Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin.
- Reverdin, Jaques-Louis, 1842-1929.
- Date:
- 1883
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Credit: Note sur vingt-deux opérations du goitre / par Jaques-Louis Reverdin et Auguste Reverdin. Source: Wellcome Collection.
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![ot l•()lllIllell(;e des séances d’élet-lrisation par les i-üiiranls rüiishmls. avec une pile Oniiims ; je place une des |)laqnes sur la ninpie, l’aidre au-devanl du cou. et j'eni])loie graduelleinenl ().12el 18 éléments ; séances de 10 mi- nutes. trois fois par semaine jusqu’au milieu d’avril ; je lui fais remettre alors une pile et elle fait elle-même deux séances par jour qu’elle conli- nue encore maintenant. Elle accu.se au hout de peu de jours de ce traitemeni une amélioration notable ; au début elle respirait i)lus facilemeid pendant la séance, quoi- (]ue l’examen laryngoscopique fait immédiatement après, ou même diiraid l’électrisation, lie m’ait pas permis de constater de cliangement dans l’état de la glotte ; puis peu ii peu l’amélioration a persisté même après les séances, et a depuis .semblé s’accentuer de plus en plus. Il s’en faut cependant que l’opérée soit dans un état tout à fait satisfai- sant. • _ Le teint est toujours assez pAle, les pupilles très dilatées; pour peu que ; la malade se jiressc pour parler, la voix e«t étranglée ; il n’y a du reste t pas d’aphonie, l’inspiralion seule est gênée. » 11 faut noter que la mère de la malade ipie j’ai interrogée plu.deurs fois î sur l’état antérieur de sa tille a répondu à mes multiples questions de •. façon à me convaincre qu’avant l’opération elle n’avait jamais présenté le t moindre phénomène d’hystérie ; à l’Age de 16 ans. seulemeiil, elle aurail eu plusieurs fois des syncopes. Persoune ne doutera, je pense, après la lecture de cette ohscr- m vation que le mutisme survenu subitement et disparu de même sous l’influence d’émotions morales ne soit un symptôme liysté- fi rique; les autres accidents qu’a présentés la malade à la même époque, les crises de dyspnée violente et d’un caractère tout particulier ont coïncidé avec le mutisme et avec une série de|| manifestations que l’on rapporte à l’hystérie, sensibilité ova- .^1 rienne, anesthésie, émission parfois involontah-e d’urines dites nerveuses, etc. ; il est dès lors démontré que les ciises de dyspnée étaient elles-mêmes dues à l’hystérie; l’examen du larynx explique la forme de la dyspnée et corrobore le diagnostic eu y nous faisant constater un trouble fonctionnel que les laryngolo-j|l gistes considèrent comme étant ordinairement une manifestation de l’hystérie. Mais les crises de dyspnée n’ont certainement étéf] qu’une exagération de l’état antérieur de la malade, l’exagé-]^^ ration due aux émotions morales; déjà pendant l’opération nousP: avons été arrêtés par un accès de suffocation et de toux; quand' i la malade a pu quitter son lit, étant encore à l’hôpital, la dj'spnée, -- - peu accentuée, il est wai, et ne se montrant d’une façon nette » qu’à la suite d’efforts, eu montant l’escalier, etc., a été observée'](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22362897_0102.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


