Traité de la médecine, en huit livres / Traduction nouvelle par MM. Fouquier et F.S. Ratier.
- Aulus Cornelius Celsus
- Date:
- 1824
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Credit: Traité de la médecine, en huit livres / Traduction nouvelle par MM. Fouquier et F.S. Ratier. Source: Wellcome Collection.
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![traitement des blessures, au nio^eii du fer et des mé- dicaments , d'où il paraît qu'ils, se livrèrent uniquement a ces parties de la médecine, et qu'ainsi elles sont les plus anciennes. Ce poëte nous apprend encore, qu'à cette époque on avait coutume d'attribuer les maladies a-la colère des dieux, et d'implorer leur secours pour la guenson des malades. ]1 est néanmoins vraisemblable que, malgré ce défaut presque absolu de remèdes, les bommes jouissaient ordinairement d'une bonne santé, à cause de la pureté de leurs mœurs, qui n'avaient pas' encore été corrompues par l'oisiveté et l'intempérance, ces deux vices qui ont énervé les corps, d'abord chez les Grecs, et ensuite chez nous. C'est pour cela que la médecine, aujourd'hui si variée dans ses remèdes, igno- rés de nos ayeux, et même encore inconnus à cer- taines nations, conduit à peine quelques-uns d'entre nous aux portes de la vieillesse. Après les hommes dont je viens de parler, on n'eu trouve plus qui se soient illustrés en exerçant la médecine, jusqu'au temps où l'on commença à se livrer avec ardeur à l'étude des let- tres, occupation aussi nuisible au corps qu'elle est utile à L'esprit. Alors la médecine fut considérée comme une partie de la philosophie; tellement que ceux qui les premiers s'adonnèrent à l'étude de la nature, s'occupè- rent aussi du traitement des maladies; ils devaient s'y livrer d'autant plus qu'ils avaient épuisé leur constitu- tion par des veilles prolongées, et de profondes médi- tations. Aussi , ;appreuous-nous que plusieurs philoso- phes célèbres étaient très instruits en médecine, et principalement Pjthagoré, Empédoçle, et Démocrite. Hippocrale de Cos, disciple du Démocrite, ainsi que quelques uns l'ont cru, et non moins distingué par son habileté dans l'art de guérir que par sou éloquence, lut le premier de ceux dont les noms nous sent pai ve-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22030098_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


