Volume 1
Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux.
- Étienne Lancereaux
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by Royal College of Physicians, London. The original may be consulted at Royal College of Physicians, London.
128/866 page 108
![qui voulait voir dans ces kystes des produits incomplets, des conceptions sans cohabitation {Lucinasine concuhilu] ^ avoir été considérée comme une pure fantaisie, est remise en honneur, du moins en ce qui concerne les kystes dermoïdes de l’ovaire et du testicule, depuis les recherches de Waldeyer sur l’ovaire et sur l’œuf (1). Ces recherches ayant montré que les ovaires et les testicules sont, h une certaine période de leur évolution fœ- tale, des organes semblables et que l’ovule se produit par suite du déve- loppement d’une cellule de répithélium superficiel de l’ovaire, il devenait naturel d’expliquer la formation des kystes dermoïdes par parthénogenèse, c’est-à-dire par le développement spontané d’un ovule. Mais cette théorie ingénieuse ne parvient pas à rendre compte de la présence des kystes dermoïdes dans certains organes, tels que le cerveau, les poumons, etc. Avant de l’accepter, il serait donc essentiel de prouver que ces kystes dif- fèrent de ceux qui siègent dans les ovaires et dans les testicules. En résumé rien ne prouve que les kystes dermoïdes soient des inclu- sions fœtales ou des accidents de parthénogenèse; nous croyons plus ra- tionnel de les considérer avec le professeur Broca comme le résultat d’une hétérotopie emhryogénique, surtout depuis les recherches de Legros et Ma- gitot sur le développement des dents chez les mammifères. Effectivement, ces recherches ayant montré que la première ébauche des follicules den- taires apparaît par un cordon émanant de la couche épithéliale de la mu- queuse gingivale, l’hypothèse de la formation de dents et même de che- veux dans les tissus et les organes nés aux dépens des feuillets interne ou externe du blastoderme, par suite de la pénétration d’éléments épithéliaux, « est chose très-acceptable. Les tumeurs qui en résultent n’ont pas, du reste, tout d’abord le volume qu’elles auront plus tard, elles sont suscep- tibles d’accroissement, ce qui porte à croire que les parties qui les com- posent ont, comme les organes normaux, leur évolution. Par conséquent ce qui constituedans l’origine les kystes dermoïdes, ce n’est pas l’existence des os, des dents ou de tout autre organe, mais celle d’éléments généra- teurs de ces organes, dont le développement peut être plus précoce ou plus tardif qu’il ne l’est dans les organes normaux analogues du même fœtus ; ainsi s’explique ce fait que des dents toutes formées et volumi- neuses aient été rencontrées dans des kystes chez des nouveau-nés dont les dents normales étaient encore en voie de formation. Biblioghapiiie, — N. F. Cruveil[iiki\, Essai sur l’anatom. imtholoy., I, 327, 181(5. — Meckel, JJeher regeiLvidrigc Haar und Zahnhüdungen {Sur les formations anormales de cheveux et de dents). Meekel’s Archii\ 1815, t, I, (1) Waldeyer, Æ’?. Leipzig, 1870.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990899_0001_0128.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image