Volume 1
Dictionnaire de medecine / par MM. Adelon, Beclard, Biett, ... [and others].
- Date:
- 1821-28
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Credit: Dictionnaire de medecine / par MM. Adelon, Beclard, Biett, ... [and others]. Source: Wellcome Collection.
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![cellos des abcès proprement dits, qu'il est impossible de ne pas rapproclier ces deux sortes d’affections , de ne pas les embrasser dans une même deseription. Sans avoir jamais été fait d’une manière ex])lieite, ce rappro- chement entre les abeès proprement dits et quelques é}>anche- mens purulens est consacré par le langage chirurgical. Ne dit-on pas que l’ozène du siniis maxillaire est un abcès, ou un épanche- ment purulent ou puriforme dans cette cavité ? Un semblable épanchement dans la caisse du tympan ne porte-t-il pas commu- nément le nom d’àbcès ? Ne dit-on pas qu’une articulation est le siège d’un abcès pour dire qu’il s’y est fait un épanchement de pus? Et par rapport à ce qui a lieu dans quek[ues-unes des grandes cavités du corps, on distingue soigneusement un abcès dans la plèvre, le péritoine, c’est-à-dire une collection de pus bornée à une partie de la cavité que revêt chacune de ces membranes, d’avec ïernpyèine et l’épanchement de pus dans la totalité du pé- ritoine. Il n’y a donc que les grands épanchemens purulens (jui^ n’appartiennent point aux abcès. S’il faut justifier encore ce rap- prochement que je viens d’établir entre les épanchemens puru- lens moins étendus et les abcès proprement dits, je dirai que quelcpiefois ces deux affections succèdent l’une à l’auti’c, ou se transforment l’une dans l’autre, et que plus sou’vexit encore, on les voit se développer ensemble ou successivement dans une même partie, dans la même circonstance, sous l’InflueTice d’une même cause : ainsi il est rare qu’il se forme un épanchement puimlent dans une articulation sans que de véritables abcès surviennent dans le tissu cellulaire eirconvoisin; ainsi, dans le panai'is qu’on nomme de la troisième espèce, lorsrpi’il se termine par suppura- tion, il y a abcès dans le tissu cellulaire sous-jacent à la peau, avec épanchement de.jms dans la gàîne des tendons fléchisseurs, etc. On a aussi nommé les abeès, dépôts , apostèmes. La première de ces dénominations a vieilli, sans être néanmoins tombée tout à fait en désuétude. Le mot apostéine avait un sens beaucoup trop général, puisqu’on l’applifpxait à toutes les tumeurs humorales , aux épanchemens de pus, de sang, de lymphe, de bile, etc. Il est inutile de relever l’inconvenance d’une semblable expression, sous laquelle on confondait les maladies les plus disp.arates : elle est aujourd’hui justement bannie du langage chirurgical. Pour embrasser tonte l’histoire des abcès, nous diviserons cet article en deux parties principales. Dans la première, nous trai-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713789_0001_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)