Volume 1
Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants.
- Charles Dezobry
- Date:
- 1869
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Credit: Dictionnaire général de biographie et d'histoire : de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères ... / par Ch. Dezobry, Th. Bachelet, et une société de littérateurs, de professeurs et de savants. Source: Wellcome Collection.
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![marine, de la guerre, directeur des finances, et finalement ( I7fi5) premier ministre, au moment même où Charles III d’Espagne, père de Ferdinand, exigeait son renvoi. Tout puissant dés lors et étroitement lié avec lord Hamilton, am- bassadeur d’Angleterre, il fut toujours hostile à la France, et même, après avoir conclu la paix (oct. 1796 ), à la con- tlition de retirer tout secours à ses ennemis, poussa, dès l’année suivante (avril etnov.), Ferdinand à entrer dans une nouvelle ligue contre elle, et à faire dans les Etats romains une invasion, que Championnet, vainqueur des Napolitains {V. Mack|, punit en fondant la république parthénopéenne (janv. 1799). Rentré à Naples avec Fer- dinand peu de mois après, il fut, sur la demande de la France, écarté des affaires lors du traité de 1801, mais ne quitta définitivement le ministère qu’en 1803. Il se retira en Sicile, détesté de tous, et y mourut en 1808. R. ACTUAIRE, scribe sténographe qui recueillait les dis- cours des orateurs au Forum et au sénat. — Intendant des vivres militaires sous le Bas-Empire. Il était nommc- par l’empereur. C. D—y. ACTUARIUS, médecin grec qui vivait vers la fin du xiii® siècle et au commencement du xiv«. Son vrai nom est Jean, fils de ^Zacharie; mais il est plus connu sous celui (TActuarius (AxTouapio;), titre de la plupart des méde- cins de la cour dans les derniers temps du Bas-Empire. On peut le considérer comme le dernier médecin grec et l’un des plus importants. Ses ouvrages sont des compilations raisonnées faites surtout aux dépens de Galien; il paraît avoir le premier introduit en Europe l’usage des purgatifs doux ( casse, manne, etc.) ; il avait eu connaissance des écrits des Arabes, probablement pardestrad. grecques. Pour quel- ques parties de ses ouvrages, nous n’avons que des trad. iatines ; 1» De Actioiiibus et affeclibus spiritus animalis hujus- qiie nulrilione, en 2 liv.; c’est un traité d’hygiène; publ. en grec, Leipsick, 1774, in-8® ; 2® Methodus medendi et de medicamenlis composais, en 8 liv.; publié en partie en grec par Ideler [Physici et medici græci minores, Berlin, 1841, in-8®]; 3® De Urinis, 7 liv.; en grec, collection d’Ideler. Les ouvrages d’Actuarius ont été réunis en latin : Paris, 1556, in-8° ; Lyon, 1556 , in-8®, et dans la collection des Artis medicæ principes, d’Étienne. D—G. ACTUS, mesure agraire des anciens. Il y avait l’actus carré de 120 pieds, ou 12 ares 64 centiares, et le petit actus de 120 pieds de long sur 4 de large, valant 42 centiares. — Voie agraire de la largeur d’un char, pour la circulation des chariots et des troupeaux. — Sillon de 120 pieds de long (35®'56) qu’un bœuf de labour traçait sans s’arrêter. ACUNHA ( Maison d’). Noble famille portugaise, dont une branche alla s’établir en Castille en 1397. Branche portugaise. acünha (Tristan d’), nommé en 1504 gouverneur des Indes, mais momentanément aveugle, il ne put accepter. Il partit en 1506 avec Albuquerque pour rejoindre Fran- çois d’Ahneida, nommé vice-roi à sa place, visita en détail Madagascar, récemment découverte par Laurent d’Al- meida, et découvrit lui-même ( V. Tristan ) les îles aux- quelles son nom est resté. ACUNHA (Nuno d’), fils de Tristan, vice-roi des Indes en 1528. La ruine complète du sultan de Cambaye Badhour, l’ennemi le plus redoutable que les Portugais eussent ren- contré , et la fondation de la forteresse de Diu, 1535, ne purent l’empêcher d’être disgracié par Jean III en 1539 ; il mourut sur le vaisseau qui le ramenait en Europe chargé de chaînes. ACUNHA (Rodrigue d’), archevêque de Lisbonne, l’un des principaux chefs de la conjuration qui, en 1640, rendit rindépendance au Portugal, et mit sur le trône la maison de Bragauce. Il fut chargé du gouvernement provisoire. Branche espagnole. ACUNHA (Antonio Osorio d’), évêque de Zamora, em- brassa avec ardeur le parti des Communeros contre Charles- Quint, leva un régiment de prêtres, et se fit nommer archevêque de Tolède par les insurgés. Arrêté après la ba- taille de Villalar, 1521, il tenta en vain de s’échapper après avoir tué son gardien, et fut exécuté. ACUNHA (Carillo d’), évêque de Siguenza, et plus tard archevêque de Tolède. Ministre de Henri IV de Castille, puis disgracie comme ami des grands et vendu à l’Aragon, il opposa au roi son frère Alphonse, 1463, et, après la mort d’Alphonse, 1468, sa sœur Isabelle. Plus tard, jaloux du cardinal Mendoza, il soutint la princesse Jeanne contre Isabelle, devenue reine, prit part à la bataille de Toro en 1476, comme il avait en 1467 pris part à celle de Médina del Cainpo, lutta deux ans encore, et n’obtint sa grâce, en 1478, qu’en rendant toutes ses forteresses. Il mourut en 1482. V. Henri IV et Isabelle. R. ACUSILAUS d’Argos, contemporain de Solon, logogra^ plie, avait composé une chronologie des rois d’Argos auj. perdue. V. Fragments des historiens grecs (collect. Didot). ACUTO (Jean). V. IIawkwood. ADAD REMMON, ou Mageddo, v. de Judée (tribu de Manassé), au N.