Volume 1
Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux.
- Étienne Lancereaux
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux. Source: Wellcome Collection.
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![rjïAPiTiVK pnr.MïEii DKS HYPERTROPHIES ET DES ATROPHIES Les hi/perlroplu'es (ûttc’p, sur, rpo-^ry noiirrituro) sont des anomalies de nutrition ('aracdérisées snrtouL par raup;inentation de volume des parties élémentaires des organes, dont la forme et la structure sont conser- vées (1). Les atrophies, {à privatif, rpoc^vi, nourriture) sont des anomalies de meme ordre, caractérisées ])ar un défaut de développement ou la diminu- tion de volume des memes éléments, sans moditication de forme et de structure (2). (1) Le mot hypertrophie a été définitivement introduit dans le langage médical vers le commencement de ce siècle. L’un des premiers, Dupuytren a fait une étude générale des hypertrophies, qu’il range dans la grande classe des irritations, sous le titre d’irrita- tions nutritives. Toutefois Hunter se servaitdéjà d’une périphrase, développement hypertro- phique, pour désigner une sorte de monstruosité diffuse ou circonscrite des organes. Plus tard, Cruveilhier donna pour caractère essentiel des hypertrophies l’augmentation de ])oids et de volume des organes, sans altération de leur texture; mais de celte façon il comprenait sous la même dénomination des états différents. Virchow {Patho- logie cellulaire) distingue une hypertrophie qui consiste dans l’augmentation du volume des éléments anatomiques, mieux nourris (hypertrophie simple), et une hyper- trophie numérique, caractérisée par l’augmentation en nombre de ces mêmes parties. Certains auteurs n’ont pas hésité à faire une élude commune de ces deux états; mais c’est, suivant nous, une confusion regrettable. L’hypertrophie caractérisée par l’augmentation du volume des éléments ne peut être assimilée à l’hypertrophie numérique, qui résulte de l’accroissement de leur nombre. En effet, tandis que l’hypertrophie simple est une modi- fication élémentaire, nécessaire à la conservation et à l’intégrité d’une fonction, l’hyper- trophie numérique est ordinairement un état pathologique plus ou moins sérieux. Lorsque, par suite d’une activité exagérée, les éléments accroissent leur volume, les organes no conservent pas moins leur forme, leur consistance, leur texture intime; la fonction seulement est augmentée, comme il est possible de s’en assurer pour le cœur et pour le rein hypertrophiés. Aussi les organes hypertrophiés eontinuent-ils de se nourrir et de vivre comme dans l’état ordinaire. (2) Contrairement à l’opinion d’un grand nombre d’auteurs, j’écarte de ce groupe anatomo-pathologique les altérations connues sous le nom de dégénérescences, et dans lesquelles la réduction de volume est toujours l’elVet d’une modification anatomique](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990899_0001_0208.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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