L'inoculation préventive du charbon : réplique au discours prononcé à Genève par M. Pasteur / par R. Koch.
- Robert Koch
- Date:
- 1883
Licence: Public Domain Mark
Credit: L'inoculation préventive du charbon : réplique au discours prononcé à Genève par M. Pasteur / par R. Koch. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
11/40 page 11
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![ra])povte le i)lus sévieusement du monde dans une de ses dernières livraisons (No. D) (|ue M. Pasteur a cultivé les bactéries du t.yplius, ce ([ui peut induire les lecteurs à croire qu’il s’agit des bactéries du tvplius véritable, c’est à dire du typlius abdominal. Dans le discours qu’il a prononcé à Genève M. Ibistcur s’est ])laint amèrement que j’aie exj)lique si inqjarfaitement ses travaux micvosco])iques et sa méthode de vaccination. Mais après tout ce que j’ai appris sur les vaccinations qu’il a faites avec de la salive et du mucus nasal sur des lapins et sa découverte réitérée du microbe en huit, je ne puis à mon grand regret, provisoirement du moins, pas modifier mon opinion. Ce n’est pas seulement par la détectuosité de ses méthodes, mais encore par la manière de publier ses recherches, (pie M. Pasteur a provocpié des critiques. Dans les entreprises industrielles il est permis, et souvent mcême l’intérêt commercial l’exige, de tenir secret le procédé rpii a conduit cà une découverte. Mais dans la science, c’est un autre usage qui règne. Celui ([ui fait appel à la foi et H la* confiance dn monde scientifique a le devoir de publier les méthodes qu’il suit, de telle manière que chacun soit mis à même de vérifier l’exactitude des résultats publiés. i\I. Pasteur ne se conforme pas à ce devoir. Déjà dans ses publications sur le choléra des poules, M. Pasteur a longtemps caché sa méthode d’atténua- tion du virus et finalement ce n’est que sur les instances de Colin qu’il s’est décidé à faire connaitre cette méthode. La même chose s’est répétée à propos de l’atténuation du virus du cliarbon, car les communications que M. Pasteur a faites jusqu’ici sur la préparation des deux vaccins sont si imparfaites (qu’il est impossible, sans q)lns amples informations, de réqiéter et d’examiner son procédé. L’auteur cpii agit ainsi n’est pas en droit de se plaindre lorsqu’il se heurte dans le monde scientifique à de la méfiance et à des criti(ques un peu vives, dont le bien-fondé est d’autant q)lus évident que d’autres savants (jui s’occupent des mêmes études, par exemple MM. Toussaint et Chauveau, ont publié leurs méthodes sans aucune I réticence; leur conduite à c(?.t égard contraste agréablement avec I celle de M. Pasteur. Après ces explications (pii montrent (pi’il existe, des motifs :i suffisants ])onr soumettre les allégations de M. Pastenr à nne criti(que ) entre iU. Pa.sb'ur et moi. Elles ont trait en jircmière ligne à l’étio-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332595_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)