Des tremblements : thèse présentée au concours pour l'agrégation (section de médecine et de médecine légale) et soutenue à la Faculté de médecine de Paris (concours de 1872) / par Charles Fernet.
- Fernet, Charles.
- Date:
- 1872
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Credit: Des tremblements : thèse présentée au concours pour l'agrégation (section de médecine et de médecine légale) et soutenue à la Faculté de médecine de Paris (concours de 1872) / par Charles Fernet. Source: Wellcome Collection.
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![M. Behier; mon ami M. le Dr LioUville a bien voulu me remettre la note suivante sur son etat actuel : 2 avril 1872. — Les mouvements sont notablemcnt alteres : que le malade soit assis ou debout, la tete, si elle West pas appuyde, est dans un etat de Irembleraent continue!. Ce tremblement est un mouvement peu elcndu de rotation ayant le cou pour axe et non pas un mouve- ment de flexion et d'extension. Lorsqu'il cesse de faire effort, il ne tremble phi?. An repos, dans le decubitus dorsal, lorsqu'il dort, ou, si cvcille il Be tient tranquille, on ne soupconne pas que ce soit un trembleur. La tete memo, alors, n'oscille pas. Mais quand il parle, s'anime, se remue un peu, les yeux sont pris d'mi mouvement lateral a peu pres conlinuel. II offre alors un nystagmus tres-net. II ne pcut lire les caracteres imprimes ordinaires et ne distingue les plus gros qu'avec difflculle. La parole est lente, scandee, mais toutes les syllabes sont bien pronon- cees, elles sont separees avec intervalles plus ou moins longs dans la prononciation des pbrases. La parole est plus trcmblce, plus lente, plus scandee quand il mar- cbe, et meme en marchant vite il ne pourrait plus parler du tout, en descendant les marches d'un escalier, les mots les plus courts sont coupes. Lalangue est animee de tres-legers Iremblemenls Gbrillaires; onn'y remarque pas de grandes sccousses, meme si elle est quelque temps sortie. Autrefois, il sentait au fond de la gorge quelque chose qui le genait, dit-il, plus que maintenant pour parler. Les bras simplement etendus trerablent a peine; lorsqu'il veut saisir uu objet, il le peul, mais avec un peu d'hesital'on] quand la main en approche. Pour manger, il y a du tremblement, mais comme il le remarque, la tele tremble plus que la main ; il peut boire sansrenverser, pourvu que son verre ne soit pas tout a fait plein. Mais en marchant, il ne pourrait porter a sa bouche son verre rempli seulcment au quart, sans en renverser le conlenu. Au debut de sa maladie, il avalait bien plus souvent de travcrs qu'aujourd'hui. La marche est tres-incertaine : il ecartc les jambes, les porle l'une devant l'aulre par un mouvement saccade et fait de grands pas. Le corps est penche en arriere, les yeux regardent cn haul. Cela est, dit- il, bien moins prononce qu'il y a quelques annees ou il avail les reins renverses en arriere, et ou les yeux regardaient le ciel plutot que le sol (11 pensait, comme cela, se donner une base plus solide, et disait etre ainsi plus en equilibre). La tete tremble beaucoup dans la marche. II ne pourrait guere regarder derriere lui, sans se tenir a quelque objet.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22296657_0038.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


