Des deplacements de la matrice en arriere pendant la grossesse / par N. Charles.
- Charles N.
- Date:
- 1878
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des deplacements de la matrice en arriere pendant la grossesse / par N. Charles. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
40/296 (page 36)
![Ous. XXI. - Utérus rétroversé pris pour une môle; rupture du vagin A mort, autopsie; par M. Greubkr, de Dresde (1). - Une sage-femme fut appelé» le soir, auprès d'une femme logée dans une misérable cabane, et couchée su«J In paille. Cette malheureuse se plaignait d'un sentiment de forte pression, dit] téncsmes dans le bas-ventre, de douleurs au sacrum et de constipation. Un médecin arriva à huit heures. Le visage de la malade était décomposé, pâle-j le pouls très petit ; elle se plaignait de violentes douleurs et perdait du sanJ par la vulve. Présumant que la tumeur était une môle, le médecin se mil à |3 tirer en divers sens : pendant ces tractions, il s'écoula environ deux litreJ d'eau, les douleurs et l'hémorrhagie s'accrurent. Un docteur en médecine fin] requis, et reconnut une rétroversion de la matrice; à minuit, la patiente! mourut. On trouva à l'autopsie line tumeur grosse comme la tête d'un enfant, faisan issue hors de la vulve. Cette tumeur était formée par les ovaires et tout lecorp» de l'utérus qui faisaient hernie à travers une déchirure de la paroi postérieur du vagin. La matrice était renversée en arrière de telle sorte que son col étaj encore contenu dans le bassin, elle contenait un embryon de la grosseur d'ui œuf de poule. Le rectum était d'un rouge intense; la vessie, vide, était injectée à sa partie inférieure. Dans le cas suivant l'erreur de diagnostic était inévitable au moment dJ l'entrée de la malade à l'hôpital; si l'autopsie n'avait pas été convenablement pratiquée, personne n'aurait même probablement soupçonné la cause de toui ces maux : les symptômes de la péritonite, suite du déplacement utérin abani donné à lui-même, masquaient complètement les autres et empêchaient, peni dant la vie, tout examen local. Obs. XXII. — Rétroversion prise pour une péritonite; mort, autopsie; paa Gougis (2)'. — Une femme, de 2G ans, très-forte, mariée depuis quelques mois' occupée à des travaux pénibles, éprouvait depuis quelque temps des douleur' dans les lombes et à l'hypogastre, quelquefois de la constipation et de la doui leur en urinant, lorsque le 14 mars 1813, enceinte de trois mois environ, ayam sur le dos un sac très pesant, elle fit une chute. Dans le même moment, doui leur vive à Phypogastre avec un sentiment de déchirement dans les lombes- elle fut conduite chez elle. Depuis ce temps jusqu'au 17 du même mois qu'o l'amena à l'hôpital, elle avait beaucoup souffert : constipation opiniâtre, impos sibilité d'uriner, sentiment d'un poids insupportable au fondement, fièvr continue. Gougis constata : ventre généralement douloureux, surtout en bas tendu, rénitlent; douleur atroce au fondement et vers le pubis ; impossibilil d'uriner et d'aller à la selle; sentiment de chaleur interne et cuissons doulou reuses dans l'intérieur des parties génitales, avec gonflement considérable de' grandes lèvres et des environs île la vulve; pouls vif, fréquent, très-serré- chaleur de la peau très-intense; respiration fréquente, pénible; nausées, cU On crut à une péritonite aiguë, sans comprendre l'état des parties génitale (1) Monalsc/irifl, fur gcburstkundc, etc. Berlin, 1857. (2) Gougis, Tlicsc de Paris, 1817. Obs. Ir'\](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21711513_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)