Volume 1
Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux.
- Étienne Lancereaux
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by Royal College of Physicians, London. The original may be consulted at Royal College of Physicians, London.
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No text description is available for this image![(le cellules embryonnaires, on a clierché, dans ces derniers temps, a établir que la progression des branches nerveuses dans les parties du corps qui s’accroissent, et l’allongement qui en résulte, tiennent à un accroissement des extrémités sans apposition de nouveaux éléments. Resser soutient que toutes les cellules ganglionnaires qui se forment ulté- rieurement préexistent comme noyaux de la neuroglie et se trouvent déjà dans l'oi’gane ])rimitif. l.e mode de développement et de renouvellement des épithéliums est un j)rol)lème qui n’a pas encore de solution exacte. A ce point de vue oji peut considérer que les épithéliums sont formés de deux couches (jui s’étendent l’ime vers l'extérieur, l’autre vers l’intérieur. La première, ou couche cornée, revêt toute la surface libre extérieure de l’organisme qu’elle protège contre les influences extérieures. La seconde tapisse les cavités creusées dans le parenchyme du corps ; c’est elle qui forme les glandes. Sur le côté du feuillet épithélial tourné vers le système vaso-nutritif, ap- paraissent des bourgeons cellulaires qui se ramifient vers la profondeur (d se creusent à partir de leur surface libre. Le tissu conjonctif interstitiel, les vaisseaux sanguins et lymphatiques, affectent une disposition en rapport avec les formes des tubes glandulaires qui ont le rôle actif. Ailleurs, au contraire, c’est le tissu conjonctif et les vaisseaux qui agissent pour pro- duire les papilles et qui semblent présidera l’accroissement, l’épithélium ne constitue qu’un conduit protecteur. Les cellules épithéliales nouvelles naissent dans la partie la plus rapprochée du tissu conjonctif et sont en- suite repoussées vers la périphérie par les cellules qui se développent derrière elles. Mais, si le point où elles ont leur origine est connu, la question de savoir si ces cellules proviennent de la division des cellules anciennes, ou bien si elles sortent successivement du tissu conjonctif, est loin d’être résolue. D’abord, la constatation de la division directe des cel- lules épithéliales ne peut être niée ni affirmée ; elle est en tout cas très-rare. D’un autre côté, on ne peut méconnaître que les jeunes cellules épithéliales n’apparaissent ([ue là où il existe déjà des éléments épithéliaux, en sorte que, si l’accroissement et la l’égénération des épithéliums peut se produire aux dépens des éléments conjonctifs, il faut nécessairement que ces élé- ments soient mis en présence des épithéliums et subissent une sorte d’influence épithélique, comme cela paraît exister dans la gre(lé épider- mique. Une fois constitués, tissus et organes se nourrissent et continuent leur accroissement par l’augmentation du volume des parties élémenlaires et par la multiplication de ces mêmes parties. Le premier de ces modes est facile à vérifier, il suffit pour cela d’examiner les cellules cartilagineuses et](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990899_0001_0057.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)