Volume 1
Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux.
- Étienne Lancereaux
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité d'anatomie pathologique / par E. Lancereaux. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![d'un laurcaii nolomèle avec une vache aiïeclée de la meme monstruosité a lui-même donné un produit exempt de toute anomalie. L’origine des monstres composés a suscité des théories diverses t[ui, pour la plupart, sont tombées en désuétude. L’hypothèse de la préexistence des germes monstrueux, malgré l'appui qu’elle a reçu de Winslow, Haller et Meckel, est une pure abstraction qui ne peut nous arrêter. La doctrine de la soudure des embryons développés sur des vi- tellus distincts ne résiste pas à l’observation. D’abord la réunion habi- tuelle par des parties similaires des monstres composés ne donne aucune créance à riiypotbèse d’une réunion par pression, comme l’entendait Lémery, et n’est expliquée ni par l’attraction mutuelle des parties similaires, telle que le voulait Ét. Geoffroy Saint-IIilaire, ni ])ar une orientation virtuelle et primitive du germe, comme l’entend Davaine. Ensuite, si l’on examine ce qui se passe dans la série animale, où les monstruosités ne diffèrent pas sensiblement de celles de l’homme, on reconnaît, comme l’ont appris les expériences de Panum, que les œufs doubles de poule ou d’oie qui arrivent à produire des embryons anor- maux engendrent seulement des anomalies simples, et que la soudure des deux embryons est impossible, puisque tout développement s’ar- rête au point de contact des deux jaunes. Il est constaté d’autre part que la monstruosité duplicitaire provient de l’union de deux embryons développés sur un jaune unique. Ce fait, indiqué par Wolff au siècle dernier, puis dans celui-ci par Baer et Allen Thomson, a été reconnu exact par les recherches de Valentin, Coste, Lereboullet, Panum, Da- reste et la plupart des observateurs modernes. Ainsi se trouve détermi- née une condition importante de la formation des monstres composés. Mais l’existence de deux èmbryons sur un seul vitellus n’entraîne pas nécessairement la formation d’un monstre double. Suivant Dareste, la production de deux embryons sur un jaune unique tient à deux causes : l’existence de deux cieatricules ou l’existence d'une cicatricule unique. Dans le premier cas, il y a primitivement deux blastodermes et deux aires vasculaires distinctes, qui finissent, il est vrai, par se souder, comme il y a aussi deux amnios. Les deux embryons se développent alors isolément. t Dans le second cas, les deux embryons n’ont qu’un seul blastoderme, qu’une seule aire transparente, qu’un seul amnios. C’est alors seulement que la monstruosité double peut se montrer. Celle-ci exige donc, pour se produire, la naissance de deux embryons non-seulement sur un vitellus unique, mais encore sur une aire transparente unique, ou en d’autres termes sur un blastoderme provenant d’une cicatricule uniaue. LANCEREAUX. — Traité d’Anat. I 5](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24990899_0001_0085.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)