Volume 1
Dictionnaire de medecine / par MM. Adelon, Beclard, Biett, ... [and others].
- Date:
- 1821-28
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Credit: Dictionnaire de medecine / par MM. Adelon, Beclard, Biett, ... [and others]. Source: Wellcome Collection.
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![nier que des privations ne puissent devenir infiniment utiles. Elles l’avorisent ranimalisation de nos fluides, donnent aux organes digestifs plus d’énergie, et à tous nos viscères, à toutes nos fonctions ])liis d’aisance, plus d’activité. Les philosophes, les moralistes de tous les siècles ont loué la tempérance, et sans con- tredit avec juste raison. L’abstinence active aussi l’absorption In- terstitielle; voilà pourquoi la diète favorise si bien la résolution des maladies, et surtout celle des maladies aiguës. Il est superflu d’ajouter que le moral de l’homme est en général disposé avan- tageusement par l’abstinence. Lorsqu’au contraire on ingère dans l’estomac une trop grande quantité d’allmens, il en résulte un grand nombre de phéno- mènes très-désavantageux. Ces accidens se manifestent aussitôt après les repas, ou par l’habitude de manger trop. Dans le premier cas l’individu éprouve tous les symptômes d’une indi- gestion (voyez ce mot), ou seulement ceux d’une digestion pé- nible et laborieuse. Dans le second il se développe chez les grands mangeurs une constitution particulière. Je ne veux pas parler ici des personnes affectées de boulimie, mais seulement de celles qui dans l’état sain mangent outre mesure. Chez celles-ci il est pos- sible que prenant une grande quantité d’alimens, il y en ait cependant une faible quantité d’assimllée, le reste sort avec les excrémens ; d’où vient que l’on dit communément que ce n’est pas ce qu’on mange qui nourrit, mais ce qu’on digère. Ces per- sonnes restent maigres; leurs selles sont très abondantes, et la quantité trop considérable de substance alimentaire ne tarde pas à déterminer sur les intestins quelque Irritation chronique qui les conduit au tombeau, ou à détériorer leur constitution, et occasioner la presque totalité des maladies, mais surtout la goutte, etc. Ainsi il ne suffit pas de prendre une très-grande quantité d’allmens pour obtenir une alimentation abondante, il faut encore que l’estomac, le duodénum et les autres intestins soient disposés à les élaborer convenablement ; il faut encore que les absorbans soient disposés à enlever au chyme la plus grande portion de ses principes nutritifs ; enfin que nos parties soient disposées à se les approprier, l’alimentation ne pouvant avoir lieu que par le concours de la digestion, de l’absorption et de 1 assimilation. Dans d autres cas, les grands mangeurs ab- sorbent une grande quantité de principe alibile , et leurs organes, et surtout le tissu cellulaire, se pénètrent d’une très-grande quan-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713789_0001_0572.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)