Volume 1
Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux.
- Étienne Lancereaux
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux. Source: Wellcome Collection.
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![tôt amis do leurs tissus et complets, tantôt réduits à l’état rudimentaire. Ainsi l’on rencontre (jiielquefois, isolés ou réunis, un bras, une jambe, une main, etc.; le plus souvent on trouve des os ou des fragments d’os, que l’examen fait reconnaître appartenir aux os des membres. Dans d’au- tres cas, ces tumeurs renferment des rudiments de squelette du crâne et de la colonne vertébrale, ou même des masses intestinales plus ou moins allongées et quelquefois munies d’un mésentère avec ses artères, ses veines, ses nerfs et même ses vaisseaux et ses ganglions lymphatiques. Un certain nombre de ces tumeurs ])résentent enfin des parties muscu- laires et nerveuses ; on y trouve des masses plus ou moins analogues au cerveau et au cervelet, mais qui ont rarement la structure anatomique de la substance cérébrale. D’ailleurs, les rudiments de viscères sont généralement rares dans ces inclusions : les organes glandulaires sont ceux qui y font le plus souvent défaut; les éléments du foie ne paraissent pas avoir jamais été rencontrés dans ces kystes. Cette moindre fréquence des tissus mous par rapport aux tissus durs et résistants comme les os, tient sans doute à une plus grande facilité de transfor- mation et de désagrégation moléculaire. Pourtant ces tumeurs parasi- taires ne sont pas sans se nourrir dans une certaine mesure; elles reçoivent de l’individu autosite des vaisseaux provenant des branches artérielles principales de la région qu’elles occupent. Dans la région scrotale, elles sont alimentées par les vaisseaux du scrotum, tandis que dans la région sacro-périnéale ce sont généralement des rameaux émanés de l’artère sacrée movenne qui s’v distribuent. La description qui précède se rapporte à des faits où l’origine et la na- ture fœtales de la tumeur ne sauraient faire l’ombre d’un doute. A côté de ces cas, il en est d’autres dans lesquels on ne trouve plus d’organes, mais simplement des fragments des tissus constituants du fœtus, tissu conjonctif, cartilage, os, fibres musculaires lisses et striées, en même temps que des kystes multiples. Ces tumeurs, qu’il est impossible de séparer absolument des inclusions sous-cutanées dont elles se rapprochent par une série de faits intermédiaires, ont été généralement désignées sous les noms de cystosarcomes ou tumeurs embryoplastiques;*elles seront étudiées plus loin sous la dénomination de tumeurs congénitales enkystées. Les parasites viscéraux ont pour siège ordinaire la cavité abdominale, où ils occupent, soit le sac péritonéal, soit le mésocôlon transversc (cas de Dupuytren, Young) ; ils se retrouvent aussi dans le médiastin antérieur (Gordon, etc.). On a également signalé leur présence dans les ovaires, les testicules (Verneuil); mais il se ])eutque dans ces organes il s’agisse LANCEREAUX. — Traité d’Anal. I. — 7](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990899_0001_0117.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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