Volume 1
Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux.
- Étienne Lancereaux
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux. Source: Wellcome Collection.
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![1 828 ANATOMIE PATHOLOGIQUE. üilliques soiitcomme momifiés; Icsang des vaisseaux qui s’y distribuentest coagulé, el les caillots seprolongeiit ordinairement au delà des parties mor- tiliées dont l’élimination se fait d’ailleurs tout d’une pièce. A l’examen his- tologique, les tissus cautérisés,simplement desséchés et très-friables dans les ])arties superficielles, présentent un étal de dégénérescence graisseuse plus ou moins complète des parties profondes de l’eschare. Les cellules épithé- liales du corps muqueux de Malpighi, celles des membranes muqueuses sont gonflées, augmentées de volume et remplies de granulations grais- seuses. Les muscles ont subi une transformation complète ; sinon, leurs fibrilles sont interrompues çà et là par des amas graisseux. Les cellules du tissu conjonctif, les cellules cartilagineuses et les cellules osseuses présen- tent le même état de dégénérescence. Cette altération respecte quelquefois les parois vasculaires, à l’exception de la couche endothéliale; d’autres fois, et le plus souvent, elle envahit toutes les tuniques, qu’elle ramollit, d’où la possibilité de la destruction du vaisseau à la limite du coagulum sanguin et d’une hémorrhagie consécutive à la chute de l’eschare, comme l’ont montré des expériences pratiquées par Bryk sur des lapins avec le chlo- rure de brome. Quant aux vaisseaux de l’eschare, ils sont remplis d’un caillot brun, granuleux, dans lequel on peut reconnaître les globules san- guins d’autant plus adhérents à la paroi que la cautérisation a été plus énergique. Indépendamment de ces désordres, on rencontre, au sein des tissus, des dépôts métalliques de forme et de volume divers, principale- ment sur la limite des différents tissus et au niveau des parties qui avoi- sinent le sillon d’élimination. Introduits dans l’estomac en solution concentrée, les sels métalliques produisent des eschares plus ou moins profondes et nombreuses des membranes muqueuses de la bouche, du pharynx, de l’œsophage et de l’estomac, assez semblables à celles que déterminent les alcalis et les acides caustiques (lig. 267). Ces eschares, qui ne diffèrent pas de celles de la peau, laissent à leur suite des cicatrices qui, dans certains cas, peuvent amener des rétrécissements et tous les désordres consécutifs à ces lésions. Bibliographie. — Pibrac, Mcm. sur Vusage du sublimé corrosif [Mém. de VAcadémie de chirurgie, t. IV, p. 232, et in-8,1819). - - Bourgeois (d’Étampes), De la cautérisation par dilution au moijen de la potasse causticjue {Archives gé- nérales de médecine, 1852, série k, t. XXYIII, p. 61). —Girouard, Etude sur l'action du caustirpie de Vienne et du chlorure de zinc {Revue méd. chirurg. de Paris, 185à, p. 27). —Legroux, Cautérisation transcurrente avec l”acide sulfu- rique {Société înédicale des hôpitaux, 27 juin 1860, et Union médicale, 7 août 1860). — PoTAiN, Empoisonnement par l'ammoniaque liquide [Société médicale des hôpitaux et Union médicale, N. S., t. XIII, p. 119, 1862). — Bryk (de i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990899_0001_0848.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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