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Credit: Recherches cliniques sur les anomalies de l'instinct sexuel. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University.
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No text description is available for this image![§ I. — Les Spinaux Parmi les centres localisés dans la moelle et préposés à divers actes réflexes, Bùdge a établi l'existence du centre génito-spinal. A l'état normal ces centres de l'érection et de l'éjaculation entrent en action sous une influence centrale (vue ou souvenir réveillant l'ap- pétit sexuel), ou sous une influence périphérique (sensation prove- nant des muqueuses génitales). Chez les spinaux ces centres fonc- tionnentisolément, indépendamment de toute participation cérébrale : tels ces idiots dénués de toute manifestation intellectuelle ou instinc- tive : chez eux persistent seuls les réflexes médullaires et l'on ob- serve l'onanisme machinal, automatique, réflexe. Nous avons cons- taté des cas de ce genre chez des idiots, même très jeunes (à deux et à trois ans). Cet éréthisme localisé aux centres génito-spinaux peut se montrer chez des dégénérés supérieurs; chez ces malades la coordi- nation de sentiments, d'instincts, de réflexes médullaires, et céré- braux qui sont les éléments de la vie génitale, est troublée. Un pria- pisme persistant s'établit, des sensations voluptueuses se produisent, la moelle entreen action sans que le cerveau ait provoqué ou partage son excitation. Nous n'insisterons pas sur le priapisme, que caracté- risent des érections intenses, prolongées, ne s'amendant pas par le coït; qu'il nous suffise d'avoir dit qu'il se montrait souvent sur un terrain névropathique. En revanche, il est un trouble fonctionnel sur lequel M. Magnan a attiré l'attention et qui survenant chez la femme est comparable au priapisme. Il cite le cas d'une déséquilibrée de 35 ans en proie par périodes à un éréthisme génital se traduisant par du prurit vulvaire, des sensations voluptueuses et sur lequel les causes- morales, les approches conjugales n'ont aucune influence. Sous le nom d'érotisme de la ménopause, Guéneau de Mussy avait décrit des troubles analogues (1). « Des femmes .... qui avaient de l'indifférence pour les rapports sexuels sont parfois tourmentées par des excitations génésiques violeutes, insupportables.... Elles se font sentir pendant le jour, en dehors de toute provocation exté- rieure, de tout entraînement de l'imagination. C'est au milieu de leurs enfants, d'étrangers.... que ces sensations irrésistibles viennent cherche]- les malades, accompagnées ou suivies d'impressions volup- tueuses. Ces crises erotiques.... peuvent durer plusieurs heures... (1) Ga-ette hebdomadaire, mêd. et chir. 1871.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21004353_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)