-O. de Samarie; Néchao, roi d’Égypte, y vainquit, vers 609 av. J.-C., Josias, roi de Juda. Les Ro- mains la nommèrent Maximianopolis. ADALBERüN, archevêque de Reims en 969, et chance- lier sous les rois Carlovingiens, Lothaire et Louis V, donna aux écoles de Reims un grand renom et sacra Hugues Ca- pet en 987. Il mourut en janvier 988. ADALBÉRON, Surnommé ascelin , évêque de Laon en 977, né au milieu du x® siècle, en Lorraine, élève de Ger- bert à Reims, un des plus savants hommes de son temps, livra à Hugues Capet son rival carlovingien Charles, duc de Lorraine. Il mourut en juillet 1030. H avait dédié au roi Robert un poème satirique et allégorique sur les affaires du temps qu’on trouve au 10® vol. des Historiens de France. AD ALBERT (Saint) , évêque de Prague, né en 939, m. en 997. Il prêcha l’Evangile en Hongrie, en Pologne, et en Prusse, où il soufl’rit le martyre et dont il fut le premier apôtre. On le croit auteur du chant guerrier et national de Pologne Boga-Rodzica. Fête, le 29 avril. ADALBERT , iiom de plusieurs marquis et ducs de Tos- cane au moyen âge. Le plus connu est Adalbert II le Riche, 890-917, père de Gui et de Lambert. G. ADALBERT, fils de Bérenger II, roi d’Italie ; associé à la couronne dès 950, il la perdit avec son père, 961, erra ti'ois années sur les mers, et mourut, dit-on, à Autun. G. ADALGISE, fils de Didier, roi des Lombards, avait épousé une sœur de Charlemagne, soutint, contre les troupes de ce prince, un siège dans Vérone, en 774, s’en- fuit à Constantinople, et fut tué, en 788. ADALHARD, cousin de Charlemagne, né en 753, m. en 827, fut abbé de Corbie, puis ministre de Pépin et de Bernard, rois d’Italie, et encourut pendant 7 ans la dis- grâce de Louis le Débonnaire. Membre de l’Ecole pala- tine de Charlemagne, il a laissé quelques écrits. ADALIA ou SATALIEH, anc. Atlalia ou Olbia, v. for- tifiée de Turquie d’Asie, à 420 kil. S.-E. de Smyrne; port sur la Méditerranée, dans le golfe de son nom ; résidence d’un pacha et d’un archevêque grec. Beaucoup de ruines de l’anc. Attalia, située sur la frontière de Pamphylie et fondée par Attale H, Philadelphe ; 18,000 hab. M. ADAM, premier homme et père du genre humain. Dieu le eréa à son image et ressemblance le 6® jour de la créa- tion, c’est-à-dire à la 6® époque du monde ; il forma son corps du limon de la terre (Adam veut dire en hébreu homme et terre], et le plaça dans le paradis terrestre en lui défendant de toucher aux fruits de l’arbre de la science du bien et du mal. Adam, entraîné par Eve, sa femme, désobéit, fut chassé du Paradis et assujetti à la mort, ainsi que toute sa race, infectée comme lui du péché origi- nel ; mais à qui Dieu promit un rédempteur. Il fut le père de Caïn, d’Abel, de Seth, ainsi que d’autres fils et tilles dont la Genèse ne donne pas les noms. Il vécut 930 ans. ADAM DE BRÊME, chanoine à Brême en 1067 , et direc- teur de l’école de cette ville, a composé une Histoire ecclésiastique des églises de Hambourg et de Brème, de 788 à 1072, en latin; Copenhag., 1579, in-l“; Helmstædt, 1670, in-4®. Nous n’avons pas de livre plus précieux sur l’histoire de l’établissement du christianisme dans le N. de l’Europe. Sou style est simple et coulant, mais ver- beux, et il semble, à son inexactitude, qu’il cite presque toujours de mémoire. Il avait fait très-jeune un voyage en Danemark, où le roi Suénon Estrithson lui avait donné lui- même de précieux renseignements, d’après lesquels il écrivit son livre De SituDaniæ, etc., Leyde, 1629. V. Lin- debrog, Scriplores rerum germ. septentrionales, Hamb., 1706. F. surtoutPertz, Jl/onumento Germamœ^ vol. IX. A. G. ADAM, dit l’ÉcosSAis ou le Prémontré, religieux pré- montré du XII® siècle. S‘ Norbert l’envoya enseigner et prê- cher dans l'Ecosse, sa patrie. Devenu évêque de 'VlTthern, il mouruten 1180. L’éd. de ses Œuv., Anvers, 1639 in-fol., contient des sermons, des traités dogmatiques et des lettres. ADAM DE LA HALE , dit LE BoÇU D'ArRAS , trOUVèl’e français du XIII® siècle, suivit à Naples Robert II, comte d’Ar- tois , en 1282. Il composa pour les divertissements de la cour de Naples le Jeu de Robin et de Marion, comédie pas- torale, qui eut un grand succès. Il mourut à Naples vers 1287. On peut le compter parmi les créateurs du théâtre en France. Ses Jeux, qui ont précédé les mystères et les sotties, contiennent de vives saillies et des traits comiques.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24873512_0001_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


