L'inoculation préventive du charbon : réplique au discours prononcé à Genève par M. Pasteur / par R. Koch.
- Robert Koch
- Date:
- 1883
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Credit: L'inoculation préventive du charbon : réplique au discours prononcé à Genève par M. Pasteur / par R. Koch. Source: Wellcome Collection.
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![y Kn première ligne M. Fiisteur ])url de In eonvietion (pie tuiitcK les maladies infecl-icnses sont engendrées par des miero.hes, et il n’admet pas lu première des conditions posées par moi, c’est- à-dire la néciîssité de. prouver l’existence d’organismes micro- seopiipies i‘t de constater dans (pielles parties dn <;or])s ils se i rencontrent. C’est ainsi rpic M. Pasteur ne dit pas si dans ses | ri'cherelies sur la «nouvelle maladie de la rage», il a prcalalilemcnt | examiné si les organes de l’enfant mort liydropliolie — et rpii lui a ser\ i de, point de départ pour ses essais d’infection — et surtout les glandes sublinguales de cet enfaut renfermaieut des microbes, i Ct cependant, dans ce cas tout particulièrement, un ])areil examen était indispensable, car on sait cpie dans la rage ce sont les glandes sublinguales (pii renferment le Airus et ipie par consé([uent les microbes dont on soup(;;onnait l’existence devaient se trouver de ])référcnce en cet endroit dans toute leur ]mreté, les tissus des glandes sublinguales n’étant d’habitude pas le siège de liactéries. M. Pasteur, lorsqu’il il a essayé de transmettre la rage du cadavre de cet enfant à des arainaux, a pris comme vaccin, non pas le tissu des glandes sublinguales, mais la salive elle-même, dont il est prouvé, qu’elle contient, comme l’ont établi Vulpian (Bulletin de l’académie de médecine, 29. i\lars 1881) et Steinberg (National Board of Health, April 80 1881), même chez des personnes saines, des bactéries pathogéniques. jM. Pasteur suit le même procédé pour la prétendue fièvre typhoïde du cheval. Il n’examine pas les tuméfactions oedémateuses de la peau et de rinte.stiu ou la rate, qui est gonflée; il ne nous dit pas s’il existe des microbes caractéristiques dans le sang du cheval malade ou r[ui vient de périr: il se contente de faire des vaccinations avec le mucus nasal de l’aminal mort, lequel sans aucun doute, renferme, comme la salive, encore beaucoup d’autres bactéries. Le procédé n’étant ])as correct et les matières employées n’étant pas pures de mélanges on doit se demander si de pareilles vaccinations sont capables d’engomdrer la maladie sur laquelle on fait des recherches: mais non content de cela, i\I. Pasteur compro- met encore le résultat de ses expériences en pratif|uant les vacci- nations non ])as sur une esp<‘ce animale notoirement susceptible de prendre la maladie, mais sur la jiremii're venue, jiar exemple sur des la])ins. Pour savoir si telle ou telle substance renterme le virus rabique il faudrait cependant commencer par l’inocnler a un chien, et (piand on fait des recherches sur l’étii.dogie dune ,,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332595_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


