L'homoeopathie à l'Académie de Médecine de Belgique en 1878 : réponse au rapport académique de M. le dr. Cousot sur le mémoire relatif à l'arsénicisme / par le docteur Gailliard.
- Gailliard, Delphin Louis.
- Date:
- 1878
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Credit: L'homoeopathie à l'Académie de Médecine de Belgique en 1878 : réponse au rapport académique de M. le dr. Cousot sur le mémoire relatif à l'arsénicisme / par le docteur Gailliard. Source: Wellcome Collection.
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![Le hasard et Vimitation de ce qu^on observe cliez les animaux agrandirent le champ de la tradition instinctive. La pratique de la médecine^ abandonnée jusque là au dévoue- ment personnel^ servait trop bien Tautorité et son prestige pour ne pas devenir un des attributs des potentats et des prêtres païens. Dominée bientôt par le mysticisme, la thérapeutique à'instinct et di imitation subit un mouvement de recul. Aux Indes, les médecins que Ton nommait Hylobiens et qu^il faut distinguer des sorciers et des magiciens, étaient empiriques et guérissaient surtout par Remploi de moyens externes. Leurs connaissances se conservaient par la tradition orale. Dans 1^Extrême-Orient, la médecine était un mélange à'emjn- risme, di astrologie et de superstition. Pourtant dès les temps les plus reculés, Vexpérimentation physiologique des plantes semble avoir été en honneur en Chine. Le Pen-thsao est un traité très volumineux, répondant à neuf ou dix de nos volumes in-quarto ordinaires et dans lequel furent relatées toutes les connaissances des Chinois anciens en sciences médicales et en sciences naturelles. La médecine des Scythes était également un mélange d^em- pirisme, de magie et de sorcellerie. Les Assyriens étaient empiriques; ils avaient Thabitude d^exposer les malades à la vue des passants pour que chacun pût indiquer s^il connaissait des remèdes ayant guéri dans un cas semblable. Quand le malade guérissait, on suspendait dans le temple une table votive oii Ton indiquait sommairement ce dont le malade avait été atteint et ce qu^il avait fait. La civilisation égyptienne produisit un code médical, le Livre sacré, vrai recueil des observations populaires de plusieurs siècles. Hermès, le plus grand médecin de FBgypte, laissa ses connaissances inscrites sur des colonnes. Chez les Hébreux^ la médecine était probablement enijnrigue et pratiquée exclusivement par les lévites. La civilisation grecque dégagea la médecine des pratiques mystiques et créa un empirisme plus ou moins raisonné. Cepen- dant sous Esculape, les Asclépiades, Thaïes, Epiménide, Pythagore et les premiers Hippocrates, Tart médical n^était qu\in mélange à divers degrés de mysticisme, de philo sophisme et à! empirisme. C''est à cette époque qu^appartient une dissertation sur les poisons, ^' De lapidihus '\ écrite, croit-on, par Orphée, médecin-]3oëte qui vivait avant Homère.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21053625_0033.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


