.-E. du Caucase, sur la côte de la Caspienne. ACRUCÜRINTHE. F. Corinthe. ACRÜN , héros étrusque , né à Cortone , fut tué par Mézence.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


