Traité de la médecine, en huit livres / Traduction nouvelle par MM. Fouquier et F.S. Ratier.
- Aulus Cornelius Celsus
- Date:
- 1824
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Credit: Traité de la médecine, en huit livres / Traduction nouvelle par MM. Fouquier et F.S. Ratier. Source: Wellcome Collection.
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![sidé^çe ; c'est d'elle tj^'i] convient de traiter d'abord. Mais comme les opinions sont partagées, que les uns» prétendent que l'expérience seule est nécessaire, que les autres soutiennent qu'elle est insuffisante sans la con- • naissance intime du corps et des choses naturelles, nous allons rapporter ce qu'on a dil départ et d'autre pour pouvoir exposer ensuite notre propre sentiment Ceux qui veulent en médecine joindre le raisonnement à l'ex- périence , exigent du médecin la connaissance de toutes les causes, soit cachées et prochaines, soit évidentes des maladies : de plus il doit savoir le mode des actions na- turelles et la structure des parties intérieures. Ils ap- pellent causes cachées celles qui concernent les éléments de nos corps, ce qui constitue la santé et la maladie. Ils croient impossible de traiter convenablement une maladie dont on ignore la source. Peut-on douter, di- sent-ils, que le traitement ne doive être tout différent selon que les maladies viennent du défaut ou de l'excès d'un des quatre éléments, comme l'ont pensé quelques philosophes; ou que tout le vice est dans les humeurs ainsi qu'Hérophile l'a prétendu, ou bien dans les esprits comme Hippocratc le soutient; qu'elles naissent de ce que le sang porté dans les vaisseaux destinés au passage des esprits y fait naître l'inflammation que les Grecs appellent phlegmone, et qui produit un mouvement semblable à celui de la fièvre, comme Erasistrate l'a sup- posé; ou de ce que des corpuscules exhalés ferment les pores imperceptibles, comme l'avance Asclépiade ? D'a- près cela, il est évident que le médecin qui connaîtra la cause première de la maladie, la traitera avec plus de succès. Les dogmatiques ne nient point la nécessité des expériences, mais ils soutiennent qu'elles n'ont ja- mais pu se faire sans le secours du raisonnement ; les anciens médecins, ajoutent-ils,n'ont pas couunencépar](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22030098_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


