Copy 1, Volume 1
Botanique médicale, ou histoire naturelle et médicale des médicamens des poisons et des alimens, tirés du règne végétal / Par Achille Richard.
- Achille Richard
- Date:
- 1823
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Credit: Botanique médicale, ou histoire naturelle et médicale des médicamens des poisons et des alimens, tirés du règne végétal / Par Achille Richard. Source: Wellcome Collection.
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![fibres allongées, d’un brun'foncé. Ses feuilles sont toutes ra¬ dicales, fort gr andes, hautes de trois à quatre pieds, bipinnées, à divisions opposées ; les folioles sont ovales, obtuses, comme tijonquées à leur base, marquées sur leur face inférieure de nr'rvures assez apparentes; elles sont tout-à-fait glabres. La grappe sst terminale à la partie supérieure des feuilles, aux dépens de laquelle elle semble formée; elle est rameuse, d’une couleur fauve, quand les capsules sont mures. L’osinonde se plail dans les lieux marécageux et tourbeux : elle vient en touffes serrées auprès des buissons à Montmorency, St-Léger, etc., etc. Propriétés e^usages. La racine de fougère royale a été em¬ ployée autrefois contre un grand nombre de maladies, mais plus pacticullèrejnent contre les scrofules et le rachitis. M. le docteur Aubert, de Genève , a rapporté, dans le journàl géné¬ ral de médecine de i8i3, plusieurs observations de guérison d’affeetion rachitique par l’usage de l’extrait de fougère royale, à la dose de trois à quatre gros par jour. Cependant ce mé¬ dicament est presque entièrement abandonné par les praticiens. Nous nous sommes contenté de décrire quelques-unes des fougères dont l’usage avait été introduit dans la médecine par les praticiens anciens. Nous avons cru inutile d’en faire con¬ naître un plus grand nombre, parce qn’aucune de celles que nous avons omises à dessein, ne présente d’intérêt pour la thérapeutique; nous allons simplement mentionner ici celles qui ont joui de quelque réputation ; i” La racine de la fougère femelle (^aspidium fillxJœminci, Swartz), joui|tà peu près des mêines pro])riétés que celle de fougère mâle, quoiqu’à un degré plus faible. On ])eut en dire autant de la racine àe. pterjsy aquilina. Les feuilles de scolopendre ou langue de cerf, [scolopen- driumofficincirMm,,y^'à\ài\^ ont été recommandées éiàn&Vobsti'uc- tion des viscères; ab.domiuaux. 3° Il en est de même du cétérach [ceterach officinarum), dont les feuilles étaient réputées propres à combattre l’asthme, les affections catarrhales, etc. Aujourd’hui ces médicainens sont tombés, dans un oubli ( méilté.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29337379_0001_0061.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)