Copy 1, Volume 1
Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance / par Henri Rose. Traduit de l'allemand, sur la seconde édition, par A.-J.-L. Jourdan.
- Heinrich Rose
- Date:
- 1832
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance / par Henri Rose. Traduit de l'allemand, sur la seconde édition, par A.-J.-L. Jourdan. Source: Wellcome Collection.
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![déjà traité fort au long de ces dissolutions dans la pre¬ mière partie du volume, je puis me dispenser d’énumérer les caractères par lesquels les gaz qui les produisent diffè¬ rent les uns des autres. Les sept derniers gaz, qui jouissent d'une moindre so¬ lubilité dans l’eau, sont très-faciîesà reconnaître et à dis¬ tinguer les uns des autres, quand ils se trouvent mêlés avec d’autres gaz.Parmi eux, le gaz acide carbonique, le gaz acide sulfureux etlegaz chlore ne brûlent point au contact de l’air atmosphérique : tandis que le gaz cyanogène , le gaz sulfîde hydrique, le gaz sélénide hydrique et le gaz telluride hydri¬ que brûlent quand on les enflamme à l’air. Il suffit déjà des moindres parcelles de ces quatre derniers pour les recon¬ naître également à l’odeur qu’ils exhalent, en particulier le gaz cyanogène et le gaz sulfîde hydrique , qui jouissent d’une odeur très-prononcée, mais fort différente pour tous deux. Au reste, les propriétés dontiladéjà été parlé p. 554 ? p. 3i8, p. 346 etp. 348, sontsuffisantespour faire distinguer sûrement ces quatre gaz l’un de l’autre. Quant aux trois qui ne sont pas combustibles, le gaz chlore et le gaz acide sul¬ fureux diffèrent, parleur odeur lorteetspéciale, dugazacide carbonique, qui est inodore, et qui, agité avec de l’eau de chaux, est absorbé par ce liquide, dans] lequel il fait naître un précipité blanc susceptible d’être redissous par presque tous les acides solubles. Comme les divers gaz se reconnaissent sans peine lors¬ qu’ils sont exempts de gaz étrangers, de même aussi il n’est pas , dans la plupart des cas , très-difficile de les re¬ connaître quand il se trouvent mêlés avec d’autres gaz. Celle distinction ne présente des difficultés que dans cer¬ tains cas dont je parlerai plus loin , et alors il n’est, à pro¬ prement parler, possible d’y arriver qu’au moyen d’une analyse quantitative. Un très-grand nombre de gaz ayant la propriété de se décomposer mutuellement, il n’est pas possible que tous ceux qui ont été nommés p. 54^ ? exis¬ tent en même temps dans un mélange gazeux.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29327283_0001_0566.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


