Volume 1
Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux.
- Étienne Lancereaux
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux. Source: Wellcome Collection.
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![lue, mais le l'ail d’ime iioiivclle l'ormalioii no peiil |)ai’allr(' invraisi'm- l)lal)le après ce ([uc nous savons de rhyj)erlroplnc nlérine. L’]iyj)erlr()[)hio vraie de certains iniisclcs tout entiers a été signalée par Friedreicli dans (jiielques cas d’atroj)hic musculaire progressive {Ueher progressive Muskel atrophie^ Berlin, 1873). B’hyj)erirophie des parois du tube digcstil’, généralement liée à un obstacle apporté au cours des matières alimentaires ou intestinales, oc- cupe des points diflérents suivant le siège de l’obstacle derrière lequel elle est toujours située. Toutes les tuniques prennent part au processus, mais principalement la tunique musculeuse, qui se colore davantage et dont les éléments pro[)res acquièrent un volume .double, triple ou même plus considérable. Les vaisseaux sont le siège d’un accroissement pro- portionnel et vraisemblablement aussi les nerfs. De meme, la vessie, toutes les fois qu’il existe un rétrécissement de Turèthre, une tumeur de la prostate ou tout autre empêchement à rémission des urines, devient le siège d’un excès de nutrition qui porte plus spécialement sur l’élément musculaire. Les faisceaux musculaires hypertrophiés forment en pareil cas des bandes volumineuses et saillantes sous la muqueuse ; c’est la vessie à colonnes. D’autres organes que les organes creux peuvent s’hypertrophier lorsque leur fonction vient à s’exagérer. J^es glandes lymphatiques, dans les- (|uelles l’hyperplasie est si commune, sont aussi sujettes à l’hypertrophie ; c’est ainsi qu’à la suite de l’extirpation de la rate, par exemple, elles augmentent de volume, sans doute parce que leur fonction est accrue. Suivant quelques expérimentateurs, le système nerveux ne serait pas sans influence sur Thypertrophie de ces glandes. Mantegazza (1) fait mention de l’hypertrophie des glandes inguinales et Brown-Séquard (2) note l’hypertrophie des capsules surrénales comme faisant suite à certaines lésions de la moelle épinière. Les organes développés aux dépens des feuillets interne et externe du blastoderme sont, comme les précédents, exposés à l’hypertrophie. Robin a vu des culs-de-sac glandulaires huit à dix fois plus grands qu’à l’état normal, tapissés d’épithélium ayant subi un accroissement proportionnel de volume. Verneuil a déposé au musée Dupuytren une masse du volume d’un œuf constituée par des glandes sudoripares provenant de la région ster- naleantérieure, et dont l’hypertrophie ne peut être mise en doute. Ce genre d’hypertrophie est facile à constater surtout pour les organes doubles, les (1) Manteg'azza, Gaz, lombarde^ 1867. (2) Brown-Sequard, Compter rendus de la Soc lé lé de biologie^ J 870, p. 27.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990899_0001_0211.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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