Protestation de l'un des professeurs de la Faculté de Médecine de Paris, contre un arrêté de la Commission de l'Instruction Publique, qui change l'organisation de l'enseignement dans cette Faculté établie par la loi du 14 frimaire an III / [C. Duméril].
- André Marie Constant Duméril
- Date:
- [1819]
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Credit: Protestation de l'un des professeurs de la Faculté de Médecine de Paris, contre un arrêté de la Commission de l'Instruction Publique, qui change l'organisation de l'enseignement dans cette Faculté établie par la loi du 14 frimaire an III / [C. Duméril]. Source: Wellcome Collection.
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![( >6 ) EXTRAIT d’une lettre de M. Duméril à M. Royer Collard , Inspecteur de VUniversité et Prof esseur di la Faculté de Médecine , etc. Monsieur et cher Collègue , J’ai reçu votre lettre, et je vous assure que j'aurais eu une véritable satisfaction de pouvoir entièrement entrer dans vos vues. Je suis affligé d’avoir pu vous blesser dans ]a fâcheuse affaire qui occupe aujourd’hui ia Faculté, Mon caractère franc ei indépendant s’est irrité d’une mesure qui m’a paru arbitraire : j’ai dit ce que je pensais, et je crois encore avoir dit la vérité. C’est comme Professeur de ia Faculté, et pour remplir mes devoirs, que j’ai soutenu ses droits et que j’ai fait à ce sujet des recherches qui, je l’espère, ne lui seront pas inutiles; je me flatte maintenant d’avoir répondu à sa confiance. Nous sommes tous deux , mon cher Collègue; dans des circonstances tropdifférentes pourquoi rie se soit pas glissé quelque erreur d’optique dans la manière de voir leschoses. Vous ête& Inspecteur de l’Université , vous êtes le frère de l! un des cinq Membres de la Commission, et de plus , vous désirez la chaire de Médecine mentale ; vous avez su d’avance tous ces projets , et vous les avez laissé ignorer aux Professeurs qui pouvaient le plus s’y intéresser. Je crois bien, en mon particulier , que vostalens et les circonstances favorables dans lesquelles vous vous trouvez placé, pour¬ raient donnera ce Cours un grand intérêt ; mais il ne s’agit pas ici de vous, c’est de la Faculté qui aurait peut-être vu avec plus de déplaisir encore , dans un autre temps,cette chaire étabîiepour vous faire entrer dans son sein. Supposons que cette chaire de Médecine mentale soit créée aujourd’hui pour vous ; demain M. Alibert deman¬ dera avec autant de raison à professer les maladies de la peau; M. Jadeiot celles des enfans. Savons-nous jusqu’où la faveur pourrait s’étendre? Dix chaires, dans l’une et l’autre pathologie , ne suffiront pas pour satisfaire à toutes les prétentions protégées.etc., etc. Votre Collègue , DUMÉR1L. 6 Février 181g. DE l’iMPRIMERIE DE d’hAU TEL.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31914688_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


