Sémiologie des affections du système nerveux / par J. Dejerine.
- Joseph Jules Dejerine
- Date:
- 1914
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Credit: Sémiologie des affections du système nerveux / par J. Dejerine. Source: Wellcome Collection.
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![('l de solutions de dix en dix fois plus diluées. Ces auteurs cherchent successivement la plus grande dilution que le sujet distingue de l’eau distillée et la plus grande solution où se reconnaît l’odeur de camphre. Dans le premier cas, on a le minimum de sensation, dans le deuxième, le minimum de perception. VALEUR SÉMIOLOGIQUE DES TROUBLES DE L’OLFACTION Les troubles de l’odorat qui se rencontrent dans les affections ner- veuses sont Y anosmie, l’hyperosmie, les perversions et les hallucinations olfactives. L'anosmie est d’ordinaire incomplète; elle peut très bien ne pas porter sur toutes les odeurs également. Elle est plus marquée quand les Doubles du goût s’y ajoutent. Elle n’indique pas toujours une altération des nerfs olfactifs, loin de là. Le trijumeau, par son action trophique et vaso- motrice sur la muqueuse nasale, peut modifier profondément l'odorat; il est souvent en cause dans les troubles olfactifs des maladies nerveuses car fréquemment l’anosmie s’y accompagne d’une diminution de la sensi- bilité tactile de la muqueuse nasale avec perte de l’éternuement réflexe. On a décrit une anosmie congénitale qui tient à l'absence de dévelop- pement des nerfs ou de l'un des centres olfactifs. L’anosmie sénile, par atrophie des nerfs olfactifs [J.-L. Prévost 1866)],et l’anosmie de la méno- pause sont souvent précédées de troubles subjectifs vagues mais très durables. Avant d’attribuer l’anosmie à une cause nerveuse, on recher- chera s'il n’y a pas une affection dans les fosses nasales ou à son voisi- nage; on pensera aux anosmies toxiques, à celle du diabète, et à la dimi- nution de l'odorat si fréquente dans l'otite scléreuse. Les malades atteints dltgperosmie perçoivent parfois des odeurs excessivement faibles; mais le plus souvent, ce sont les odeurs faibles qui deviennent désagréables et provoquent même, surtout chez les névro- pathes, des accidents réflexes, nerveux ou digestifs : céphalée, migraine, nausées et vomissements. L'hvperosmie existe parfois dans la grossesse. Dans la parosmie les troubles subjectifs consistent d’ordinaire en une perversion des sensations olfactives; ils accompagnent soit une diminu- tion, soit une hyperesthésie de l’odorat. Au degré le plus faible, les ma- lades confondent les odeurs les unes avec les autres; cette parosmie se rencontre fréquemment chez les anosmiques en voie d’amélioration. A un degré plus avancé, ils trouvent une mauvaise odeur aux meilleurs par- fums. Pour pouvoir affirmer l’existence de celte parosmie, il faut bien examiner les fosses nasales qui parfois peuvent être la source réelle des odeurs fétides. Les hallucinations de l’odorat peuvent se rencontrer chez les hysté- riques.-Elles sont fréquentes surtout chez les aliénés. Les troubles de I olfaction n'attirent pas souvent l’attention dans les maladies du système nerveux. Dans les affections organiques du cerveau,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24974894_1205.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


