L'inoculation préventive du charbon : réplique au discours prononcé à Genève par M. Pasteur / par R. Koch.
- Robert Koch
- Date:
- 1883
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Credit: L'inoculation préventive du charbon : réplique au discours prononcé à Genève par M. Pasteur / par R. Koch. Source: Wellcome Collection.
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![les plus favorables e1 eu se servant ries meilleures lentilles. Ce n’est qn’a])rès s’être ainsi orienté à fond sur la question de savoir s’il existe des micro - organismes dans les parties malades, et à (piels endroits dn corps, par exemple dans les poumons, dans la rate, dans le sang du coeur etc., il s’en trouve, à l’état de pureté ipie l’on ])cut teiiter de prouver que ces micro- organismes sont de nature ]mthogène et qu’ils sont spéciale- ment la cause de la maladie dont il s’agit. A cet effet il faut les multiplier en cultures pures, et lorsque, par ce procédé, ils sont débarassés de toutes les particules du corps malade qui y adhéraient, en faire la revaccination, si possible sur des animaux de l’espèce de ceux sur lesquels la. maladie a été observée, ou tout au moins sur des animaux cliez lesquels on sait par expérience (pie cette maladie se produit avec des sym])tonies Cjui ne sauraient être méconnus. Prenons la tuberculose comme exemple. On a d’abord constaté par l’examen microscopique <pdil existe dans les organes malades des hnciUi caractérisés d’une façon éclatante par des réactions colorées ; ensuite ces hacilli ont été isolés en les cultivant à l’état de ])ureté et en a.yant soin de prendre pour point de départ telles parties du corps où les hacilli ne sont pas mélangés avec d’autres bactéries et par conséquent pas altérés par celles-ci; puis, ])our terminer on a de nouveau produit la tuber- culose en inoculant ces cultures à un nombre aussi grand que ])Ossible d’animaux dont la réceptivité pour la tuberculose est connue. L’erysipèle nous fournit un second exemple très instructif. On savait depuis longtemps que dans cette maladie il se trouve eon- stamment des microcoques dans la peau. Cette circonstance ne ])rouvait pas encore que les microcoques fussent la cause de la maladie. Mais après que Febleisen a réussi récemment à. faire des cultures pures de ces microcoques tirés de lambeux de peau excisés sur des personnes atteintes d’erysipèle, en prenant toutes les précau- tions nécessaires contre les adultérations qui auraient pu provenir d’autres bactéries séjournant par hasard sur l’épiderme, et qu’il a réussi en outre à produire sur l’homme, eu inoculant ces cultures, un erysipèle ty])iquc, il est hors de doute que les microcoques sont bien réellement la cause de l’erysipèle et que celui-ci doit être considéré comme nue maladie parasitaire. Cette marche dans les recherches, telle (pic je viens de la décrire, me parait seule être conforme à l’état actuel de la science, et cependant M. Pa.steur s’en éloigne sen.siblement.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332595_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


