Médecine et santé à Mayotte et dans sa région du XIXe siècle à nos jours / une production du Service éducatif des Archives départementales de Mayotte ; dossier pédagogique réalisé par Patrick Boissel ; coordonné par Latufat Abdoul-Kader.
- Mayotte. Archives départementales. Service éducatif.
- Date:
- 2013
Licence: In copyright
Credit: Médecine et santé à Mayotte et dans sa région du XIXe siècle à nos jours / une production du Service éducatif des Archives départementales de Mayotte ; dossier pédagogique réalisé par Patrick Boissel ; coordonné par Latufat Abdoul-Kader. Source: Wellcome Collection.
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![“L'état sanitaire des engagés Extrait d'un rapport du chef du service de Santé à Mayotte sur l'état sanitaire de cet établissement pendant le troisième trimestre 1848. + ANOM. MAD. 235/514 document 6 “Les origines de l’Assistance médicale indigène” Extrait de “Neuf ans à Madagascar”, ouvrage du général Galliéni. « Éditions Hachette, Paris, 1908, pp. 49-51 {< Il est fâcheux que la syphilis, si rare dans ces dernières années, s’y soit montrée tout à coup sur un aussi grand nombre. Ce n'est pas le seul reproche que nous ayons à faire aux Indiens venus de Pondichéry, c'est à eux que nous devons aussi la gale, les dartres, la varioloïde ®, infections pour ainsi dire inconnues ici avant leur arrivée. Nous demandons des mesures sévères pour arrêter ce fléau qui compromet autant la morale des populations neuves que la santé des Européens trop souvent portés vers des plaisirs beaucoup trop faciles. Les Indiens de Pondichéry et du Malabar comptent une grande quantité de malades depuis leur arrivée à Mayotte: cette population est chétive, beaucoup sont porteurs des tubercules ® et succomberont à la phtisie pulmonaire ; d'autres sont atteints d'affections chroniques de la peau : gale, lupus, syphilides, dartres. La fièvre intermittente est au moins aussi commune chez eux que chez les blancs. C'est le type tierce qui domine [...] Chez les Européens les accès sont quoti- diens. Il est regrettable qu'une sévérité plus grande n'ait pas présidé au choix qu'on était en mesure de faire, il est rationnel d'exiger des travailleurs une bonne constitu- tion, et l'absence de toute maladie contagieuse. Je crains qu'un oubli ou trop d'indulgence ne soit funeste à ces engagés pour lesquels je crains l'hivernage dans lequel nous entrons. Ces malheureux hommes et femmes sont dépourvus d'énergie et sont enclins à la plus insigne paresse. Ils encombrent chaque matin la salle des visites cherchant à simuler des maladies ou prétextant des indispositions pour se soustraire au travail. Ils mettent souvent le médecin dans cette fâcheuse inquiétude que laisse toujours après lui le doute du mal qu'ils accusent. J'augure mal des services qu'on pourra en retirer. () Forme atténuée de variole. (2) Nodule caractéristique de la tuberculose. Extrait d'une dépêche ministérielle adressée, le 15 juin 1849, { { à Monsieur le Commissaire de la République à Mayotte J'ai d'ailleurs appris avec regret qu’en cette circonstance les choix de l'admi- nistration de l’Inde avaient porté sur des hommes affaiblis ou atteint d'affections chroniques ; vos observations à ce sujet feront de ma part l'objet d'une communica- tion à l'autorité locale. {< Pacifier n'était pas le seul but à atteindre. J'avais aussi la mission de poursui- vre, suivant le voeu de la France, l'oeuvre de la civilisation sous les formes principales que celle-ci devait revêtir à Madagascar : développement physique et intellectuel de la race conquise, amélioration de l'état social, mise en valeur du pays par le travail indigène, l'outillage public et la colonisation. Le problème le plus urgent à résoudre et dont tous les autres n'étaient que des corollaires, était d'enrayer la dépopulation due à une dégénérescence physiologique qui se généralisait et s'accen- tuait de jour en jour dans toutes les parties de l'île. A es](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3222297x_0106.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)