Médecine et santé à Mayotte et dans sa région du XIXe siècle à nos jours / une production du Service éducatif des Archives départementales de Mayotte ; dossier pédagogique réalisé par Patrick Boissel ; coordonné par Latufat Abdoul-Kader.
- Mayotte. Archives départementales. Service éducatif.
- Date:
- 2013
Licence: In copyright
Credit: Médecine et santé à Mayotte et dans sa région du XIXe siècle à nos jours / une production du Service éducatif des Archives départementales de Mayotte ; dossier pédagogique réalisé par Patrick Boissel ; coordonné par Latufat Abdoul-Kader. Source: Wellcome Collection.
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![Né le 5 janvier 1936 à Sada Fonction actuelle 5 Infirmier à la retraite, agriculteur Parcours professionnel 1957-1958 Hôpital de Dzaoudzi 1959-1965 Affectation à à Acoua 1965-1966 Infirmier chef à l'hôp 1966 Misà où . AaMOron. ce gerer - École primaire à Sada et Chirongui - École d’infirmier à Madagascar Mon retour à Mayotte en tant qu'infirmier « À mon retour, j'ai été af- fecté à Bandrélé. Mais, finale- ment, je n'y Suis pas allé. En effet, le médecin exerçant à Dza- oudzi ayant appris que j'avais suivi une option épidémiologie durant mes études a décidé que j'allais rester avec lui. J'ai donc été affecté en service de salle où il y avait des malades atteints de tuberculose et de lèpre. Tout le monde me disait: “Tu vas soigner ces gens, tu seras contaminé !” Je leur répondais que j'avais l'habitude de les soigner. Ici, ils Sont 5 ou 6, mais là-bas [Madagascar], on trouvait 170 tuberculeux et 85 lépreux. Pourtant, on s’en est très bien occupé. Ce n'est pas contagieux si on suit bien les mesures d'hygiène. Mais per- sonne ne les connaissait ici. On vous donnait une blouse et on se prétendait docteur. » Mon expérience des tournées de villages « Lors des tournées, si la personne devait être envoyée à M. Boinahéry, lors d’une tournée de consultations (années 1980). + ADM. 12F122. © ADM l’hôpital, on le lui proposait. Si on pouvait la Soigner sur place, on le faisait. Au final, les gens n'étaient plus hostiles comme au début. À M'tsamboro, on soi- gnait beaucoup avec les serin- gues. Avec l'arrivée de l’exten- cilline, un antibiotique, au lieu de faire 9 à 12 piqûres, on n'en faisait plus qu'une. [...] Durant l'épidémie bacillaire, on utilisait la typhomycine et le ganidan. Par conséquent, les malades se méfiaient si on ne leur faisait pas de piqûres, et encore plus des comprimés. L’épidémie conti- nuait à s'étendre. Finalement, les chefs de village m'ont pré- venu que les gens refusaient de Ahmed Boinahéry, en 2012. + ADM. 5Fi106-1.© ADM prendre leurs médicaments. Un comprimé de typhomycine valait 125 CFA. Le médecin se demandait comment inciter les gens à prendre les comprimés. Je lui ai répondu: “C’est très facile. Utilisons les injections de cacodylate.” /...] Lorsque je distribuais les antibiotiques aux patients je leur faisais une piqûre et leur expliquais : “N faut impérativement prendre les comprimés pour que la piqûre soit efficace.” /...] Mais aussi que la piqûre n'était nécessaire que la première fois et qu'il fallait absolument continuer de prendre les comprimés. Et ça a fonctionné. » 58](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3222297x_0098.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)