Contribution à l'étude de l'Ixodes hexagonus, Leach (son parasitisme chez l'homme) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 1er avril 1908 / par H. Lévendian.
- Lévendian, H., 1877-
- Date:
- 1908
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Credit: Contribution à l'étude de l'Ixodes hexagonus, Leach (son parasitisme chez l'homme) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 1er avril 1908 / par H. Lévendian. Source: Wellcome Collection.
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![— so- cles hôpitaux, et le ju’ofesseui* reconnut que l’animal était une femelle adulte et fécondée de l’Ixodes ricînus, longue de 8 millimètres et d’un blanc jaunâtre uniforme, sauf aux parties normalement tcdutées de brun (écussons, stigmates, pattes et rostre). Quant a.u muscle, il était absolument n’or- nial, sans, la moindre lésion. L’individu porteur cl.; ce singulier parasite n’a pu préciser l'époque à laquelle il s’était aperçu de l’existence de la petite tumeur abdominale ; il s'est borné à dire que celle-ci exis- tait depuis quelque temps, c’est-à-dire depuis plusieurs semaines. Le travail de réparation de la peau a donc eu le temps de s’accomplir, et c’est ainsi qu’a pu disparaître, sans laisser de traces, la petite plaie par laquelle l’Acarien s’est introduit sous le derme. Cette petite plaie était-elle primi- tive, s’est demandé M. Blanchard, et le parasite n’a-t-il eu qu’à s'y engager pour arriver sous la peau ? Ou bien était-il capable de perforer le tégument au point de disparaître en- tièrement dans son épaisseur ? Nous admettons cette der- nière hypothèse, en reconnaissant toutefois que cette péné- tration de rixode sous la peau ne saurait se faire partout avec une égale facilité ; dans le cas particulier dont il est question ici, cette pénétration a été singulièrement facilitée par la grande laxité de la peau du ventre, ainsi que par la minceur et la .faible sensibilité de la couche dermique com- pacte, la seule qui ])ût otîrir quelque résistance. « Cela étant admis, il est intéressant de constater que rixode peut continuer à vivre à l’abri de l’air et trouver dans le sang qui circule autour de lui une quantité suffi- sante d’oxygène pour rentretien de sa fonction respiratoire. Celle-ci s'accomplit alors par de simples échanges osnioti- (jues, sans ipie les stigmates et les trachées n’y contribuent eu rien. C’est ainsi que respirent iiormalement les Sarcop- tides cuticules, qui n’ont pas d’appareils respiratoires ; il](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2242409x_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)